CfP – Entreprendre & Innover – Créer des dynamiques de création de valeur économique, sociale et environnementale dans les territoires – Date limite 1er oct 2021

Numéro thématique #52 

L’entrepreneuriat territorial : une nouvelle frontière ?

Créer des dynamiques de création de valeur économique, sociale et environnementale dans les territoires

Éditeurs : Didier Chabaud, Florent Pratlong, Sylvain Baudet

Appel à contribution E&I#52 – entrepreneuriat territorial

Les territoires reviennent en force. Après la multiplication des constats sur les « fractures territoriales » (Davezies, 2012, Guilluy, 2010), la diversité des trajectoires territoriales, marquée par les difficultés des territoires de faible densité (CGET, 2015), voire des territoires en déprise (INSEE, 2019), confrontés à la baisse des emplois et de la population, l’heure est désormais à la reconquête, « l’ardente obligation » de la mobilisation sur les territoires. Plus que la seule focalisation sur le niveau d’entrepreneuriat sur un territoire, on observe le développement d’actions qui favorisent une dynamique entrepreneuriale d’ensemble, voire un entrepreneuriat de territoire.

Pour Baudet (2017), « l’entrepreneuriat de territoire émerge et s’ancre au sein d’un écosystème territorial qui constitue son terreau d’origine à partir duquel des dynamiques de coopération multi-acteurs et multi-partenariales vont pouvoir prendre appui et y puiser les ressources indispensables pour se construire et se développer ». Ce dossier sera consacré à saisir la particularité et la  diversité de cet entrepreneuriat territorial, pour comprendre comment construire la dynamique entrepreneuriale sur un territoire et pour un territoire (Henrion et alii, 2019).

Les acteurs convergent pour mettre le territoire au cœur de leurs actions :

  • Les acteurs publics promeuvent des politiques qui visent à accompagner la création de dynamiques locales : de la création de l’agence nationale de cohésion des territoires, ANCT (2020), à la mise en place de multiples programmes destinés à reconnaître et favoriser l’action au sein des villes moyennes, des zones rurales, des dynamiques de fabriques territoriale, l’acteur central essaye de remettre les territoires ruraux, périphériques ou à faible densité au centre de l’attention.
  • Les collectivités locales ne sont pas en reste, des Régions aux élus locaux, la question de « l’élu entrepreneur » (Nobile et alii, 2012) et, plus largement, de l’action stratégique des collectivités est là aussi présente (Audretsch, 2015).
  • Les organisations, entreprises et citoyens se mobilisent à leur tour. On voit émerger des acteurs de terrain, des entrepreneurs ancrés, des « entreprises de territoire » qui cherchent à favoriser la création de dynamiques locales d’entrepreneuriat, via des événements collaboratifs d’innovation (par exemple start-up de territoire), mais aussi la mise en place de logiques de coopérations territoriales. Enfin, les citoyens ne sont pas en reste, et l’émergence d’un community based entrepreneurship est à noter (Gurău et Dana, 2019).

Ce numéro vise à dresser un état des lieux de l’entrepreneuriat territorial, en permettant d’en cerner les projets et les réalisations, pour en comprendre les leviers d’action, mais aussi les difficultés et écueils.

Les propositions traiteront, entre autres, des sujets suivants

  • L’entrepreneuriat territorial : actions, initiatives et expérimentations
  • Quelles échelles d’action ? Etat, collectivités locales, PTCE et acteurs de l’ESS, actions citoyennes. Le maire-entrepreneur est-il appuyé ou entravé ?
  • Les territoires de l’entrepreneuriat : entrepreneuriat des villes, entrepreneuriat des champs ? Quartiers prioritaires de la ville,
  • Les entreprises de territoire
  • La construction de l’entrepreneuriat territorial : quels acteurs ? quelles modalités ?
  • Quelles modalités d’action : événements collaboratifs, start-up de territoire, hackathons, tiers-lieux,
  • Quels écosystèmes pour un entrepreneuriat territorial

 

●        Les dates principales à retenir sont :

  • 1/10/2021 : Soumission des textes originaux
  • 1/12/2021 : Retour vers les auteurs
  • 1/06/2022: Date limite d’envoi des textes révisés
  • 1/09/2022 : Publication du numéro

Références

Audretsch, D. B. (2015), Everything in Its Place: Entrepreneurship and the Strategic Management of Cities, Regions, and States, Oxford University Press.

Baudet S. (2017), accompagner l’essor d’un entrepreneuriat de territoire, Territoires Conseils, https://www.banquedesterritoires.fr/sites/default/files/2018-11/Publication%20Accompagner%20l%27essor%20d%27un%20entrepreneuriat%20de%20territoires.pdf

Bousquet, F., Barbat, V., Verstraete, T. (2016), Influence des préférences de l’entrepreneur sur la dynamique de l’ancrage territorial, Gestion 2000, 33 (2-3), 53-74.

CGET (Commissariat général à l’égalité des territoires), 2015, Innovation et territoires de faible densité,  http://lab-innovation.cget.gouv.fr/sites/default/files/innovation_et_territoires_de_faible_densite_synthese.pdf.

Chabaud, D., Maurand-Valet, A. (2016), Territoire, gouvernance et acteurs : 10 ans après les pôles de compétitivité, Gestion 2000, 33 (2-3), 5-14.

Chevalier, C. (2016). Parier sur des mobilisations de territoire pour relancer des activités sur le bassin de Romans. Pour, 129, 183-190.

Cohen, B., Muñoz, P. (2015), Toward a Theory of Purpose-Driven Urban Entrepreneurship, Organization & Environment, 28(3), 264-285.

Davezies, L. (2012), La crise qui vient. La nouvelle fracture territoriale, Seuil.

Davezies, L. (2021), L’Etat a toujours soutenu ses territoires, Seuil.

Gléman, P., Richez-Battesti, N. (2018), De l’économie sociale et solidaire à l’entreprise sociale : entre tournant entrepreneurial et innovation. Une clé de lecture, Marché et organisations, 31, 13-19.

Guilluy, C. (2010), Fractures françaises, François Bourin Editeur.

Gurău, C., Dana, L.-P. (2018). Environmentally-driven community entrepreneurship: Mapping the link between natural environment, local community and entrepreneurship. Technological Forecasting and Social Change, 129, 221-231.

Henrion, C., Brenet, P., Chabaud, D. (2019). Créer une dynamique de coopération entrepreneuriale dans un territoire de faible densité : Le cas de la Petite Montagne dans le Jura. In GRH, RSE et emplois Vers de nouvelles approches inclusives, Vuibert, 173 196).

INSEE (2019), Les façades atlantique et méditerranéenne conjuguent dynamisme de la population et de l’emploi, Insee première, n°1 752, https://www.insee.fr/fr/statistiques/4132761.

Korsgaard, S., Hunt, R. A., Townsend, D. M., & Ingstrup, M. B. (2020), COVID-19 and the importance of space in entrepreneurship research and policy, International Small Business Journal, 38(8), 697–710.

Lesage, R., Geoffroy, F. (2018). Les événements collaboratifs au service du développement territorial. Entreprendre & Innover, 38(3), 42-51.

Muñoz, P., & Kimmitt, J. (2019). Rural entrepreneurship in place: An integrated framework. Entrepreneurship and Regional Development, 31(9–10), 842–873.

Nobile, D., Schmitt, C., & Husson, J. (2012), L’élu-entrepreneur local, un entrepreneur comme les autres ? 11ème Congrès International Francophone en Entrepreneuriat et PME. Brest. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03000322/document

 

 Ligne éditoriale

La revue Entreprendre et Innover est une revue de vulgarisation de haut niveau dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation édité par DeBoeck Université. Son ambition est de mettre à la portée d’un lectorat de cadres, entrepreneurs, professionnels des réseaux de création d’entreprises et dirigeants d’entreprises, des articles originaux, solides sur le plan scientifique ou innovants sur le plan des idées exprimées. La revue est ouverte à TOUTES les disciplines et à TOUS les points de vue qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Dans la mesure où cette revue s’adresse en priorité à des praticiens, nous restons attentifs à ce que les contributions aient une préoccupation d’applications pratiques, d’implications entrepreneuriales et/ou de recommandations en matière politique. Dans cet esprit, les contributions devront :

  • avoir une section faisant explicitement référence à ces préoccupations : le lecteur doit toujours pouvoir se dire en fin de lecture : et alors ? en quoi cet article m’aide à agir ou à mieux réfléchir pour mon action future ?
  • adopter un langage plus concret et opérationnel qu’il n’est d’usage dans les revues académiques : la théorie ne doit pas être absente mais vulgarisée, c’est-à-dire traduite en termes simples. Les concepts abstraits doivent être explicités et/ou illustrés par des exemples pratiques.
  • ne pas accumuler les références scientifiques : le but est de choisir quelques auteurs de référence utiles pour comprendre le propos, non de montrer l’exhaustivité de la littérature académique sur le sujet. Les références scientifiques doivent être exclusivement citées grâce aux notes de bas de page.

Le détail des consignes aux auteurs est disponible sur le site de la revue dans la rubrique « Comment contribuer ». Il est impératif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission.

Merci d’envoyer votre soumission sur la plateforme de soumission de la revue :

https://eeti.manuscriptmanager.net

 

CfP – Revue Entreprendre & Innover – Handicap et entrepreneuriat : nouvelles perspectives d’emploi -1 mars 2022

Editeurs: Jérémie Renouf, Fernanda Arreola, David Halabisky, Simon Darcy, Jock

Collins

Handicap et entrepreneuriat : nouvelles perspectives d’emploi

 

Call for papers Entrepreneurship and Disability for E&I

 

L’intégration des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie est promue en France depuis la première guerre mondiale, et notamment depuis les grandes lois sur le handicap de 1975 et 2005 . Auxquelles nous pouvons ajouter celle (20) (21) de 2015(22) relative à l’adaptation de la société à la perte d’autonomie, et celle de 2018 portant sur la liberté de choisir son avenir professionnel. Pourtant les personnes en situation de handicap continuent de souffrir d’une double marginalité dans le monde du travail : face à l’emploi et dans l’emploi(23). Leur taux de chômage est deux fois plus élevé que celui de la population active en général(24). Et pour celles qui travaillent, elles le sont plus souvent à temps partiel, ont des postes moins qualifiés et moins bien payés. Les entreprises de plus de 20 salariés ont pourtant l’obligation d’employer au moins 6% de personnes handicapées. Mais elles sont loin d’atteindre ce chiffre puisque le taux d’emploi direct est de seulement 3,5%, chiffre stable depuis plusieurs années (Insee, (20)2025).

L’entrepreneuriat est-il à la hauteur des enjeux d’inclusion des personnes en situation de handicap dans notre société ?

Face à ce constat d’échec des politiques publiques, plusieurs comportements émergent. Tout d’abord, de plus en plus de personnes en situation de handicap se détournent du travail salarié pour devenir entrepreneurs, qu’il s’agisse d’un entrepreneuriat d’opportunité ou de nécessité. Ainsi, dans le monde, nous observons ces dernières années, un intérêt croissant pour l’entrepreneuriat en tant que solution d’insertion des personnes en situation de handicap pour échapper au chômage, à la dépendance, à la pauvreté . Au sein de (26) l’Union Européenne, le risque de pauvreté est nettement plus élevé pour les personnes handicapées que pour celles qui ne le sont pas puisque 21,1% des personnes handicapées sont confrontées à ce risque, contre 14,9% des personnes non handicapées(27). La principale raison de cette disparité réside dans le faible taux d’emploi des personnes handicapées, qui constitue une cause et/ou une conséquence de leur exclusion sociale (28).

Les personnes en situation de handicap peuvent être perçues comme des entrepreneurs atypiques.

Déjà stigmatisées au quotidien lorsqu’elles sont salariées, elles sont contraintes de prouver leur efficacité et leur légitimité au poste de dirigeant (29). A cela s’ajoute les difficultés inhérentes au lancement d’un projet qui prennent des proportions encore plus grandes lorsque l’on est en situation de handicap en raison d’obstacles plus élevés ou ou uniquement en raison de leur handicap (accès aux financement, difficultés administratives, contraintes de santé, déplacements limités, problèmes de communication…)(30). Alors que de nombreuses recherches se focalisent sur les barrières liées au handicap, encore peu étudient leur potentiel créatif et leur impact social pour les personnes, les organisations et la communauté (31).

La recherche constate aussi le besoin de mettre en place un accompagnement adapté au profil du bénéficiaire , par exemple avec des réseaux de pairs . D’autant (32) (33) que la personne en situation de handicap est souvent dans une situation antinomique. D’un côté le handicap renvoie au monde de la contrainte. De l’autre côté l’entrepreneuriat renvoie au mythe du super héros. Ce paradoxe peut les conduire à faire taire leurs propres souffrances face au regard que les autres portent sur eux et les obliger à faire le va-et-vient entre leur héritage et leur destin(34). La posture hybride entre salariat et entrepreneuriat peut apparaître comme une solution intermédiaire intéressante associant la sécurité d’une part, et la liberté d’autre part(35).

Par ailleurs, de plus en plus d’entrepreneurs conscients de la nécessité de changer les modèles d’entreprises et de management, s’engagent dans des pratiques d’inclusion dans l’emploi. Ce concept d’inclusion, présenté comme un enjeu sociétal, dépasse le traitement du handicap sous l’angle médico-social et le place dans le champ de l’entreprise et du management (36). Dans cette optique, l’emploi n’est plus conçu comme un service rendu aux personnes handicapées – qui se concrétise par des établissements de soutien et d’aide par le travail (ESAT) par exemple – mais comme un domaine de l’existence où elles ont droit à l’égalité avec les personnes non handicapées, qui apporte progression et épanouissement professionnel (37). Cela suppose d’interroger la posture de l’entrepreneur, ce qu’il vise et ce qu’il recherche à travers son action entrepreneuriale dans sa pratique (38). Cela conduit aussi à étudier l’impact de ces initiatives dans les territoires et explorer les évolutions possibles des structures d’accueil existantes (39).

Finalement, cela renvoie au besoin de comprendre la nature de ces entreprises, leur caractère innovant et les pratiques managériales mobilisés au sein de ces entreprises.

(20) https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000333976/

(21) https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000809647

(22) https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000030972663

(23) Revillard A. (2019), Handicap et travail, Presses de Sciences Po, 120 pages

(24) https://www.insee.fr/fr/statistiques/4501621?sommaire=4504425&q=handicap+ch%C3%B4mage#consulter

(25) Insee Références, « Emploi, chômage, revenus du travail », TEF, 2020

(26) Maritz A., Laferriere R. (2016), « Entrepreneurship and self-employment for people with disabilities », Australian Journal of Career Development, 25(2), 45-54 ; Castillo Y.A., Fischer J.M. (2019), « Self-employment as a career choice for people with disabilities: personal factors that predict entrepreneurial intention », Journal of Rehabilitation, 85(1), 35:43 ; Caldwell K., Parker Harris S., Renko M. (2020), « Inclusive management for social entrepreneurs with intellectual disabilities: ‘‘how they act’’ », Journal of Applied Research in Intellectual Disabilities, (33) 204-218

(27) Halabisky D., Potter J. (2014), « Policy brief on entrepreneurship for people with disabilities: entrepreneurial activities in Europe », LEED of the OECD, European report, 3:5

(28) Hauben H., Coucheir M., Spooren J. McAnaney D., Delfosse C. (2012), « Assessing the impact of European governments’ austerity plans on the rights of people with disabilities », dans European Foundation Centre (éd.), European report, 19:24 ; Halabisky D., Potter J. (2014), « Policy brief on entrepreneurship for people with disabilities: entrepreneurial activities in Europe », LEED of the OECD, European report, 3:5

(29) Gardien E. (2006), « Travailleur en situation de handicap : de qui parle-t-on ? Pour une analyse des situations partagées », Reliance, 19, 50:59

(30) Raffin M. (2017), « L’entrepreneuriabilité des personnes en situation de handicap », in La santé du dirigeant. De la souffrance patronale à l’entrepreneuriat salutaire, (dir. Torrès O.), 181:197 ; Raffin M. (2018), L’impact sur la santé de la transition entrepreneuriale des dirigeants de PME en situation de handicap, Thèse pour le doctorat en sciences de gestion, Université de Montpellier, 361 pages

(31) Darcy S., Maxwell H., Grabowski S., Onyx J. (2019), « Artistic impact: From casual and serious leisure to professional career development in disability art », Leisure Sciences

(32) Chabaud D., Messeghem K., Sammut S. (2010), « Vers de nouvelles formes d’accompagnement ? », Revue de l’entrepreneuriat, 2(9), 1:5 ; Darcy, S., Collins, J., & Stronach, M. (2020). « Australia’s Disability Entrepreneurial Ecosystem: Experiences of People with Disability with microenterprises, self-employment and entrepreneurship », University of Technology Sydney, Sydney.

(33) Roche D. (2014), « Les gens différents développent d’extraordinaires compétences », Entreprendre & Innover, 20(1), 78:86

(34) Alter N. (2014), « Un entrepreneur est nécessairement dans la position de l’étranger », Entreprendre & Innover, 20(1), 66:70

(35) Renouf J. (2019), Accompagner la transition professionnelle du salariat à l’entrepreneuriat, Thèse pour le doctorat en sciences de gestion, Université de Reims Champagne-Ardenne, 318 pages

(36) Tisserant G. (2012), Le handicap en entreprise : contrainte ou opportunité ?, Pearson, collection Village mondial, 234 pages

(37) Revillard A. (2019), Handicap et travail, Presses de Sciences Po, 120 pages

(38) Csanyi-Virag V. (2019), « Entrepreneuriat inclusif et handicap : une exploration critique de la littérature internationale », Question(s) de management, 2(24), 129:149

(39) Combes M. (2020), « ESAT de DEMAIN. Vers des organisations capacitantes », Rapport de recherche 2017-2020, Chaire ESS de l’URCA, laboratoire REGARDS, 64 pages

Les communications pourront notamment porter sur les thèmes suivants :

– L’entrepreneuriat est-il une solution d’inclusion des personnes en situation de handicap dans la société ?

– Face à la baisse du taux de natalité l’entrepreneuriat facilitera-t-il l’accès à une main d’oeuvre qualifiée de travailleurs en situation de handicap ?

  • Quelles sont les pratiques d’accompagnement à l’entrepreneuriat spécifiques pour les personnes en situation de handicap ?
  • Les écosystèmes sont-ils adaptés aux projets portés par les entrepreneurs en situation de handicap ou qui entreprennent dans le champ du handicap ?
  • En quoi l’inclusion des personnes en situation de handicap fait évoluer les pratiques des entrepreneurs et leur organisation ?
  • Comment accompagner les entrepreneurs dans des modes de management plus inclusifs ?
  • Comment l’innovation inclusive est au service de l’emploi ?
  • Quel est l’impact dans les territoires des organisations entrepreneuriales inclusives ?
  • Le développement des pratiques entrepreneuriales inclusives passent-elles par un changement de regard sur le handicap ?
  • Quelles sont les pratiques pédagogiques innovantes pour sensibiliser les jeunes populations aux défis rencontrés par le handicap ?
  • Comment accompagner les transitions professionnelles des personnes en situation de handicap ?
  • Quel est l’influence du handicap dans la trajectoire entrepreneuriale ?
  • Le handicap a-t-til un impact dans le choix de la structure juridique ?
  • Les coopératives d’activité et d’emploi, et les couveuses, peuvent-elles des solutions alternatives au secteur du « travail protégé » ?
  • Quels sont quelques exemples dans le monde de programmes réussis visant à faciliter l’inclusion des personnes handicapées par le biais du travail indépendant ou de l’entrepreneuriat?

Les soumissions sont acceptées en anglais et en français.

Les dates principales à retenir sont :

  • 01/03/22 : Soumission des textes originaux
  • 01/07/22 : Retour vers les auteurs
  • 01/10/22 : Date limite d’envoi des textes révisés
  • Mars 2023 : Publication du numéro

Ligne éditoriale

La revue Entreprendre et Innover est une revue de vulgarisation de haut niveau dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation édité par DeBoeck Université. Son ambition est de mettre à la portée d’un lectorat de cadres, entrepreneurs, professionnels des réseaux de création d’entreprises et dirigeants d’entreprises, des articles originaux, solides sur le plan scientifique ou innovants sur le plan des idées exprimées. La revue est ouverte à TOUTES les disciplines et à TOUS les points de vue qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Dans la mesure où cette revue s’adresse en priorité à des praticiens, nous restons attentifs à ce que les contributions aient une préoccupation d’applications pratiques, d’implications entrepreneuriales et/ou de recommandations en matière politique.

Dans cet esprit, les contributions devront :

avoir une section faisant explicitement référence à ces préoccupations : le lecteur doit toujours pouvoir se dire en fin de lecture : et alors ? en quoi cet article m’aide à agir ou à mieux réfléchir pour mon action future ?

adopter un langage plus concret et opérationnel qu’il n’est d’usage dans les revues académiques : la théorie ne doit pas être absente mais vulgarisée, c’est-à-dire traduite en termes simples. Les concepts abstraits doivent être explicités et/ou illustrés par des exemples pratiques.

ne pas accumuler les références scientifiques : le but est de choisir quelques auteurs de référence utiles pour comprendre le propos, non de montrer l’exhaustivité de la littérature académique sur le sujet. Les références scientifiques doivent être exclusivement citées grâce aux notes de bas de page.

Le détail des consignes aux auteurs est disponible sur le site de la revue dans la rubrique « Comment contribuer ». Il est impératif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission.

Merci d’envoyer votre soumission sur la plateforme de soumission de la revue :

https://eeti.manuscriptmanager.net

CfP – Revue Entreprendre & Innover – L’Entrepreneuriat au service de la Durabilité : Les nouveaux modèles d’affaires comme leviers d’action pour atteindre ses objectifs sociaux et environnementaux – date limite de soumission -1 novembre 2021

Numéro thématique # 53

L’Entrepreneuriat au service de la Durabilité :

Les nouveaux modèles d’affaires comme leviers d’action pour atteindre ses objectifs sociaux et environnementaux

Éditeurs : Robert Sheldon, Florian Lüdeke-Freund, Sophie Reboud, Xavier Lesage

 

Appel à Contributions EI #53_Entrepreneuriat pour la Durabilité & Modèles d’Affaires

Call for papers EI #53_Sustainability Entrepreneurship & Business Models

 

L’objectif de ce numéro spécial est de faire avancer la réflexion sur une forme d’entrepreneuriat de plus en plus courante, dans laquelle de nouvelles entreprises et activités commerciales sont expressément créées afin d’atteindre un objectif environnemental ou social, ou plus largement un objectif de durabilité (Gast et al., 2017 ; Schaltegger & Wagner, 2011 ; Shepherd & Patzelt, 2010). Cette forme d’entrepreneuriat est apparue au cours des deux dernières décennies d’exploration des liens entre entrepreneuriat et durabilité, avec par exemple les concepts d’écopreneuriat, d’entrepreneuriat social, d’entrepreneuriat durable (Dean & McMullen, 2007) et les organisations hybrides (Haigh et al., 2015 ; Santos et al., 2015). Notre objectif est ici de l’identifier en tant que phénomène afin de mieux l’étudier. Nous suggérons la définition suivante comme point de départ de la réflexion :

L’entrepreneuriat pour la durabilité (sustainability entrepreneurship) vise à conserver, restaurer et / ou distribuer de manière plus juste une ressource naturelle ou sociale via la commercialisation de nouveaux produits ou services et par extension via la création d’organisations génératrices de revenus.

Bien qu’il soit facilement identifiable, l’entrepreneuriat pour la durabilité en tant que tel manque de conceptualisation et, par extension, d’opérationnalisation, avec en particulier le détail des modèles d’affaires développés avec cet objectif. Cette absence de clarté rend le transfert des meilleures pratiques difficile pour les entrepreneurs actuels ou potentiels et les managers qui veulent entreprendre dans ce domaine.

En effet, l’innovation de modèles d’affaires (Business Model Innovation) est sans doute au coeur de ce que font les entrepreneurs pour la durabilité et se trouve donc au coeur de cet appel à contributions. Bien que ces entrepreneurs puissent s’efforcer d’atteindre la durabilité dans

l’ensemble de leur Business Model, leur talent réside dans le fait qu’ils sont capables de le concevoir de manière à atteindre précisément l’objectif environnemental ou social qu’ils s’étaient fixé (Lüdeke-Freund & Dembek, 2017 ; Schaltegger et al., 2016 ; Schaltegger et al., 2016). La manière dont ils sélectionnent, sécurisent et développent des ressources et des compétences capables de nourrir le caractère durable de leur modèle d’affaires – nouveau ou renouvelé – est particulièrement intéressante à cet égard (Ballereau & Reboud, 2020). La quête de durabilité peut donc jouer le rôle d’antécédent d’un processus d’innovation de Business Model (Boons & Lüdeke-Freund, 2013 ; Foss & Saebi, 2017, 2018), ce qui peut avoir un impact fort et différenciant sur la manière dont entreprises, les petites en particulier, doivent adapter leurs ressources et compétences (Reboud et al., 2020).

Les exemples d’entrepreneuriat pour la durabilité abondent : Earthwatch vise à faire progresser la recherche dans le domaine des sciences de la vie en vendant des forfaits vacances aux personnes qui souhaitent faire du bénévolat pour des missions de recherche ; la société de bière, Trappist Westvletern, est dirigée par, et soutient, un ordre de moines trappistes ; les peintures Algo et les chaussures Veja tirent parti de leurs chaînes d’approvisionnement pour atteindre leurs objectifs non pécuniaires… D’autres le font en vendant des produits et services qui, lorsqu’ils sont utilisés, atteignent l’objectif souhaité. Blueland, Tesla ou Blabla Car entrent dans cette catégorie. Dans tous les cas, l’objectif non pécuniaire est spécifique et constitue un pilier de la raison d’être de l’entreprise.

L’objectif de ce numéro spécial est, premièrement, de développer la notion d’entrepreneuriat pour la durabilité d’un point de vue à la fois théorique et empirique et, deuxièmement, d’en savoir plus sur la manière dont ces entrepreneurs conçoivent et exploitent les modèles d’affaires pour atteindre leurs objectifs environnementaux et sociaux.

Un objectif environnemental peut être atteint en créant une entreprise afin de s’approvisionner ou de produire de manière à contribuer positivement au système climatique mondial, ou d’aider à conserver ou à restaurer un écosystème ou une espèce spécifique (souvent appelé écopreneuriat). Un objectif social peut impliquer la création d’une entreprise afin de soutenir un groupe de parties prenantes spécifique, par exemple en s’approvisionnant auprès d’artisans spécialisés dont le métier est en train de disparaître, ou pour préserver quelque chose d’importance sociale et culturelle (cela serait généralement appelé entreprise sociale ou entrepreneuriat social).

Ces entreprises sont créées par des individus passionnés qui auraient pu choisir d’atteindre leur objectif par des moyens non commerciaux, comme par la création d’une fondation, d’une organisation à but non lucratif ou non gouvernementale (ONG). Beaucoup de ces personnes utilisent des modèles d’affaires nouveaux ou adaptés et des logiques d’affaires diverses et hybrides (Laasch, 2018, 2019) pour atteindre leurs objectifs de développement durable.

Les formes ou les configurations que prennent ces modèles d’affaires, leurs origines et leurs effets, positifs et négatifs, voulus ou non, constituent des domaines clés d’exploration. Parmi ces domaines, le processus d’innovation est particulièrement prometteur, c’est-à-dire la manière dont les entrepreneurs de la durabilité créent, fournissent et capturent de la valeur en innovant dans leurs chaînes d’approvisionnement, leurs processus de production, leurs produits et leurs services. Qu’y a-t-il de différent dans les modèles économiques lorsque les acteurs en question cherchent non seulement à appliquer leurs idées commercialement, mais à le faire d’une manière qui leur permette d’atteindre un objectif non lucratif ? Comment la dualité apparemment complexe de l’action entrepreneuriale dans ce contexte affecte-t-elle la forme et les composantes des modèles d’affaires (Lüdeke-Freund et al., 2018) ?

Ces questions et d’autres – voir ci-dessous pour une liste non exhaustive – peuvent être explorées par les contributeurs potentiels à ce numéro spécial.

Nous invitons les articles complets à respecter les consignes de soumission de la Revue Entreprendre & Innover. Les contributions qui traitent des domaines suivants sont les bienvenues :

  • Premièrement, des contributions qui développent la notion d’entrepreneuriat pour la durabilité en tant que telle (telle que définie ci-dessus) d’un point de vue théorique et empirique.
  • Deuxièmement, des contributions qui se concentrent sur les phénomènes liés aux modèles d’affaires dans le cadre de l’entrepreneuriat pour la durabilité. Ces contributions s’appuient sur et étendent la théorie du modèle d’affaires de manière à nous aider à mieux comprendre et expliquer comment les entrepreneurs développent, mettent en oeuvre et révisent leurs modèles d’affaires au service de la durabilité.

 

Liste des sujets invités supplémentaires :

  • Formes d’entreprises de développement durable
  • Processus menant à la création de telles entreprises
  • Intention entrepreneuriale et entrepreneuriat pour la durabilité
  • Tensions et paradoxes inhérents à l’entrepreneuriat pour la durabilité
  • Cadres conceptuels de l’entrepreneuriat pour la durabilité (par exemple, cadres de classification de modèles d’entreprise)
  • Méthodes, outils et cadres pour évaluer l’impact et la création de valeur écologique et sociale de l’entrepreneuriat pour la durabilité
  • Preuve empirique des impacts réels sur la durabilité (y compris études de cas, analyses statistiques, etc.)
  • Méthodes et outils pour développer et gérer les organisations d’entrepreneuriat pour la durabilité, y compris les startups, les entreprises entrepreneuriales et l’intrapreneuriat
  • Meilleures pratiques de formation à l’entrepreneuriat pour la durabilité dans des contextes académiques et d’affaires.

 

Les dates principales à retenir sont :

  • 1/11/2021 : Soumission des textes originaux
  • 1/01/2022 : Retour vers les auteurs
  • 1/09/2022 : Date limite d’envoi des textes révisés
  • 1/12/2022 : Publication du numéro

 

Références

Ballereau, V., & Reboud, S. (2020). Quand la durabilité change les priorités stratégiques des entrepreneurs et des dirigeants de PME. Entreprendre & Innover, 45(2), 33-41.

Boons, F., & Lüdeke-Freund, F. (2013). Business models for sustainable innovation: state-of-the-art and steps towards a research agenda. Journal of Cleaner production, 45, 9-19.

Dean, T. J., & McMullen, J. S. (2007). Toward a theory of sustainable entrepreneurship: Reducing environmental degradation through entrepreneurial action. Journal of business venturing, 22(1), 50-76.

Foss, N. J., & Saebi, T. (2017). Fifteen Years of Research on Business Model Innovation: How Far Have We Come, and Where Should We Go? Journal of Management, 43(1), 200-227.

Foss, N. J., & Saebi, T. (2018). Business models and business model innovation: Between wicked and paradigmatic problems. Long Range Planning, 51(1), 9-21.

Gast, J., Gundolf, K., & Cesinger, B. (2017). Doing business in a green way: a systematic review of the ecological sustainability entrepreneurship literature and future research directions. Journal of Cleaner Production, 147, 44-56.

Haigh, N., Walker, J., Bacq, S., & Kickul, J. (2015). Hybrid organizations: origins, strategies, impacts, and implications. California Management Review, 57(3), 5-12.

Laasch, O. (2018). Beyond the purely commercial business model: Organizational value logics and the heterogeneity of sustainability business models. Long Range Planning, 51(1), 158-183.

Laasch, O. (2019). An actor-network perspective on business models: How ‘Being Responsible’ led to incremental but pervasive change. Long Range Planning, 52(3), 406-426.

Lüdeke-Freund, F., & Dembek, K. (2017). Sustainable business model research and practice: Emerging field or passing fancy?. Journal of Cleaner Production, 168, 1668-1678.

Lüdeke-Freund, F., Carroux, S., Joyce, A., Massa, L., & Breuer, H. (2018). The sustainable business model pattern taxonomy—45 patterns to support sustainability-oriented business model innovation. Sustainable Production and Consumption, 15, 145-162.

Reboud, S. Lequin, S., & Tanguy, C. (2020). Digitalisation des PME de l’agroalimentaire: vers une évolution des modèles d’affaires et des processus d’innovation. Innovations, 119-51.

Santos, F., Pache, A. C., & Birkholz, C. (2015). Making hybrids work: Aligning business models and organizational design for social enterprises. California Management Review, 57(3), 36-58.

Schaltegger, S., & Wagner, M. (2011). Sustainable entrepreneurship and sustainability innovation: categories and interactions. Business strategy and the environment, 20(4), 222-237.

Schaltegger, S., Hansen, E. G., & Lüdeke-Freund, F. (2016). Business models for sustainability: Origins, present research, and future avenues. Organization & Environment, 29(1), 3-10.

Schaltegger, S., Lüdeke-Freund, F., & Hansen, E. G. (2016). Business models for sustainability: A co-evolutionary analysis of sustainable entrepreneurship, innovation, and transformation. Organization & Environment, 29(3), 264-289.

Shepherd, D. A., & Patzelt, H. (2011). The new field of sustainable entrepreneurship: Studying entrepreneurial action linking “what is to be sustained” with “what is to be developed”. Entrepreneurship theory and practice, 35(1), 137-163.

Ligne éditoriale

La revue Entreprendre et Innover est une revue de vulgarisation de haut niveau dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation éditée par DeBoeck Université. Son ambition est de mettre à la portée d’un lectorat de cadres, entrepreneurs, professionnels des réseaux de création d’entreprises et dirigeants d’entreprises, des articles originaux, solides sur le plan scientifique

ou innovants sur le plan des idées exprimées. La revue est ouverte à TOUTES les disciplines et à TOUS les points de vue qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Dans la mesure où cette revue s’adresse en priorité à des praticiens, nous restons attentifs à ce que les contributions aient une préoccupation d’applications pratiques, d’implications entrepreneuriales et/ou de recommandations en matière politique. Dans cet esprit, les contributions devront :

avoir une section faisant explicitement référence à ces préoccupations : le lecteur doit toujours pouvoir se dire en fin de lecture : et alors ? en quoi cet article m’aide à agir ou à mieux réfléchir pour mon action future ?

adopter un langage plus concret et opérationnel qu’il n’est d’usage dans les revues académiques : la théorie ne doit pas être absente mais vulgarisée, c’est-à-dire traduite en termes simples. Les concepts abstraits doivent être explicités et/ou illustrés par des exemples pratiques.

ne pas accumuler les références scientifiques : le but est de choisir quelques auteurs de référence utiles pour comprendre le propos, non de montrer l’exhaustivité de la littérature académique sur le sujet. Les références scientifiques doivent être exclusivement citées grâce aux notes de bas de page.

 

Le détail des consignes aux auteurs est disponible sur le site de la revue dans la rubrique « Comment contribuer ». Il est impératif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission.

Merci d’envoyer votre soumission sur la plateforme de soumission de la revue :

https://eeti.manuscriptmanager.net

Call For Papers – Entreprendre & Innover – Esprit d’entreprendre, es-tu toujours là ? L’éducation en entrepreneuriat – Approches critiques

Appel à contribution E&I#51- éducation en Entrepreneuriat approches critiques VDEF

Call for papers E&I#51 – Entrepreneurship education critical approaches VDEF

English Below

Éditeurs : Stéphane Foliard, Sandrine Le Pontois, Michela Loi, Olivier Toutain

« Pleinement mature mais pas totalement légitime ». Les mots de Katz en 2008 nous appellent encore aujourd’hui à questionner l’éducation en entrepreneuriat. Cette légitimité, comme ses attendus, ne sont pas partagés par tous et de nombreuses résistances au déploiement de l’entrepreneuriat dans les écoles et universités subsistent. Gagner en légitimité suppose de répondre aux attentes de nombreuses parties prenantes (Foliard et al., 2019) et, par un éclairage scientifique, d’aller au-delà des représentations pour comprendre et accompagner des phénomènes complexes, questionner leurs fondements, leurs raisons d’être, leur adéquation avec les aspirations de notre société.

L’objectif de ce numéro spécial de la revue Entreprendre & Innover est d’explorer les « allant de soi » de la recherche en éducation en entrepreneuriat : les idéologies qui la sous-tendent, les hypothèses dominantes, les discours et leurs éléments de langage, les publics étudiés ou les méthodologies utilisées. L’éducation en entrepreneuriat et l’accompagnement des élèves et étudiants entrepreneurs sont annoncés de manière très optimiste et volontariste aux niveaux politiques, économiques, académiques et médiatiques comme un moyen de transformer les individus, les écosystèmes locaux et les sociétés en général vers un espace où l’entrepreneuriat est créateur de valeur et de bien-être. Les modèles d’enseignement utilisés visent à faire vivre l’expérience entrepreneuriale au plus près de la réalité de terrain à des jeunes novices à tous les niveaux. L’idéologie néo libérale sous-jacente, l’entrepreneurialisme (Dejardin, et S. Luc, 2016), place la notion d’entreprendre au centre d’un système de pensée et d’action et instaure l’entrepreneuriat et la recherche de nouveauté comme les comportements individuels et collectifs attendus. Elle infuse dans les programmes d’éducation, l’enseignement de l’entrepreneuriat est présent aux quatre coins du monde et se fait à tous les niveaux des différents cadres institutionnels et disciplinaires (Valerio, Parton, & Robb, 2014). Cette idéologie justifie alors l’entrepreneuriat comme une expérience à vivre pour les étudiants en identifiant et développant chez eux les apprentissages les transformant en de potentiels entrepreneurs.

L’entrepreneuriat est un phénomène complexe susceptible de revêtir des formes très variées. Son enseignement suit cette diversité avec une profusion des programmes et une grande diversité dans leur mise en œuvre. Les connaissances, compétences, habiletés et attitudes développées dans ces programmes façonnent l’identité entrepreneuriale et participent de l’esprit d’entreprendre. Adhérant au discours hégémonique, les dispositifs reproduisent la figure héroïque de l’entrepreneur (Germain et Jacquemin, 2017) que les étudiants doivent chercher à atteindre. Si l’éducation en entrepreneuriat n’a pour résultats attendus que l’augmentation du nombre d’entreprises ainsi que la hausse de la valeur et des emplois créés, alors les approches fonctionnalistes (Jennings, Perren et Carter, 2005) largement majoritaires dans la tradition académique sont suffisantes et permettent, de gap en gap, d’expliquer la cohésion et le développement consensuel de nos sociétés autour de l’entrepreneurialisme.

Mais les réalités du terrain semblent loin de ce modèle déterministe et les relations entre éducation en entrepreneuriat et les critères de performance attendus ne sont pas si évidentes et pour le moins difficilement mesurées. De nouveaux éclairages nous semblent nécessaires pour comprendre les dynamiques impactant l’éducation en entrepreneuriat à commencer par la nature de celle-ci. Nos méthodes d’investigation peuvent être questionnées tout comme les fondements épistémologiques de nos recherches. Il en va de même pour la place des discours dominants, hégémoniques, celle de l’entrepreneur « héroïque » ou de l’apprentissage expérientiel, les objectifs de ces enseignements tant au niveau individuel que des choix de société qu’ils sous-tendent, etc.

Ce numéro spécial cherche à interroger cet entrepreneurialisme en éducation en entrepreneuriat et la manière dont il privilégie certaines formes d’enseignement, certains critères de performance, d’évaluation ou de mesure de l’impact pour compléter le champ des possibles. Questionner les fondements théoriques, philosophiques, idéologiques ou méthodologiques de l’éducation en entrepreneuriat revient à interroger un certain nombre de discours dominants et d’éléments considérés comme acquis. Notre objectif ici est de mettre en résonnance des conceptions alternatives, périphériques ou divergentes de l’entrepreneuriat et de son enseignement afin de mieux comprendre les facettes de phénomènes complexes et faire de la place à des perspectives critiques, éthiques, politiques et éducatives nouvelles. Nous souhaitons compléter les efforts critiques menés sur la recherche en entrepreneuriat et en éducation en entrepreneuriat en ouvrant le débat à de nombreuses questions ou controverses.

L’éducation en entrepreneuriat puisant dans de nombreux champs scientifiques, nous invitons les auteurs à utiliser des concepts, outils ou méthodes dans une démarche transdisciplinaire. Nous proposons trois niveaux de questionnements non exclusifs les uns des autres et dont les auteurs pourront se saisir. Le niveau micro est le niveau de l’individu, de l’élève ou de l’étudiant participant à un programme d’éducation en entrepreneuriat. Le niveau méso est le niveau intermédiaire des institutions, des dispositifs d’éducation en entrepreneuriat et des écosystèmes dans lesquels ils s’insèrent. Le niveau macro est le niveau de la société dans son ensemble.

Pour chacun de ces niveaux, nous invitons les auteurs à une large variété de contributions permettant une approche critique de l’éducation en entrepreneuriat. Les questionnements suivants illustrent cette diversité.

  • Quelles sont les idéologies, les postulats et les discours dominants en éducation en entrepreneuriat ? Quelles philosophies, idéologies ou méthodologies peuvent aider à déconstruire notre vision pour en proposer de nouvelles ?

 

  • L’entrepreneuriat est-il un vecteur d’émancipation ? L’utilisation d’outils normés pour concevoir ou développer un projet entrepreneurial ne conduit-elle pas à ce que des projets se voulant innovants se conforment à des règles préétablies ? L’apprentissage expérientiel et l’immersion dans les écosystèmes apportent des connaissances authentiques mais quelle est la part de l’isomorphisme dans ces apprentissages ? Comment éviter le risque de reproduction de l’existant et ouvrir davantage de créativité et d’expression personnelle ? Quelle est la place et le pouvoir des acteurs de l’écosystème entrepreneurial dans les dispositifs d’enseignement ?

 

  • L’éducation à, par et en entrepreneuriat se généralise dans nos écoles et universités mais à quelles conditions cela peut-il être une bonne chose ? Tous les jeunes sont-ils destinés à embrasser la carrière entrepreneuriale ? Quels peuvent être les impacts de ces démarches individualistes sur notre société, notre environnement ? Quelles sont les limites et les alternatives à ces politiques éducatives, économiques et sociales ?

 

  • L’éducation en entrepreneuriat est souvent inscrite dans un discours optimiste et volontaire prônant la proactivité et la réussite individuelle. En ce sens, les programmes proposent une expérience édulcorée, simplifiée et masquant les côtés obscurs de la réalité entrepreneuriale. Les questions de l’incertitude, des doutes, des peurs, des inhibitions mais aussi des relations de pouvoirs et des comportements opportunistes sont rarement évoquées au profit de ce qui est réalisé ou appris. Quelle est la place de ces côtés obscurs dans l’éducation en entrepreneuriat ? Quelle est la place des émotions ? Quel est le statut de l’individu : un étudiant, un entrepreneur, un étudiant-entrepreneur et pour quelles conséquences ? Quelles méthodologies permettent de saisir cette subjectivité ?

 

  • L’éducation en entrepreneuriat comme discipline et champ de recherche est encore jeune et fait face à de nombreuses résistances. Pour gagner en légitimité, elle adopte majoritairement le paradigme fonctionnaliste dominant et cherche à expliquer la société. Les possibilités différentes sont rarement explorées et difficilement explicitées. Quelle est la place de la nature radicale de la recherche ? Comment l’éducation en entrepreneuriat peut-elle transformer la société ? Comment d’autres paradigmes peuvent permettre le débat, la friction, la créativité ?

Ces questionnements visent à ouvrir les horizons de la recherche en éducation en entrepreneuriat et ne sont donc pas exhaustifs. Les auteurs sont invités à proposer des manuscrits permettant un pragmatisme critique et d’envisager positivement les actions à mener pour améliorer les situations individuelles et collectives. 

Les dates principales à retenir sont :  

  • 01/09/2021 : Soumission des textes originaux  
  • 01/11/2021 : Retour vers les auteurs  
  • 01/04/2022 : Date limite d’envoi des textes révisés  
  • 01/06/2022 : Publication du numéro

 

Références

Bergmann, H., Hundt, C., & Sternberg, R. (2016). What makes student entrepreneurs? On the relevance (and irrelevance) of the university and the regional context for student start-ups. Small business economics47(1), 53-76.
Dejardin, M. et S. Luc (2016). « Entrepreneur et entrepreneurialisme. » In D. Uzunidis et A. Tiran, dir. Dictionnaire économique de l’entrepreneur. Paris: Classiques Garnier.
Dejardin, M., Luc, S., & Thurik, R. (2019). Introduction au numéro thématique: la société entrepreneuriale: quelques questions motivant un approfondissement de son examen. Management international/ International Management/ Gestiòn Internacional23(5), 15-19.
Foliard, S., Le Pontois, S., Fayolle, A., & Diermann, I. (2018). The legitimacy of teachers in entrepreneurship education: what we can learn from a literature review. Creating Entrepreneurial Space: Talking Through Multi-Voices, Reflections on Emerging Debates.
Forsstrom-Tuominen, H., Jussila, I., & Goel, S. (2019). Reinforcing collectiveness in entrepreneurial interactions within start-up teams: a multiple-case study. Entrepreneurship & Regional Development31(9-10), 683-709.
Germain, O. & Jacquemin, A. (2017). Voies et voix d’approches critiques en entrepreneuriat. Revue de l’Entrepreneuriat, vol. 16(1), 7-18. https://doi.org/10.3917/entre.161.0007
Jennings, P. L., Perren, L., & Carter, S. (2005). Guest editors’ introduction: Alternative perspectives on entrepreneurship research. Entrepreneurship Theory and Practice29(2), 145-152.
Katz, J. A. (2008). Fully mature but not fully legitimate: A different perspective on the state of entrepreneurship education. Journal of Small Business Management46(4), 550-566.
Levy, D., & Scully, M. (2007). The institutional entrepreneur as modern prince: The strategic face of power in contested fields. Organization studies28(7), 971-991.
Olsson, U., Petersson, K., & Krejsler, J. B. (2011). ‘Youth’Making Us Fit: on Europe as operator of political technologies. European Educational Research Journal10(1), 1-10.
Papatsiba, V. (2009). European higher education policy and the formation of entrepreneurial students as future European citizens. European Educational Research Journal8(2), 189-203.
Toutain, O., Mueller, S., & Bornard, F. (2019). Decoding entrepreneurship education ecosystems (EEE): A cross-European study in primary, secondary schools and vocational training. Management international/International Management/Gestiòn Internacional23(5), 47-65.
Valerio, A., Parton, B., & Robb, A. (2014). Entrepreneurship Education and Training Programs around the World : Dimensions for Success. The World Bank. Retrieved from https://ideas.repec.org/b/wbk/wbpubs/18031.html

 Ligne éditoriale

La revue Entreprendre et Innover est une revue de vulgarisation de haut niveau dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation édité par DeBoeck Université. Son ambition est de mettre à la portée d’un lectorat de cadres, entrepreneurs, professionnels des réseaux de création d’entreprises et dirigeants d’entreprises, des articles originaux, solides sur le plan scientifique ou innovants sur le plan des idées exprimées. La revue est ouverte à TOUTES les disciplines et à TOUS les points de vue qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Dans la mesure où cette revue s’adresse en priorité à des praticiens, nous restons attentifs à ce que les contributions aient une préoccupation d’applications pratiques, d’implications entrepreneuriales et/ou de recommandations en matière politique. Dans cet esprit, les contributions devront :

  • avoir une section faisant explicitement référence à ces préoccupations : le lecteur doit toujours pouvoir se dire en fin de lecture : et alors ? en quoi cet article m’aide à agir ou à mieux réfléchir pour mon action future ?
  • adopter un langage plus concret et opérationnel qu’il n’est d’usage dans les revues académiques : la théorie ne doit pas être absente mais vulgarisée, c’est-à-dire traduite en termes simples. Les concepts abstraits doivent être explicités et/ou illustrés par des exemples pratiques.
  • ne pas accumuler les références scientifiques : le but est de choisir quelques auteurs de référence utiles pour comprendre le propos, non de montrer l’exhaustivité de la littérature académique sur le sujet. Les références scientifiques doivent être exclusivement citées grâce aux notes de bas de page.

Le détail des consignes aux auteurs est disponible sur le site de la revue dans la rubrique « Comment contribuer ». Il est impératif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission.

Merci d’envoyer votre soumission sur la plateforme de soumission de la revue :

https://eeti.manuscriptmanager.net

 

Editors : Stéphane Foliard, Sandrine Le Pontois, Michela Loi, Olivier Toutain

« Fully mature but not fully legitimate ». Katz’s words in 2008 remind us to continue questioning entrepreneurship education. This quest for legitimacy, as well as its expectations, are not shared by all and strong resistance to the deployment of entrepreneurship in schools and universities remains. Gaining legitimacy implies responding to the expectations of many stakeholders (Foliard et al., 2019) and, through a scientific perspective, going beyond representations to understand and support complex phenomena, questioning their foundations, their raison d’être, and their adequacy in relation to the aspirations of our society.

The purpose of this special issue of Entreprendre & Innover is to explore the « taken-for-granteds » in entrepreneurship education research: the ideologies that underlie it, the dominant assumptions, the discourses and their language elements, the samples studied or the methodologies used. Entrepreneurship education and support are heralded in a very optimistic and proactive way at the political, economic, academic and media levels as a means of transforming individuals, local ecosystems and societies. The idea is to promote entrepreneurship that creates value and well-being. The teaching models used aim to bring the entrepreneurial experience as close as possible to the reality of young people, novice entrepreneurs. The underlying neo liberal ideology, entrepreneurialism (Dejardin, & S. Luc, 2016), places entrepreneurship at the centre of a system of thought and action and establishes entrepreneurship and innovation as the expected individual and collective behaviors. Infused into educational programs, entrepreneurship education is present around the world and takes place at all levels of different institutional and disciplinary frameworks (Valerio, Parton, & Robb, 2014). This ideology then justifies entrepreneurship as an experience for students by identifying and developing in them the learning that transforms them into potential entrepreneurs.

Entrepreneurship is a complex phenomenon that can take many forms. Entrepreneurship education follows this diversity with a profusion of programmes and great diversity in their implementation. The knowledge, skills, abilities and attitudes promoted in these programs shape entrepreneurial identity and contribute to the entrepreneurial spirit. Adhering to the hegemonic discourse, the pedagogical activities reproduce the heroic figure of the entrepreneur (Germain and Jacquemin, 2017) that students must seek to achieve. If the expected results of entrepreneurship education are more businesses, more value, more and better jobs, then the functionalist approaches (Jennings, Perren and Carter, 2005), which continue to prevail in the academic tradition, are sufficient. They make it possible to explain, gap by gap, the cohesion and consensual development of our societies around entrepreneurship.

But the realities on the ground seem far removed from this deterministic model and the relationship between entrepreneurship education and expected performance criteria is not so obvious and, to say the least, difficult to measure. New insights are needed to understand the dynamics impacting entrepreneurship education, starting with the nature of entrepreneurship education. Our methods of investigation can be questioned, along with the epistemological foundations that guide our research. The same goes for the place ascribed to dominant, hegemonic discourses, the prominence of the « heroic » entrepreneur or of experiential learning, the purpose of these teachings both at the individual level and the societal choices they underlie, etc.

This special issue seeks to question this entrepreneurialism in entrepreneurship education and the way in which it privileges certain forms of teaching, certain performance standards, as well as evaluation or impact measurement criteria to complete the field of possibilities. Questioning the theoretical, philosophical, ideological or methodological foundations of entrepreneurship education means questioning a certain number of dominant discourses and elements that are taken for granted. Our purpose here is to bring alternative, peripheral or divergent conceptions of entrepreneurship and its teaching into resonance in order to better understand the facets of complex phenomena and to make room for new critical, ethical, political and educational perspectives. We wish to complement critical efforts in entrepreneurship research and entrepreneurship education by opening up the debate to a wide range of issues or controversies.

Entrepreneurship education draws from many scientific fields and we encourage a transdisciplinary approach when harnessing concepts, tools or methods. We propose three levels of reflection that are not mutually exclusive and that the authors can take up. At the micro level we find the individual, the student involved in an entrepreneurship education program. The meso level relates to that of intermediate institutions, entrepreneurship education systems and the ecosystems in which they are embedded. The macro level is the level of society as a whole.

For each of these levels, we invite a wide variety of contributions that allow for a critical approach to entrepreneurship education. The following questions illustrate this diversity:

–      What are the dominant ideologies, assumptions and discourses in entrepreneurship education? What philosophies, ideologies or methodologies can help deconstruct our vision and propose new ones?

 

  • Is entrepreneurship a vector of emancipation? Is it not true that the use of standardized tools to design or develop an entrepreneurial project leading to innovative projects will conform to pre-established rules? Experiential learning and immersion in ecosystems provide authentic knowledge, but what is the role of isomorphism in this learning? How can we avoid the risk of reproducing what already exists and open up more creativity and self-expression? What is the place and the power of the actors within the entrepreneurial ecosystem in the teaching systems? What are we talking about when we talk about entrepreneurial emancipation?

 

  • Education to, by and in entrepreneurship is becoming more widespread in our schools and universities, but under what conditions can this be a good thing? Are all young people destined to embrace an entrepreneurial career? What impact can these individualistic approaches have on our society and our environment? What are the limits and alternatives to these educational, economic and social policies?

 

  • Entrepreneurship education is often inscribed in an optimistic and purposeful discourse advocating proactivity and individual success. In this sense, programmes offer a watered-down, simplified experience that masks the dark side of entrepreneurial reality. Questions of uncertainty, doubts, fears, inhibitions, but also power relations and opportunistic behaviors are rarely raised in favor of what is achieved or learned. What is the place of these dark sides in entrepreneurship education? What is the place of emotions? What is the status of the individual: a student, an entrepreneur, a student-entrepreneur and for what consequences? What methodologies allow us to grasp this subjectivity?

 

  • Entrepreneurship education as a discipline and field of research is still young and is facing a lot of resistance. To gain legitimacy, it mostly adopts the dominant functionalist paradigm and seeks to explain society. The different possibilities are rarely explored and difficult to explain. What is the place of the radical nature of research? How can entrepreneurship education transform society? How can other paradigms allow for debate, friction, creativity?

These questions are intended to open the horizons of research in entrepreneurship education and are therefore not exhaustive. Authors are invited to propose manuscripts that allow for critical pragmatism and to envisage positively the actions to be taken to improve individual and collective situations.  

The main dates to remember are : 

  • 01/09/2021 : Submission of papers  
  • 01/11/2021 : Feedback to authors  
  • 01/04/2022 : Deadline for submission of revised papers 
  • 01/06/2022 : Publication of the issue

References

Bergmann, H., Hundt, C., & Sternberg, R. (2016). What makes student entrepreneurs? On the relevance (and irrelevance) of the university and the regional context for student start-ups. Small business economics47(1), 53-76.
Dejardin, M. et S. Luc (2016). « Entrepreneur et entrepreneurialisme. » In D. Uzunidis et A. Tiran, dir. Dictionnaire économique de l’entrepreneur. Paris: Classiques Garnier.
Dejardin, M., Luc, S., & Thurik, R. (2019). Introduction au numéro thématique: la société entrepreneuriale: quelques questions motivant un approfondissement de son examen. Management international/ International Management/ Gestiòn Internacional23(5), 15-19.
Foliard, S., Le Pontois, S., Fayolle, A., & Diermann, I. (2018). The legitimacy of teachers in entrepreneurship education: what we can learn from a literature review. Creating Entrepreneurial Space: Talking Through Multi-Voices, Reflections on Emerging Debates.
Forsstrom-Tuominen, H., Jussila, I., & Goel, S. (2019). Reinforcing collectiveness in entrepreneurial interactions within start-up teams: a multiple-case study. Entrepreneurship & Regional Development31(9-10), 683-709.
Germain, O. & Jacquemin, A. (2017). Voies et voix d’approches critiques en entrepreneuriat. Revue de l’Entrepreneuriat, vol. 16(1), 7-18. https://doi.org/10.3917/entre.161.0007
Jennings, P. L., Perren, L., & Carter, S. (2005). Guest editors’ introduction: Alternative perspectives on entrepreneurship research. Entrepreneurship Theory and Practice29(2), 145-152.
Katz, J. A. (2008). Fully mature but not fully legitimate: A different perspective on the state of entrepreneurship education. Journal of Small Business Management46(4), 550-566.
Levy, D., & Scully, M. (2007). The institutional entrepreneur as modern prince: The strategic face of power in contested fields. Organization studies28(7), 971-991.
Olsson, U., Petersson, K., & Krejsler, J. B. (2011). ‘Youth’Making Us Fit: on Europe as operator of political technologies. European Educational Research Journal10(1), 1-10.
Papatsiba, V. (2009). European higher education policy and the formation of entrepreneurial students as future European citizens. European Educational Research Journal8(2), 189-203.
Toutain, O., Mueller, S., & Bornard, F. (2019). Decoding entrepreneurship education ecosystems (EEE): A cross-European study in primary, secondary schools and vocational training. Management international/International Management/Gestiòn Internacional23(5), 47-65.
Valerio, A., Parton, B., & Robb, A. (2014). Entrepreneurship Education and Training Programs around the World : Dimensions for Success. The World Bank. Retrieved from https://ideas.repec.org/b/wbk/wbpubs/18031.html

 Editorial line

Entreprendre et Innover is a high-level vulgarisation journal in the field of entrepreneurship and innovation published by DeBoeck University. Its ambition is to make original, scientifically sound or innovative articles available to a readership of executives, entrepreneurs, professionals in business creation networks and business leaders. The journal is open to ALL disciplines and to ALL points of view interested in entrepreneurship and innovation.

As this review is primarily aimed at practitioners, we are careful to ensure that the contributions are concerned with practical applications, business implications and/or policy recommendations. With this in mind, contributions should :

  • have a section making explicit reference to these concerns: the reader should always be able to say at the end of the reading: so what? how does this article help me to act or to improve my future actions?
  • adopt more concrete and operational language than is customary in academic journals: theory should not be absent but popularised, i.e. translated into simple terms. Abstract concepts should be made explicit and/or illustrated with practical examples.

 

  • not accumulate scientific references: The aim is to select a few reference authors useful for understanding the subject, not to show the completeness of the academic literature on the subject. Scientific references should be cited exclusively through footnotes.

Detailed instructions to authors are available on the journal’s website in the « How to contribute » section. It is imperative that you respect them when sending your submission.

Please upload your submission on the journal’s submission platform:

https://eeti.manuscriptmanager.net

 

 

CfP Entreprendre & Innover – L’utilité des concepts et outils (à la mode) en entrepreneuriat – Approche critique

Editeurs: Nathalie Carré, Saulo Dubard-Barbosa, Alain Fayolle et Fabienne Bornard

Appel à com Utilité des Outils à la Mode en Entrepreneuriat

Dès la fin du XVIIIe siècle, la question « comment diriger des entreprises” s’est posée aux premiers dirigeants d’entreprises. Des méthodes, outils, concepts ont alors vu le jour et se sont développés au fil du développement économique des pays et des révolutions industrielles.
Aujourd’hui, des outils inventés dans les années 1960-1970 comme la matrice SWOT, la pyramide des besoins de MASLOW ou encore les 5 forces de PORTER et la matrice PESTEL sont encore utilisés dans les entreprises mais sont également proposés en entrepreneuriat.
De nouveaux outils, tels que le “Business Model Canvas” ou le “Lean Canvas” sont apparus ces quinze dernières années pour aider à organiser et structurer des données ou pour faciliter la cohérence des informations.
A côté de ces outils de nouvelles approches sont apparues, associées à certains concepts et tout un vocabulaire souvent issu de la révolution numérique : la“start-up” et les gazelles, le Lean Start up, l’approche « effectuale », l’agilité, le leadership, la scalabilité, la disruption, le growth-hacking, les hackatons, le pitch, … et ont infusé le monde de l’entreprise et l’entrepreneuriat. Parfois issus d’autres domaines, ils semblent aujourd’hui être devenus le Saint Graal de l’entrepreneuriat et du management d’entreprise.
Cette profusion d’outils, de concepts, de méthodes, d’injonctions (“il faut être agile”, “il faut pivoter”, “il faut scaler”…) est à la fois une ressource utile et une source de simplification importante pour les acteurs de l’écosystème entrepreneurial (incubateurs, accompagnateurs, entrepreneurs…). Mais ces simplifications, voire formes de conditionnement, peuvent parfois entraîner de mauvaises décisions lorsque ces outils et méthodes sont mal utilisés. Par exemple, un accompagnateur peut se sentir obligé d’utiliser ces outils et méthodes pour être considéré comme « compétent », ne laissant pas l’expérience et l’expérimentation le guider. De plus, le choix du « bon outil » et son utilisation adéquate peuvent également générer du stress pour les entrepreneurs qui s’interrogent sur quoi utiliser, quand, comment et pour quoi faire ! Un stress inutile qui peut amplifier le sentiment des entrepreneurs de « devoir faire » non pas pour eux-mêmes, mais pour répondre aux attentes de financeurs par exemple. Cette forme d’injonction participe de cette manière à entretenir l’impression de faire le grand écart entre l’envie d’avancer dans son projet et le devoir de répondre aux attentes des accompagnateurs. Pire encore, cela peut conduire des entrepreneurs à limiter leur participation -voire à ne pas répondre du tout- aux dispositifs d’accompagnement et de financement proposés par des acteurs de l’écosystème local afin de conserver leur liberté d’agir…
Or, on pourrait se demander « qu’est-ce qui a véritablement changé depuis que le commerce existe ? ». Est-ce que les ressorts pour créer et faire du business, et pour développer les différentes formes d’entrepreneuriat (création, reprise, intrapreneuriat, entrepreneuriat social, etc.), ont vraiment évolué ?
Alors, que signifie véritablement cette propension à mettre systématiquement en avant tel ou tel outil/concept, à développer un langage techniciste et véhiculant largement des mots et des notions d’une autre culture et d’un continent différent ? Le roi est-il nu à ce point qu’il se réfugie dans un univers fermé mais aussi protecteur ?

Dans ce numéro de la revue, nous souhaiterions avoir une approche distanciée, voire résolument critique, de ces pratiques en adoptant un triple regard, celui de la recherche, de l’enseignement et de la pratique.

Cet appel à contribution vise, en conséquence, à stimuler réflexions et échanges autour des questions liées à l’utilisation des outils, techniques et méthodes de gestion et de management dans le champ de l’entrepreneuriat. En particulier, les contributeurs potentiels peuvent s’intéresser, sans que la liste en soit ni exhaustive ni restrictive, à l’un des questionnements ci-après :

Enseignement des outils, concepts, méthodes1 utilisés dans la formation et l’accompagnement
des entrepreneurs

  • ce qui est enseigné ou fait l’objet de formation et accompagnement est-il réellement
    appliqué par les entrepreneurs en situation ?
  • quel impact des outils sur l’apprentissage des apprenants ?
  • quelle place des outils dans les enseignements et les programmes de formation ?
  • peut-on enseigner l’entrepreneuriat sans évoquer ces outils ?
  • comment concevoir des apprentissages à différents niveaux en reliant théories et outils ?

Outils, pratiques et situations d’entrepreneuriat

  • faut-il promouvoir les outils via des politiques publiques ?
  • quel outil pour quelle situation d’entrepreneuriat et pour quel problème à résoudre ?
  • peut-on s’affranchir complètement de ces outils ?
  • comment capitaliser sur les manières dont les entrepreneurs résolvent les problèmes qui se posent à eux ?

– créer une entreprise relève-t-il de l’art, de la science ou du pragmatisme ?

– comment les entrepreneurs et les accompagnateurs ressentent-ils ces outil (contrainte, opportunité, injonction…) ?

Fondements théoriques des outils, concepts, méthodes utilisés en entrepreneuriat

  • quels sont les liens de ces outils avec des théories existantes ?
  • peut-on qualifier certains outils de théories ?
  • ces outils viennent-ils de connaissances issues de la recherche ?
  • comment orienter la recherche pour qu’elle produise des connaissances susceptibles de déboucher sur des outils de gestion propres à l’entrepreneuriat ?
  • quelle utilité des recherches du domaine de l’entrepreneuriat ?
  • quel rôle du contexte dans la conception et la mise en oeuvre des outils ?

Ce numéro se veut spécialement ouvert aux praticiens, aux duos « praticiens – chercheurs » ou « entrepreneurs – chercheurs ».

Échéancier :

  • Soumission des textes : Au plus tard le 30 janvier2021
  • Parution : Septembre 2021

Ligne éditoriale
La revue Entreprendre et Innover est une revue de vulgarisation de haut niveau dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation édité par DeBoeck Université. Son ambition est de mettre à la portée d’un lectorat de cadres, entrepreneurs, professionnels des réseaux de création d’entreprises et dirigeants d’entreprises, des articles originaux, solides sur le plan scientifique ou innovants sur le plan des idées exprimées, sans s’accaparer des oripeaux des publications académiques. La revue est ouverte à TOUTES les disciplines et à TOUS les points de vue qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et à l’innovation.
Dans la mesure où cette revue s’adresse en priorité à des praticiens, nous restons attentifs à ce que les contributions aient une préoccupation d’applications pratiques, d’implications entrepreneuriales et/ou de recommandations en matière politique. Dans cet esprit, les contributions devront :

  • avoir une section faisant explicitement référence à ces préoccupations : le lecteur doit toujours pouvoir se dire en fin de lecture : et alors ? en quoi cet article m’aide à agir ou à mieux réfléchir pour mon action future ?
  • adopter un langage plus concret et opérationnel qu’il n’est d’usage dans les revues académiques : la théorie ne doit pas être absente mais vulgarisée, c’est-à-dire traduite en termes simples. Les concepts abstraits doivent être explicités et/ou illustrés par des exemples pratiques.
  • ne pas accumuler les références scientifiques : le but est de choisir quelques auteurs de référence utiles pour comprendre le propos, non de montrer l’exhaustivité de la littérature académique sur le sujet. Les références scientifiques doivent être exclusivement citées grâce aux notes de bas de page.

Le détail des consignes aux auteurs est disponible sur le site de la revue dans la rubrique « Comment contribuer ». Il est impératif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission. Merci d’envoyer votre soumission sur la plateforme de soumission de la revue : https://www.editorialmanager.com/entreprendinnove/default.aspx

1 Nous utiliserons dans la suite du texte le terme ‘outils’ pour désigner également des concepts, techniques et méthodes de gestion propres à l’entrepreneuriat

CfP Entreprendre & Innover – 15 oct 2020 – Secouer la question du genre dans l’entrepreneuriat – Shaking up the gender issue in entrepreneurship

Download the CfP in English – Call for paper E&I n°49 Gender and Entrepreneurship_en

Télécharger le CfP en français – Call for paper E&I 49_vf

 

English below 

 

Appel à contribution

Numéro spécial n° 49

Secouer la question du genre dans l’entrepreneuriat.

 

Editeurs :      

 Le féminisme entrepreneurial – une réponse consciente et délibérée pour remédier au manque historique d’accès des femmes aux leviers de l’entreprise et de la création d’entreprise. En tirant partie du capital féminin, les féministes entrepreneures innovent dans la création de richesses et le changement social.

Barbara Orser et Catherine Elliott, « Feminine Capital », 2015

Le traitement de la question du genre, que ce soit dans le monde des affaires, dans le domaine de l’éducation ou encore dans la société civile, tend à générer une foule de sentiments contradictoires, d’autant plus qu’elle est souvent considérée comme une source de pratiques de discrimination et d’inégalité. Les sentiments se situent dans un continuum allant de « l’indifférence » à la frustration et à la colère pure et simple, un sentiment de malaise mal défini imprégnant l’ensemble de la question. Ce sentiment est particulièrement répandu dans le domaine de l’entrepreneuriat, domaine dans lequel le désir ou le besoin de créer et de développer une entreprise, qui est en soi une entreprise risquée, est rendu plus difficile lorsque le genre de l’entrepreneur se met en travers de la route. En effet, l’esprit d’entreprise, en tant que profession, continu d’être géré et réglementé par un ensemble de normes générales axées sur les hommes. Au risque de simplifier à l’extrême, les personnes qui ne se sentent pas concernées ou qui sont simplement curieuses de la question sont des personnes – généralement des hommes blancs et hétérosexuels – qui n’ont jamais eu à remettre en question leur appartenance sexuelle masculine ou à se sentir menacées par celle-ci dans la construction de leur carrière d’entrepreneur. D’autre part, les hommes et les femmes de tous âges, de toutes classes et croyances, de couleur ou blancs, handicapés ou non, avec des préférences homosexuelles, queer, lesbiennes, bisexuelles et transsexuelles, éprouvent ces sentiments de frustration et de colère face aux barrières créée par la discrimination sexuelle, entravant la construction de leur carrière d’entrepreneur. Pourquoi en est-il ainsi et que peut-on faire pour y remédier ?

Cet état de fait permanent et profondément injuste motive cet appel à contributions, nourri par deux considérations primordiales. Premièrement, nous sommes tous concernés par la question du genre dans l’entrepreneuriat, ce qui implique de comprendre, avec le plus d’authenticité possible, ce que signifie le genre dans le champ de l’entrepreneuriat. Deuxièmement, le genre ne doit pas être simplement assimilé au sexe avec lequel nous sommes nés. Bien que nous ayons des attributs biologiques masculins ou féminins à la naissance, nos conceptions et représentations de notre genre ne se limitent pas à cela.

Cet appel à contribution est axé sur les femmes entrepreneures. Nous revendiquons dans celui-ci l’émergence d’un point de vue féministe, non genré et inclusif sur l’entrepreneuriat afin d’enrichir et de revigorer ce domaine et de donner une voix à la façon dont elles pratiquent et/ou envisagent leurs conceptions de ce que signifie être entrepreneure. Cela nous oblige à faire un certain nombre de choses. Premièrement, nous devons nous éloigner de la tendance traditionnelle visant à comparer simplement les entrepreneurs masculins aux entrepreneures féminines qui a prévalu jusqu’à présent dans les études sur le genre dans l’entrepreneuriat, en traitant ainsi les femmes comme une unité homogène. Nous devons voir les femmes entrepreneures dans toutes leur diversité pour refléter les pratiques réelles, entrepreneuriales et féministes telles qu’elles existent aujourd’hui. Ensuite, en tant qu’universitaires et praticien(ne)s, nous devons nous positionner de manière à mieux comprendre comment les acteurs de l’écosystème entrepreneurial pourraient intégrer et mettre davantage en action les principes féministes dans leur travail, rendant ainsi l’écosystème entrepreneurial plus juste et plus équitable. Nous pouvons étudier, modéliser, documenter et théoriser la manière dont les pratiques féministes actuellement en vigueur ont été inventées, mises en œuvre, pratiquées et institutionnalisées – même si elles sont imparfaites. Nous pouvons également imaginer de nouvelles approches de l’entrepreneuriat (les féministes privilégient l’abondance plutôt que la rareté et mobilisent la coopération plutôt que les stratégies de concurrence pour s’assurer que chacun obtienne une part équitable), des normes (reconnaître les flux de valeurs, mesurer et gérer les différents flux de valeurs, pas seulement monétaires) et des principes (pratiques de travail équitables et équité salariale au sein du personnel). Cela exigera probablement que nous regardions en dehors du monde conceptuel de l’entrepreneuriat actuel pour voir ce qui est frais et utile à mobiliser depuis les domaines adjacents.

Dans cet appel, nous aspirons à reconnaître comment les changements dans le monde, de #metoo à des crises de santé publique, le vieillissement de la population et des changements politiques majeurs incitent l’esprit d’entreprise à innover et comment les gens de l’écosystème réagissent aujourd’hui. Cette exploration nécessite de s’engager dans l’intersectionnalité en tant que concept de genre, c’est-à-dire la manière dont le sexe et le genre sont intimement liés à d’autres caractéristiques identitaires conçues socialement et biologiquement, notamment l’ethnicité, l’âge, etc. et donc la manière dont les communautés professionnelles et civiles sont affectées de manière différenciée.

Au cours des 30 dernières années, les articles de recherche sur le traitement de la question du genre dans l’entrepreneuriat ont produit des résultats encourageants, même si de nombreux progrès doivent encore être réalisés pour générer davantage d’égalité entre les sexes. La question du genre est maintenant largement conçue comme les « pratiques et représentations sociales associées à la féminité ou à la masculinité » (Ahl, 2007 : 544). Cela implique que les gens de certaines catégories alignent leurs attitudes et leurs comportements sur différentes constructions de genre ; et les impacts de ces constructions peuvent être vus dans les types de structures que ces entrepreneurs choisissent de créer et de développer. Les activités de recherche présentées dans le livre « Feminine Capital : Libérer le pouvoir des femmes entrepreneures » présente et examine les impacts de l’entrepreneuriat sur la façon dont les femmes font des affaires et contribuent à changer le paysage actuel dominé par les hommes. Elles observent, par exemple, l’émergence d’un langage différent utilisé par les femmes pour décrire leurs entreprises et leurs styles de leadership, qui positionne la création d’entreprise comme un processus « coopératif », visant un gain mutuel. Les interactions en matière de gestion ont tendance à être plus pratiques et orientées vers l’action, tandis que la structure des entreprises est beaucoup moins hiérarchisée. On peut également noter un changement dans les stratégies de gouvernance des femmes, avec un accent beaucoup plus net sur l’inclusion et la participation. La notion de « performance » a également évolué pour englober bien plus que le simple gain économique, la création d’entreprises offrant aux femmes la possibilité d’investir dans les changements sociaux et culturels pour faire avancer le débat sur l’égalité du genre. De plus, le développement de constructions féministes pour expliquer ce que signifie lancer et développer une entreprise peut conduire à un ensemble de mesures féminines dégagées de toute considération de genre pour évaluer les performances. Cela pourrait permettre de donner une image plus réaliste du monde des femmes entrepreneures et de la manière dont elles gèrent réellement les différentes phases du processus entrepreneurial. Enfin, la validation et la reconnaissance d’une perspective féministe de l’entrepreneuriat élargit et enrichit la connaissance et la compréhension du genre tant pour les chercheurs que pour les praticiens sur le terrain, conduisant à une vision plus équilibrée et plus réaliste des différences et des similitudes entre les entrepreneurs et les entreprises. Les chercheurs qui soutiennent cette évolution positive pour continuer à construire une perspective féministe dans le domaine du genre et de l’entrepreneuriat invitent à l’usage de méthodes de collecte et d’analyse de données plus appropriées. Le petit nombre d’études qualitatives existantes sur l’entrepreneuriat féminin montre la nécessité d’adopter des méthodes plus innovantes pour saisir et contextualiser le phénomène socialement ancré que constitue le genre. Dans ce sens, les projets de recherche qui peuvent positionner l’entrepreneuriat comme non genré et inclusif et qui peuvent rendre compte des pratiques innovantes qui contribuent à ce changement sont particulièrement encouragés. Ainsi, ces orientations et changements peuvent potentiellement générer une foule de nouvelles pratiques pour caractériser l’entrepreneuriat vu d’un point de vue féministe. L’existence de modèles plus authentiques et plus réalistes peut influencer et avoir un impact sur les décisions de choix de carrière dans l’entrepreneuriat, en offrant des critères plus contextuels aux candidats à tous les niveaux d’éducation. Les pratiques de coaching, de mentorat et de conseil seront étendues pour inclure des pratiques relationnelles, privilégiées par celles et ceux qui aspirent à devenir entrepreneur(e)s ou qui font actuellement des affaires. Ces approches plus contextualisées ouvrent ainsi vers d’autres manières d’évaluer la performance, en s’appuyant davantage sur les trajectoires entrepreneuriales dans la création et la gestion des entreprises.

Par cet appel, nous espérons stimuler le dialogue entre les chercheur(e)s, les entrepreneu(re)s et les praticien(ne)s sur la manière dont l’entrepreneuriat, en tant que discipline et pratique, peut tirer profit de son caractère non genré et inclusif. Le large éventail de parties prenantes (dans les domaines de l’éducation, de la formation et de l’accompagnement, les organismes de financement et les spécialistes, les acteurs institutionnels, les décideurs politiques…) qui naviguent dans l’écosystème entrepreneurial font également partie de ce tableau et leurs contributions seront très appréciées.

Les propositions qui abordent (sans s’y limiter) les sujets suivants sont les bienvenues :

  • Comment les conceptions de l’influence du genre ?
    • Les secteurs que les gens choisissent pour créer leurs entreprises.
    • Leurs propositions de valeur ?
    • Leurs modèles d’entreprise.
    • Leurs stratégies de croissance et de développement ?
    • Leurs stratégies de gestion ?
  • Quels sont les attributs d’un modèle entrepreneurial féministe réussi ?
  • Quelles sont les perceptions et les aspirations des femmes par rapport à l’entrepreneuriat ?
  • Comment les hommes, les femmes et les personnes dont le genre est identifié de manière non binaire construisent-ils leur identité entrepreneuriale ?
  • Comment le genre agit-il sur le processus entrepreneurial dans les pays en développement / développés ?
  • Quelles sont les perceptions de la réussite pour les femmes et les hommes entrepreneurs et comment cela influence-t-il les gens et leur entreprise ?

 

 

Echéances :

Première soumission :       15 octobre 2020

Publication du numéro :    octobre 2021

 

***

Editorial line

The Entreprendre et Innover review is a high-level popularization journal in the field of entrepreneurship and innovation published by DeBoeck University. Its ambition is to provide a readership of executives, entrepreneurs, professionals in business creation networks and business leaders with original articles that are scientifically sound or innovative in terms of the ideas expressed, without taking up the time of academic publications. The journal is open to ALL disciplines and ALL perspectives that are interested in entrepreneurship and innovation.

As this review is primarily addressed to practitioners, we remain attentive to ensure that the contributions have a concern for practical applications, entrepreneurial implications and/or policy recommendations. In this spirit, the contributions should:

– have a section explicitly referring to these concerns: the reader should always be able to say to her/himself at the end of the reading: and then? how does this article help me to act or to think better for my future actions?

– adopt a more concrete and operational language than that used in academic journals: theory should not be absent but popularized, i.e. translated into simple terms. Abstract concepts must be explained and/or illustrated with practical examples.

– not accumulate scientific references: the aim is to choose a few useful reference authors to understand the subject, not to show the exhaustiveness of the academic literature on the subject. Scientific references should be cited exclusively through footnotes.

 

Details of the instructions to authors are available on the journal’s website: Instructions to E&I authors. It is imperative to respect them when you send your submission.

Please send your submission to: https://www.editorialmanager.com/entreprendinnove/default.aspx

 

 

Call for paper

special issue n° 49

Shaking up the gender issue in entrepreneurship.

 

 Editors:          

Entrepreneurial feminism – a conscious and deliberate response to address women’s relative lack of historical access to the levers of business and venture creation. By leveraging feminine capital, entrepreneurial feminists are breaking new ground in creating wealth and social change. Barbara Orser and Catherine Elliott, “Feminine Capital”, (2015).

The treatment of the gender issue, whether it be in the business world, the field of education or indeed in civil society, tends to generate a host of contradictory feelings, particularly as it is often seen as a source for practices of discrimination and inequality. Feelings can be situated along a continuum of ‘unconcerned’ to downright frustration and anger, with an ill-defined feeling of malaise permeating the whole issue. Nowhere is this more prevalent than in the field of entrepreneurship, where the desire or need to create and grow a business, in itself a risky endeavour, is made more difficult when gender gets in the way. This is because entrepreneurship, as a profession, continues to be managed and regulated with a set of mainstream, male-oriented norms. Risking over-simplification, those who are unconcerned or simply curious about the issue are people – usually white, heterosexual males – who have never had to question or feel threatened by their gender in constructing their entrepreneurial career. On the other hand, men and women of all ages, classes and creeds, coloured or white, disabled or not, who may also have gay, queer, lesbian, bisexual and transgender preferences experience those feelings of frustration and anger at the barriers that gender creates, obstructing the construction of their entrepreneurial careers. Why is this so and what can be done about it?

This ongoing and profoundly unfair state of affairs is the motivation behind this call and is fuelled by two overriding considerations. Firstly, we are all concerned about the gender issue in entrepreneurship, and those of us involved here need to develop a more authentic mindset about what gender means. Secondly, gender is not simply to be equated with the sex we were born with and although we have biologically based male or female attributes at birth, our conceptions and representations of our gender is not limited to this. This call is focused on women entrepreneurs and we are making a claim for the emergence of a feminist, non-gendered, inclusive lens on entrepreneurship to enrich and invigorate this field and to give a voice to how they practice and/or envisage their conceptions of what it means to be an entrepreneur. This requires us to do a number of things. Firstly, we need to shift our focus away from the traditional tendency to simply compare male entrepreneurs with women entrepreneurs that has prevailed in studies on gender in entrepreneurship up to now, treating women as a homogeneous unit. We need to see women entrepreneurs in all of the diversities that they represent to reflect real, entrepreneurial, feminist practices as they exist today[1]. Then, as academics and practitioners, we need to position ourselves so that we can better understand how stakeholders in the entrepreneurial ecosystem could and do integrate and practice feminist principles in their work, thereby making the ecosystem more just and fairer. We can study, model, document and theorize how feminist practices now in operation have been innovated, implemented, practiced and institutionalized – however imperfectly. We can also imagine new approaches to entrepreneurship (feminists privilege abundance rather than scarcity and mobilize cooperation rather than competition strategies to ensure everyone gets a fair share), norms (recognize that value streams, measure and manage different value streams, not just monetary ones)  and principles (fair labour practices and pay equity among staff). This will likely require that we look outside of the entrepreneurship conceptual world to see what is fresh and useful in adjacent fields.

In this call, we aspire to recognize how changes in the world from #metoo to public health crises, aging demographics and major political shifts are pushing entrepreneurship to innovate and how people in the ecosystem are now responding. This exploration requires engaging with intersectionality[2] as a gender concept, meaning how sex and gender are intimately tied with other socially and biologically conceived identity characteristics, including ethnicity, age etc. and therefore how professional and civil communities are affected differentially.

Over the last 30 years, research articles on the treatment of the gender issue in entrepreneurship have produced some encouraging results, even though a lot of progress still needs to be made to generate gender equality[3]. The question of gender is now widely conceived of as the “social practices and representations associated with femininity or masculinity” (Ahl, 2007:544). This implies that people across some distributions align their attitudes and behaviour with different gender constructs and the impacts of such constructions can be seen in the types of structures that these entrepreneurs choose to create and develop. Research activities presented in the book, ‘Feminine Capital: Unlocking the power of women entrepreneurs’[4] presents and discusses the impacts of entrepreneurship on how women do business and contribute to changing the present male-dominated landscape. They observe, for example, the emergence of a different language used by women to describe their firms and their leadership styles that position venture creation as a ‘cooperative’ process, aiming at mutual gain. Management interactions tend to be more practical and action-oriented, while company structure is much less hierarchically based. A change in governance strategies by women can also be noted, with a much clearer focus on inclusion and participation. The notion of ‘performance’ has also evolved to encompass much more than just economic gain, with venture creation itself offering women opportunities to also invest in changes on social and cultural levels to progress the debate on gender equality.

Moreover,  the development of feminist constructions that can explain what it means for people to launch and grow a business can lead to a set of feminine de-gendered measures to evaluate performance, providing a more realistic picture of the world of women entrepreneurs and others and how they actually deal with the different phases of the entrepreneurial process. Finally, the validation and recognition of a feminist perspective on entrepreneurship can broaden and enrich knowledge and understanding of gender for both researchers and practitioners in the field, leading to a more balanced, realistic view of the differences and similarities among entrepreneurs and entrepreneurial endeavours.

Researchers supporting this positive shift to continue constructing a feminist perspective in gender and entrepreneurship propose matching it with more appropriate data collection and analysis methods[5]. Building on the small number of existing, qualitatively based studies on women entrepreneurship[6], researchers are encouraged to adopt more innovative methods to capture and contextualize the socially embedded phenomenon that constitutes gender. Research designs that can position entrepreneurship as non-gendered and inclusive and that can account for the innovative practices that contribute to this change are particularly encouraged.

We believe that changes discussed here can potentially generate a host of new practices that will characterize entrepreneurship, viewed from a feminist perspective. The existence of more authentic and realistic role models can influence and impact decisions on choosing entrepreneurship as a career, offering more contextually based criteria to candidates at all levels of education. Coaching, mentoring and advisory practices will expand to include relational practices, favoured by those aspiring to be entrepreneurs or actually doing business. Human resource management strategies will take on board new practices of performance evaluation that account for entrepreneurial trajectories in creating and managing firms.

Through this call, we hope to stimulate dialogue between researchers and entrepreneurs on how entrepreneurship, as a discipline and a practice, can benefit from being non-gendered and inclusive. The wide ranges of stakeholders (in education, training and coaching domains, funding bodies and specialists, institutional actors, policymakers…) that navigate within the entrepreneurial eco-system are also part of this picture and their contributions will be highly appreciated.

Proposals that address (but are not limited to) the following topics are welcome:

  • How do conceptions of gender influence?
    • Sectors that people choose for creating their firms.
    • Their value propositions?
    • Their business models.
    • Their growth and development strategies?
    • Their management strategies?
  • What are the attributes of a successful feminist entrepreneurial role model?
  • What are women’s/feminine perceptions and aspirations in relation to entrepreneurship?
  • How do men, women and non-binary gender identified people construct their entrepreneurial identity?
  • How does gender act on the entrepreneurial process in developing / developed countries?
  • What are the perceptions of success for women and men entrepreneurs and how does it influence people and their venturing?

 

 

Deadlines:

Submission:           15th October 2020

Publication:            October 2021

***

Editorial line

The Entreprendre et Innover review is a high-level popularization journal in the field of entrepreneurship and innovation published by DeBoeck University. Its ambition is to provide a readership of executives, entrepreneurs, professionals in business creation networks and business leaders with original articles that are scientifically sound or innovative in terms of the ideas expressed, without taking up the time of academic publications. The journal is open to ALL disciplines and ALL perspectives that are interested in entrepreneurship and innovation.

As this review is primarily addressed to practitioners, we remain attentive to ensure that the contributions have a concern for practical applications, entrepreneurial implications and/or policy recommendations. In this spirit, the contributions should:

– have a section explicitly referring to these concerns: the reader should always be able to say to her/himself at the end of the reading: and then? how does this article help me to act or to think better for my future actions?

– adopt a more concrete and operational language than that used in academic journals: theory should not be absent but popularized, i.e. translated into simple terms. Abstract concepts must be explained and/or illustrated with practical examples.

– not accumulate scientific references: the aim is to choose a few useful reference authors to understand the subject, not to show the exhaustiveness of the academic literature on the subject. Scientific references should be cited exclusively through footnotes.

 

Details of the instructions to authors are available on the journal’s website: Instructions to E&I authors. It is imperative to respect them when you send your submission.

Please send your submission to: https://www.editorialmanager.com/entreprendinnove/default.aspx

 

 

 

[1] Here are some examples : https://sheeo.world/, https://www.liisbeth.com/

[2] The interconnected nature of social categorizations such as race, class, and gender as they apply to a given individual or group, regarded as creating overlapping and interdependent systems of discrimination or disadvantage.

[3] Clark Muntean, S. & Ozkazanac-Pan, B. (2015). A gendered integrative theory of entrepreneurship. New England Journal of Entrepreneurship : Vol.18. N°1, Article 3.

[4] Orser, B. & Elliott, C. (2015). Feminine Capital: Unlocking the power of women entrepreneurs. Stanford University Press, Stanford: California.

[5] Henry, C., Foss, L., Ahl, H. (2016). Gender and entrepreneurship research: A review of methodological approaches. International Small Business Journal, 34(3): 217-241.

[6] Ahl, H., Marlow, S. (2012). Exploring the dynamics of gender, feminism and entrepreneurship: advancing debate to escape a dead end? Organization, 19(5): 543-562.

Parution – Numéro Spécial Entreprendre & Innover – Entreprises familiales et successions : défis et solutions

Le numéro Spécial Entreprendre & Innover – Entreprises familiales et successions : défis et solutions est sorti.

Ci-dessous, le menu:

Retrouvez la revue l’ensemble des numéros :

https://www-cairn-info.audenciagroup.idm.oclc.org/revue-entreprendre-et-innover.htm

 

Pages 5 à 7

Dossier

Pages 8 à 15

Pages 16 à 26

Pages 27 à 38

Pages 39 à 47

Pages 48 à 58

Pages 59 à 63

Pages 64 à 66

Pages 67 à 73

Pages 74 à 77

Pages 78 à 80

Classement Fnege 2019 – Revue Entrepreneuriat classée 2 et Revue Entreprendre & Innover classée 4

L’académie est heureuse de vous annoncer que la Revue de l’Entrepreneuriat et la revue Entreprendre & Innover confirme leurs positions respectives dans le cadre du classement des revues de la FNEGE.

La Revue de l’Entrepreneuriat est classée 2

La revue Entreprendre & Innover est classée 4

Pour consulter le classement 2019 voir ci-dessous :

Special Issue – Entreprendre & Innover – L’ENTREPRENEURIAT DURABLE ET RESPONSABLE : quels enjeux pour les formations à l’entrepreneuriat?

Éditeur·trice·s : Valérie Ballereau, Matthias Pepin, Olivier Toutain, Maripier Tremblay

Appel à contribution N°43

 Thématique du numéro spécial

Les enjeux du développement durable sont aujourd’hui une réalité dans le quotidien des enseignant·e·s-chercheur·e·s en entrepreneuriat. En dépit d’une volonté de plus en plus largement partagée de tendre vers un entrepreneuriat dit responsable[1], c’est-à-dire s’inscrivant dans la perspective du développement durable (DD), les formateur·trice·s en entrepreneuriat se retrouvent souvent à bricoler des animations, insérant par-ci par-là une réflexion ou un exercice touchant aux enjeux du DD ou aux pratiques permettant d’y contribuer, sans réelle intégration au sein d’un programme de formation cohérent et structuré autour du cadre de la responsabilité. En effet, l’entrepreneuriat responsable demeure un sujet essentiellement émergent. Les référents théoriques, tout comme les outils pratiques pouvant être utilisés concrètement dans le cadre de formations à l’entrepreneuriat, restent de ce fait relativement peu nombreux[2], tandis que les programmes en entrepreneuriat directement axés sur la responsabilité sont encore peu répandus[3].

C’est le caractère émergent du sujet de l’entrepreneuriat responsable, et à plus forte raison la question contemporaine de son intégration aux formations à l’entrepreneuriat, qui fondent la pertinence de proposer un numéro spécial sur le sujet. En effet, au-delà d’une conscientisation relative au DD, ce sujet demeure encore souvent un objet de réflexion périphérique dans le quotidien des enseignant·e·s-chercheur·e·s, dans le sens où plusieurs souhaiteraient tendre vers cette orientation responsable de l’entrepreneuriat, sans savoir concrètement comment s’y prendre ou avoir le temps de s’informer sérieusement sur le sujet[4]. De ce fait, peu de chercheur(e)s orientent encore leurs recherches en ce sens. Les formateurs et formatrices en entrepreneuriat n’ont par ailleurs eux elles-mêmes qu’une formation limitée, sinon aucune formation, relative au DD. Dans cet esprit, on peut penser que la question de l’intégration de la responsabilité aux formations à l’entrepreneuriat appelle des collaborations multidisciplinaires permettant d’aborder en profondeur les enjeux relatifs au DD, objet touchant par définition de multiples dimensions (environnementale bien sûr, mais également sociale, économique, culturelle, et autres).

Dans la continuité de nos propres réflexions et questionnements sur le sujet[5], ce numéro spécial se donne pour triple objectif : 1) de mettre en débat le concept d’entrepreneuriat responsable dans un contexte de formation ; 2) de montrer, de manière pragmatique, comment les formateurs entrepreneuriat peuvent mobiliser cette dimension et 3) d’esquisser les enjeux relatifs à l’intégration de la responsabilité aux formations à l’entrepreneuriat.

En toile de fond, les propositions articuleront leurs questionnements à la formation à l’entrepreneuriat :

  • Comment intégrer le cadre de la responsabilité aux formations à l’entrepreneuriat ? Est-il pertinent de le faire ? Quels sont alors les enjeux ? Existe-t-il des pratiques gagnantes en la matière ? Quelles compétences particulières l’entrepreneur·e· responsable doit-il/elle développer et comment s’y prendre ? [6]

 

Les propositions, sous la forme d’un résumé étendu, traiteront, entre autres, des sujets suivants :

  1. Concernant l’organisation de la formation :
    • La formation dans le domaine de l’entrepreneuriat responsable nécessite-elle :
      1. Une/des approche(s) pédagogique(s) particulière(s) ?
      2. La prise en compte d’un écosystème éducatif élargi, impliquant une communauté d’acteur·trice·s dans et en dehors de la faculté ?
      3. Des interactions d’un nouvel ordre entre acteur·trice·s de la formation et les professionnel·le·s (dirigeant·e·s d’entreprise, financeurs, accompagnateur·trice·s, institutions, etc.) investi·e·s dans le champ de l’entrepreneuriat responsable ?
      4. Des profils d’enseignant·e·s particuliers ?
      5. Des modes d’évaluation d’un nouveau genre ?
  1. Concernant le contenu de la formation :
  • Comment définir l’entrepreneuriat responsable ? Les référents (théoriques, épistémologiques, axiologiques, etc.) de la durabilité et de la responsabilité convergent-ils ? En d’autres termes, « durable » et « responsable » sont-ils des synonymes ? [7]
  • Comment lier les réflexions et questionnements relatifs aux travaux conduits sur le développement durable, la RSE en PME et l’entrepreneuriat responsable ? En quoi le mouvement des Principles of Responsible Management Education (PMRE), de même que les Objectifs du développement durable (ODD) des Nations Unies peuvent-ils nourrir l’entrepreneuriat durable/responsable ? [8]
  • Quels sont les modèles d’affaires qui intègrent le cadre de la responsabilité ? En quoi ces modèles d’affaires responsables ont-ils un impact sur la vision stratégique et les décisions prises par les créateurs ·trice·s et dirigeant·e·s de PME en lien avec le DD ? [9]
  • L’entrepreneuriat responsable appelle-t-il une organisation différente des entreprises ? Quel(s) mode(s) de gouvernance devraient-ils être privilégié(s) ? [10]

 Deux types de contributions sont attendues :

  • Des contributions issues de travaux de recherche visant à discuter de la notion d’entrepreneuriat responsable et de son intégration aux formations à l’entrepreneuriat. Selon les orientations de la revue Entreprendre et Innover, il est alors attendu que ces contributions soient apporteuses de contributions utiles, pragmatiques et privilégient le dialogue entre chercheurs et praticiens ;
  • Des contributions de nature pratique liées à une formation en entrepreneuriat qui intègre les questions de responsabilité. Dans ce dernier cas, il est attendu que ces contributions soient accompagnées d’une réflexion critique permettant de tirer leçon des expériences rapportées.

 

Echéances :

–          Soumission des résumés étendus (2 à 3 pages, références incluses) : au plus tard le 30 juin 2019

–          Retour aux auteurs : 15 juillet 2019

–          Soumission des textes complets : 1er novembre 2019

–          Processus d’arbitrage et d’édition : décembre 2019 à mai 2020

–          Parution : Juin 2020

 

Ligne éditoriale

La revue Entreprendre et Innover est une revue de vulgarisation de haut niveau dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation éditée par de Boeck Université. Son ambition est de mettre à la portée d’un lectorat de cadres, entrepreneurs, professionnels des réseaux de création d’entreprises et dirigeants d’entreprises, des articles originaux, solides sur le plan scientifique ou innovants sur le plan des idées exprimées, dans un format plus accessible que celui des publications académiques classiques. La revue est ouverte à TOUTES les disciplines et à TOUS les points de vue qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Dans la mesure où cette revue s’adresse en priorité à des praticiens, nous restons attentifs à ce que les contributions aient une préoccupation d’applications pratiques, d’implications entrepreneuriales et/ou de recommandations en matière politique. Dans cet esprit, les contributions devront :

  • avoir une section faisant explicitement référence à ces préoccupations : le lecteur doit toujours pouvoir se dire en fin de lecture : et alors ? en quoi cet article m’aide à agir ou à mieux réfléchir pour mon action future ?
  • adopter un langage plus concret et opérationnel qu’il n’est d’usage dans les revues académiques : la théorie ne doit pas être absente mais vulgarisée, c’est-à-dire traduite en termes simples. Les concepts abstraits doivent être explicités et/ou illustrés par des exemples pratiques.
  • ne pas accumuler les références scientifiques: le but est de choisir quelques auteurs de référence utiles pour comprendre le propos, non de montrer l’exhaustivité de la littérature académique sur le sujet. Les références scientifiques doivent être exclusivement citées grâce aux notes de bas de page.

Le détail des consignes aux auteurs est disponible sur le site de la revue : Consignes aux auteurs E&I . Il est impératif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission. Dans le cas contraire, celle-ci ne sera pas intégrée dans le processus d’évaluation.

Toute soumission d’article doit être accompagnée des deux documents suivants :

Merci d’envoyer votre soumission ainsi que la fiche correspondante à : Elisabeth GELAS (EMLYON) gelas@em-lyon.com

 

[1]  Vallaster, C., Kraus, S., Kailer, N., & Baldwin, B. (2018). Responsible entrepreneurship: outlining the contingencies. International Journal of Entrepreneurial Behavior & Research. Early Cite.

[2]  Lourenço, F., Jones, O., & Jayawarna, D. (2012). Promoting sustainable development: The role of entrepreneurship education. International Small Business Journal, 31(8), 841-865.

Obrecht, J.-J. (2016). Sustainable entrepreneurship education: A new field for research in step with the ‘effectual entrepreneur’. International Journal of Entrepreneurship and Small Business, 29(1), 83-102.

[3] Marzi, G., & Caputo, A. (2019). Responsible Entrepreneurship Education. Emerging Research and Opportunities. Hershey : IGI Global.

[4] Thomas, M. T. (2018). Developing a capstone course on ecological and social sustainability in business education. Business Horizons, 61(6), 949-958.

[5] Ballereau, V., & Reboud, S. (2016). Entrepreneuriat durable : qu’apprend-t-on du modèle d’affaire des PME de tourisme durable ? 13e CIFEPME, 26-28 octobre 2016, Université du Québec à Trois-Rivières.

Pepin, M., Tremblay, M., & Audebrand, L.K. (2017). L’entrepreneuriat responsable : proposition d’un cadre conceptuel et implications pour la formation. Document de travail 2017-008. Université Laval, Québec : Faculté des sciences de l’administration.

[6] Biberhofer, P., Lintner, C., Bernhardt, J., & Rieckmann, M. (2018). Facilitating work performance of sustainability-driven entrepreneurs through higher education: The relevance of competencies, values, worldviews and opportunities. The International Journal of Entrepreneurship and Innovation. Online First, February, 8, 2018.

Van Der Yeught, C. (2017). Les compétences de l’entrepreneur responsable : proposition d’un cadre conceptuel. Revue de l’organisation responsable, 12(1), 5-16.

[7] Hall, J. K., Daneke, G. A., & Lenox, M. J. (2010). Sustainable development and entrepreneurship: Past contributions and future directions. Journal of Business Venturing, 25(5), 439-448.

Patzelt, H., & Shepherd, D. A. (2011). Recognizing Opportunities for Sustainable Development. Entrepreneurship Theory and Practice, 35(4), 631-652.

[8] Haertle, J., Parkes, C., Murray, A., & Hayes, R. (2017). PRME: Building a global movement on responsible management education. International Journal of Management Education, 15(2), 66-72.

Storey, M., Killian, S., & O’Regan, P. (2017). Responsible management education: Mapping the field in the context of the SDGs. International Journal of Management Education, 15(2), 93-103.

Tiba, S., van Rijnsoever, F.J., & Hekkert, M.P. (2018). Firms with benefits: A systematic review of responsible entrepreneurship and corporate social responsibility literature. Corporate Social Responsibility and Environmental Management. Early View.

[9] Bocken, N.M.P., Short, S.W., Rana, P., & Evans, S. (2014). A literature and practice review to develop sustainable business model archetypes. Journal of Cleaner Production, 65, 42-56.

Hoveskog, M., Halila, F., Mattsson, M., Upward, A., & Karlsson, N. (2018). Education for sustainable development: Business modelling for flourishing. Journal of Cleaner Production, 172, 4383-4396.

Upward, A., & Jones, P. (2016). An ontology for strongly sustainable business models: Defining an enterprise framework compatible with natural and social science. Organization & Environment, 29(1), 97-123.

[10] Lupova-Henry, E., & Dotti, N. F. (2019). Governance of sustainable innovation: Moving beyond the hierarchy-market-network trichotomy? A systematic literature review using the ‘who-how-what’ framework. Journal of Cleaner Production210, 738-748.

Entreprendre & Innover Numéro Spécial :“Entreprise familiales et familles en affaires : L’entrepreneuriat est-il une affaire de famille ? ”

Appel à contribution numéro spécial

Site internet de la revue :  https://entreprendreetinnover.com/

“Entreprise familiales et familles en affaires : L’entrepreneuriat est-il une affaire de famille ? ”

Rédacteurs :

Miruna Radu-Lefebvre (Audencia Business School) – mradu@audencia.com

Céline Barrédy (Université de Lorraine) – celine.barredy@univ-lorraine.fr

Alain Fayolle (EM-Lyon Business School) – fayolle@em-lyon.com

Numéro Spécial Entrepreneuriat familial – EI

Description du Numéro Spécial

Les entreprises familiales représentent la grande majorité des entreprises au niveau mondial que ce soit dans les pays développés ou émergents1. Selon Fanny Letier, directrice de l’activité PME à la banque publique Bpifrance2, 83% des entreprises françaises en font partie, toute taille et secteur confondus. Pourtant, ce n’est que depuis quelques décennies que le champ disciplinaire du « family business » a vu le jour et démarré son développement, en parallèle et souvent de manière étanche par rapport au champ disciplinaire connexe, celui de l’entrepreneuriat. Ces deux champs se sont structurés et développés séparément, avec leurs propres spécialistes et leurs propres terrains, leurs modèles théoriques, leurs journaux et leurs conférences dédiées. Pourtant, leur proximité est réelle3 et leur dialogue nécessaire en raison du rôle reconnu joué par la famille dans la genèse et la transmission de l’esprit entrepreneurial et des compétences entrepreneuriales, également de l’intention entrepreneuriale ou encore des comportements entrepreneuriaux4. C’est ce qui explique l’émergence, lors des dernières années, d’un nouveau champ de recherche, « l’entrepreneuriat familial », situé à l’intersection de l’entrepreneuriat, du family business, de la sociologie et de la psychologie de la famille.

Si le champ du family business s’intéresse aux entreprises familiales caractérisées comme des entreprises dont la propriété et/ou le contrôle reviennent majoritairement à une ou des famille(s) dont l’intention est de transmettre l’entreprise de génération en génération5, l’entrepreneuriat familial englobe ce champ tout en le dépassant. Il pose comme objet d’étude central le phénomène entrepreneurial au sein des familles en affaires et des entreprises familiales. Le focus de l’entrepreneuriat familial relève ainsi de l’étude des pratiques et des comportements entrepreneuriaux des individus, des familles, et des entreprises6.

Pourquoi s’intéresser au phénomène entrepreneurial dans ce cadre précis de la famille et des entreprises familiales ? En effet, il a été montré que la pérennité et la croissance des entreprises familiales multigénérationnelles dépendent étroitement de la présence et de l’importance des pratiques et des comportements entrepreneuriaux chez les membres de la famille, comme chez les employés et les managers externes7.

L’environnement sociodémographique, légal, économique et culturel des familles en affaires évolue rapidement au travers du monde. Ces évolutions influencent à la fois le comportement des membres des familles en affaires mais également celui des entreprises familiales elles-mêmes. Des enjeux de définition de la famille, des questions liées au genre et aux nouvelles ambitions et revendications des femmes, l’intérêt croissant à la fois de la sphère économique et de la sphère politique pour les impacts sociaux et environnementaux des entreprises transforment en profondeur le paysage dans lequel les entreprises familiales opèrent aujourd’hui. Les contours légaux de la famille au premier rangs desquels les familles recomposées, l’adoption ainsi que leurs évolutions récentes comme le mariage homosexuel ou encore la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes, interrogent les dynamiques entrepreneuriales et leur évolutions consécutives dans le cadre de l’entreprise familiale. Pour bien comprendre les dynasties familiales, il faut prendre en compte le droit de la famille8. les dispositifs institutionnels de soutien de l’entrepreneuriat et du repreneuriat, ainsi que le cadre institutionnel relatif à la transmission intergénérationnelle de la propriété de l’entreprise familiale affectent les choix relatifs à la création et à la transmission de ces entreprises dans le cadre de la famille ou à un tiers9.

Les propositions traiteront, entre autres, des sujets suivants :

  • Comment se transmet l’esprit entrepreneurial au sein des familles en affaires ? Quels rôles jouent l’histoire familiale, les interactions avec le dirigeant, les apprentissages formels et informels dans cette transmission ?
  • Quelles pratiques entrepreneuriales peut-on observer au sein des familles en affaires et comment peut-on les étudier et les appréhender, à travers quels choix méthodologiques et quelles approches théoriques ?
  • Quel est l’impact des comportements entrepreneuriaux (ou intrapreneuriaux) du dirigeant, du successeur, ou des managers externes sur la performance des entreprises familiales ?
  • Comment les membres des familles en affaires gèrent-ils la superposition de rôles sociaux appartenant à des univers distincts (famille, entreprise, actionnariat) lorsqu’ils lancent de nouvelles activités au sein de l’entreprise ou souhaitent introduire des innovations, changer d’orientation stratégique ou revisiter l’identité organisationnelle ?
  • Quels outils formels et informels la famille mobilise-t-elle pour transmettre et / ou générer l’esprit d’entreprendre au sein des nouvelles générations ?
  • Les doctrines institutionnelles conduisent-elles à des comportements entrepreneuriaux distincts au sein des familles ?

 

Consignes aux auteurs

Vous trouverez l’intégralité des consignes sur le site de la revue :

https://revueentreprendreinnover.files.wordpress.com/2011/05/consignes-aux-auteurs-ei-janvier-2014.pdf

 

Ligne éditoriale

La revue Entreprendre et Innover est une revue de vulgarisation de haut niveau dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation édité par DeBoeck Université. Son ambition est de mettre à la portée d’un lectorat de cadres, entrepreneurs, professionnels des réseaux de création d’entreprises et dirigeants d’entreprises, des articles originaux, solides sur le plan scientifique ou innovants sur le plan des idées exprimées, sans s’accaparer des oripeaux des publications académiques. La revue est ouverte à TOUTES les disciplines et à TOUS les points de vue qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Dans la mesure où cette revue s’adresse en priorité à des praticiens, nous restons attentifs à ce que les contributions aient une préoccupation d’applications pratiques, d’implications entrepreneuriales et/ou de recommandations en matière politique.

Dans cet esprit, les contributions devront :

  • Avoir une section faisant explicitement référence à ces préoccupations : le lecteur doit toujours pouvoir se dire en fin de lecture : et alors ? en quoi cet article m’aide à agir ou à mieux réfléchir pour mon action future ?
  • Adopter un langage plus concret et opérationnel qu’il n’est d’usage dans les revues académiques : la théorie ne doit pas être absente mais vulgarisée, c’est-à-dire traduite en termes simples. Les concepts abstraits doivent être explicités et/ou illustrés par des exemples pratiques.
  • Ne pas accumuler les références scientifiques : le but est de choisir quelques auteurs de référence utiles pour comprendre le propos, non de montrer l’exhaustivité de la littérature académique sur le sujet. Les références scientifiques doivent être exclusivement citées grâce aux notes de bas de page.

 

Échéancier

Les principales dates à retenir sont les suivantes : Soumission des textes originaux31 Mars 2019
Retour vers les auteurs30 Juillet 2019
Date limite d’envoi des textes révisés30 Octobre 2019
Publication du numéroDécembre 2019

 

 

1 Gedajlovic, E., Carney, M., Chrisman, J. J., & Kellermanns, F. W. (2012). The adolescence of family firm research taking stock and planning for the future. Journal of Management, 38 (4): 1010–1037.

2 Arriver, D., & Jacquot, B. (2016). Les entreprises familiales toujours au coeur de l’économie, Le Figaro, 14 décembre.

3 Sharma, P., Hoy, F., Astrachan, J. H., & Koiranen, M. (2007). The practice-driven evolution of family business education. Journal of Business Research, 60(10), 1012-1021.

4 Aldrich, H. E., & Cliff, J. E. (2003). The pervasive effects of family on entrepreneurship: Toward a family embeddedness perspective. Journal of business venturing, 18(5), 573-596.

Fayolle, A., & Bégin, L. (2009). Entrepreneuriat familial: croisement de deux champs ou nouveau champ issu d’un double croisement?. Management international, 14(1), 11-23.

5 Chua, J. H., Chrisman, J. J., & Sharma, P. (1999). Defining the family business by behavior. Entrepreneurship theory and practice, 23(4), 19-39.

6 Bégin, L., Chabaud, D., & Richomme-Huet, K. (2010). Vers une approche contingente des entreprises familiales. Revue française de gestion, (1), 79-86.

Bettinelli, C., Sciascia, S., Randerson, K., & Fayolle, A. (2017). Researching Entrepreneurship in Family Firms. Journal of Small Business Management, 55(4), 506-529.

Chabaud, D. (2013). Les entreprises familiales au coeur de l’entrepreneuriat?. Le grand livre de l’entrepreneuriat. Paris, Dunod, 157-172.

Chabaud, D., & Sammut, S. (2014). Entrepreneuriat et entreprises familiales, de la proximité à un champ de recherche spécifique. Revue de l’entrepreneuriat, 13(3), 7-10.

Radu-Lefebvre, M.., & Lefebvre, V. (2016). Anticipating intergenerational management transfer of family firms: A typology of next generation’s future leadership projections. Futures, 75, 66-82.

7 Randerson, K., Bettinelli, C., Fayolle, A., & Anderson, A. (2015). Family entrepreneurship as a field of research: Exploring its contours and contents. Journal of Family Business Strategy, 6(3), 143-154.

Randerson, K., Dossena, G., & Fayolle, A. (2016). The futures of family business: family entrepreneurship. Futures, (75), 36-43.

8 Marcus, G. E. (1991). Law in the development of dynastic families among American business elites: The domestication of capital and the capitalization of family. Family Business Review, 4(1), 75-111.

9 Barrédy, C. (2016). In search of future alternatives for family business: Family law contributions through Civil and Common Law comparison. Futures, 75, 44-53.

Jaskiewicz, P., Combs, J. G., & Rau, S. B. (2015). Entrepreneurial legacy: Toward a theory of how some family firms nurture transgenerational entrepreneurship. Journal of Business Venturing, 30(1), 29-49.

 

CfP Special Issue – Entreprendre & Innover – L’éducation entrepreneuriale

Editeurs du dossier :

Caroline VERZAT, ESCP Europe,

Saulo DUBARD BARBOSA, emlyon business school,

Stéphane FOLIARD, Université Jean Monnet, St-Etienne,

Mohsen TAVAKOLI, emlyon business school & Université Grenoble Alpes (CERAG).

Appel à com EI n 40 – éducation Entrepreneuriale

Depuis plusieurs années, l’entrepreneuriat est proposé comme une solution pour la crise économique et socio-environnementale qui touche les sociétés modernes. Les acteurs et décideurs de tous les niveaux ont saisi cette prise de conscience collective et ont fortement misé sur le développement de l’entrepreneuriat et l’entrepreneuriat social. Aujourd’hui, après 70 ans du premier cours en entrepreneuriat enseigné à Harvard Business School, l’enseignement de l’entrepreneuriat est présent aux quatre coins du monde et se fait à tous les niveaux au sein de ifférents cadres institutionnels et disciplinaires.

Au niveau européen, l’enseignement de l’entrepreneuriat a trouvé une place prépondérante au sein des stratégies de l’Union Européenne (i.e. Europe 2020) notamment par l’agenda d’Oslo de 2006 et le plan d’action « Entrepreneurship 2020 »3. Les objectifs visés par ses mesures étaient de non seulement sensibiliser les apprentis, mais aussi de leur permettre d’apprendre l’entrepreneuriat par la pratique. Sur le plan national, le socle commun de connaissances, de compétences et de la culture prévoit qu’à la fin de sa scolarité obligatoire « L’élève sait prendre des initiatives, entreprendre et mettre en oeuvre des projets… » (“Socle commun de connaissances, de compétences et de culture,” n.d.). La loi du 4 août 2008 de modernisation de l’économie a instauré un nouveau statut pour les entrepreneurs individuels : autoentrepreneur,

L’éducation entrepreneuriale

pour faire face à la crise croissante de l’emploi. Après avoir organisé des assises de l’entrepreneuriat en 2013, le gouvernement français a décidé de donner encore plus d’élan à l’entrepreneuriat. La loi de refondation de l’école de la république de 2013 stipule l’intégration des nouvelles mesures destinées à sensibiliser les élèves de la 6ème à la terminale à l’entrepreneuriat4. En outre, l’introduction du statut étudiant-entrepreneur et les Pépites ainsi que le programme « French Tech » à la même époque ont démontré, encore une fois, la volonté des acteurs politiques de promouvoir le développement de l’entrepreneuriat en France.

Emblématique, le terme « startup nation » est de plus en plus présent dans les discours. En même temps, de nombreuses initiatives émanant du secteur privé et associatif visent à soutenir les futurs entrepreneurs. Entrepreneurs’ Organisation, Endeavor, Young Entrepreneurs Alliance, Ashoka, Enactus, Fondation Edward Lowe et fondation Kauffman en sont des exemples importants à l’international. En France, Entreprendre pour Apprendre, le Réseau et la fondation Entreprendre, Les entrepreneuriales, font partie des structures visant à inciter et soutenir l’entrepreneuriat auprès de divers segments de la population.

Face à cette profusion de politiques et d’initiatives visant à diffuser et à enseigner l’entrepreneuriat, et compte tenu de l’importance des ressources mobilisées, l’éducation entrepreneuriale devient un sujet de plus en plus pertinent. Or, si les recherches scientifiques ont répondu à la question « peut-on enseigner l’entrepreneuriat ? »5, elles laissent beaucoup de questions ouvertes sur pourquoi et comment l’enseigner, comment suivre et mesurer l’apprentissage, quels objectifs pédagogiques privilégier, quelle place pour la théorie et pour la pratique, entre autres.

Afin de prolonger le débat sur ces questions, nous proposons à la revue Entreprendre et Innover de publier un numéro spécial consacré à l’éducation entrepreneuriale. Ce numéro est l’occasion de connecter chercheurs, praticiens et éducateurs en entrepreneuriat, afin d’établir un panorama des pratiques pédagogiques innovantes, une revue de recherches récentes à destination des éducateurs, ainsi que revue(s) de lecture, entretien(s), et une tribune ouverte aux éducateurs, étudiants, entrepreneurs et chercheurs. Nous sommes particulièrement ouverts à des contributions portant sur les débats suivants :

  • Les pratiques de l’éducation entrepreneuriale (EE) :
    • L’EE a été modélisée par des chercheurs6 mais nous savons peu sur la façon dont ces modèles sont appliqués dans chaque contexte éducatif. Quels objectifs (création d’entreprise, acquisition de connaissances, de compétences, d’esprit d’entreprendre au sens large…) sont priorisés pour quels niveaux et quels profils d’apprenants ? Quels sont les principes pédagogiques poursuivis, les philosophies éducatives sous-jacentes, les activités proposées ?
    • Peut-on parler de méthodes éducatives entrepreneuriales spécifiques pour enseigner notamment la construction des opportunités et l’affrontement de l’incertitude ? Dans quelle mesure l’EE fait elle évoluer la forme scolaire traditionnelle ?
    • Les outils numériques ont-ils un rôle spécifique à jouer dans l’EE ? Quelles sont les conséquences (positives ou négatives) de leur intégration aux programmes d’EE ?
    • Quels acteurs défendent et pratiquent l’EE : quels enseignants ? quels partenaires extérieurs ? quelles directions d’établissement ? L’EE fait elle évoluer les postures des enseignants, leur sentiment d’efficacité, leur professionnalité perçue et reconnue ?
  • L’évaluation et la mesure d’impact de l’EE :
    • Qu’est-ce que l’efficacité et l’impact d’un dispositif d’EE ? Comment les mesurer : quels indicateurs, quel processus d’évaluation formative et certificative, à quelle(s) temporalité(s) ?
    • L’EE donne-t-elle un statut spécifique à l’essai, l’erreur et à l’échec dans le processus d’apprentissage et dans l’évaluation ?
    • A quelles conditions (d’objectifs poursuivis, de postures des enseignants, de publics, d’insertion dans le curriculum, de gouvernance institutionnelle…) l’enseignement de l’entrepreneuriat permet-il de (re)motiver les apprenants ? de les (ré)engager dans le processus d’apprentissage ? L’EE répond-elle de manière satisfaisante aux attentes des politiques publiques en matière d’insertion sociale et professionnelle des jeunes, de réduction du chômage, de contribution au développement économique et local…
  • Les questionnements critiques vis-à-vis de l’EE :
    • Les croyances, valeurs et paradigmes sous-jacents aux dispositifs éducatifs sont-elles claires pour tous les acteurs ? Quelles finalités affichées ou implicites font sens pour les différents acteurs impliqués ?
    • Dans quelle mesure l’EE peut-elle être considérée comme un véhicule idéologique d’un certain type de politique éducative ?
    • L’EE permet-elle d’augmenter effectivement le pouvoir d’agir de tous ou metelle insidieusement en place un processus de sélection sociale donnant l’illusion que chacun peut devenir autonome ?
  • La place du chercheur et de la recherche en EE :
    • Comment les études scientifiques peuvent venir en aide à l’éducateur en entrepreneuriat ? Comment pouvons-nous renforcer le lien entre le chercheur et l’éducateur ?
    • Quelles approches méthodologiques utiliser pour étudier la réalité des pratiques éducatives en entrepreneuriat ?

Les dates principales à retenir sont :

  • 01/10/2018 : Soumission des textes originaux
  • 01/01/2019 : Retour vers les auteurs
  • 10/03/2019 : Date limite d’envoi des textes révisés
  • 01/07/2019 : Publication du numéro

Soumissions (également accessible à : https://entreprendreetinnover.com/soumettre/ )

Les consignes aux auteurs sont accessibles ici: Consignes aux auteurs E&I – janvier 2014. Il est impératif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission. Les articles doivent être envoyés exclusivement en format Word à Elisabeth GELAS à l’adresse gelas@em‐lyon.com en mentionnant le titre de l’appel en objet et le N° corespondant.

Il est expressément demandé aux auteurs de joindre à leur soumission d’article les documents suivants (disponibles sur le site de la revue) dûment remplis:

  • La fiche descriptive disponible ici: Fiche soumission d’article E&I – janvier 2014.
  • La déclaration d’honneur anti‐plagiat disponible ici: Déclaration anti‐plagiat 2014‐0824

Veuillez prendre note que sans ces documents, l’article ne pourra pas être examiné par la rédaction.

Fayolle, A., Verzat, C., & Wapshott, R. (2016). In quest of legitimacy: The theoretical and methodological foundations of entrepreneurship education research. International Small Business Journal, 34(7), 895–904.

Valerio, A., Parton, B., & Robb, A. (2014). Entrepreneurship Education and Training Programs around the World : Dimensions for Success. The World Bank. Retrieved from https://ideas.repec.org/b/wbk/wbpubs/18031.html

European Commission, 2013a. Communication from the Commission to the European Parliament, the Council, the European Economic and Social Committee and the Committee of the Regions – Entrepreneurship 2020 Action Plan. Reigniting the entrepreneurial spirit in Europe. COM(2012) 795 final. [pdf] Available at: http://eurlex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2012:0795:FIN:EN:PDF [Consulté le 15 Décembre 2017)

https://www.economie.gouv.fr/favoriser-lentrepreneuriat

Voir l’article de Fayolle et al de 2016 (note n°1) et Fayolle, A. (2012). Entrepreneuriat-2e ed.: Apprendre à entreprendre. Dunod. Paris

Voir par exemple :Béchard, J.-P., & Grégoire, D. (2005). Entrepreneurship Education Research Revisited: The Case of Higher Education. Academy of Management Learning & Education, 4(1), 22–43.

Neck, H. M., & Greene, P. G. (2011). Entrepreneurship Education: Known Worlds and New Frontiers. Journal of Small Business Management, 49(1), 55–70.

Neck, H.M., Greene, P.G. & Brush, C.G (2014) Teaching Entrepreneurship, A Practice-Based Approach, Edward Elgar Publishing : Cheltenham UK, Northampton, MA

Verzat, C., Trindade-Chadeau, A. & Toutain, O. (2017). Introduction: Promesses et réalités de l’entrepreneuriat des jeunes. Agora débats/jeunesses, 75,(1), 57-72. doi:10.3917/agora.075.0057.

CfP Special Issue – Entreprendre & Innover – Entreprises Familiales et Famille en Affaires : l’entrepreneuriat est-il une affaire de famille ?

Éditeurs du dossier :

  • Miruna Radu-Lefebvre, Audencia
  • Céline Barrédy, Université Paris Nanterre
  • Alain Fayolle, emlyon business school

Thématique du numéro spécial

appel à com EI n 41 Entrepreneuriat Familial

Les entreprises familiales représentent la grande majorité des entreprises au niveau mondial que ce soit dans les pays développés ou émergents1. Selon Fanny Letier, directrice de l’activité PME à la banque publique Bpifrance2, 83% des entreprises françaises en font partie, toute taille et secteur confondus. Pourtant, ce n’est que depuis quelques décennies que le champ disciplinaire du « family business » a vu le jour et démarré son développement, en parallèle et souvent de manière étanche par rapport au champ disciplinaire connexe, celui de l’entrepreneuriat. Ces deux champs se sont structurés et développés séparément, avec leurs propres spécialistes et leurs propres terrains, leurs modèles théoriques, leurs journaux et leurs conférences dédiées. Pourtant, leur proximité est réelle3 et leur dialogue nécessaire en raison du rôle reconnu joué par la famille dans la genèse et la transmission de l’esprit entrepreneurial et des compétences entrepreneuriales, également de l’intention entrepreneuriale ou encore des comportements entrepreneuriaux4. C’est ce qui explique l’émergence, lors des dernières années, d’un nouveau champ de recherche, « l’entrepreneuriat familial », situé à l’intersection de l’entrepreneuriat, du family business, de la sociologie et de la psychologie de la famille.

Si le champ du family business s’intéresse aux entreprises familiales caractérisées comme des entreprises dont la propriété et/ou le contrôle reviennent majoritairement à une ou des famille(s) dont l’intention est de transmettre l’entreprise de génération en génération5, l’entrepreneuriat familial englobe ce champ tout en le dépassant. Il pose comme objet d’étude central le phénomène entrepreneurial au sein des familles en affaires et des entreprises familiales. Le focus de l’entrepreneuriat familial relève ainsi de l’étude des pratiques et des comportements entrepreneuriaux des individus, des familles, et des entreprises6. Pourquoi s’intéresser au phénomène entrepreneurial dans ce cadre précis de la famille et des entreprises familiales ? En effet, il a été montré que la pérennité et la croissance des entreprises familiales multigénérationnelles dépendent étroitement de la présence et de l’importance des pratiques et des comportements entrepreneuriaux chez les membres de la famille, comme chez les employés et les managers externes7.

L’environnement sociodémographique, légal, économique et culturel des familles en affaires évolue rapidement au travers du monde. Ces évolutions influencent à la fois le comportement des membres des familles en affaires mais également celui des entreprises familiales elles-mêmes. Des enjeux de définition de la famille, des questions liées au genre et aux nouvelles ambitions et revendications des femmes, l’intérêt croissant à la fois de la sphère économique et de la sphère politique pour les impacts sociaux et environnementaux des entreprises transforment en profondeur le paysage dans lequel les entreprises familiales opèrent aujourd’hui. Les contours légaux de la famille au premier rang desquels les familles recomposées, l’adoption ainsi que leurs évolutions récentes comme le mariage homosexuel ou encore la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes, interrogent les dynamiques entrepreneuriales et leur évolutions consécutives dans le cadre de l’entreprise familiale. Pour bien comprendre les dynasties familiales, il faut prendre en compte le droit de la famille88. Les dispositifs institutionnels de soutien de l’entrepreneuriat et du repreneuriat, ainsi que le cadre institutionnel relatif à la transmission intergénérationnelle de la propriété de l’entreprise familiale affectent les choix relatifs à la création et à la transmission de ces entreprises dans le cadre de la famille ou à un tiers9.

Les propositions traiteront, entre autres, des sujets suivants :

  • Comment se transmet l’esprit entrepreneurial au sein des familles en affaires ? Quels rôles jouent l’histoire familiale, les interactions avec le dirigeant, les apprentissages formels et informels dans cette transmission ? Quelles pratiques entrepreneuriales peut-on observer au sein des familles en affaires et comment peut-on les étudier et les appréhender, à travers quels choix méthodologiques et quelles approches théoriques ?
  • Quel est l’impact des comportements entrepreneuriaux (ou intrapreneuriaux) du dirigeant, du successeur, ou des managers externes sur la performance des entreprises familiales ?
  • Comment les membres des familles en affaires gèrent-ils la superposition de rôles sociaux appartenant à des univers distincts (famille, entreprise, actionnariat) lorsqu’ils lancent de nouvelles activités au sein de l’entreprise ou souhaitent introduire des innovations, changer d’orientation stratégique ou revisiter l’identité organisationnelle ?
  • Quels outils formels et informels la famille mobilise-t-elle pour transmettre et / ou générer l’esprit d’entreprendre au sein des nouvelles générations ?
  • Les doctrines institutionnelles conduisent-elles à des comportements entrepreneuriaux distincts au sein des familles ?

Les dates principales à retenir sont:

Soumission des textes

Au plus tard le 30 avril 2019

Parution Septembre 2019

Soumissions (également accessible à : https://entreprendreetinnover.com/soumettre/ )

Les consignes aux auteurs sont accessibles ici: Consignes aux auteurs E&I – janvier 2014. Il est imperatif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission.

Les articles doivent etre envoyes exclusivement en format Word a Elisabeth GELAS a l’adresse gelas@em‐lyon.com en mentionnant le titre de l’appel en objet et le N° correspondant.

Il est expressement demande aux auteurs de joindre a leur soumission d’article les documents suivants (disponibles sur le site de la revue) dument remplis:

  • La fiche descriptive disponible ici: Fiche soumission d’article E&I – janvier 2014.
  • La declaration d’honneur anti‐plagiat disponible ici: Declaration anti‐plagiat 2014‐0824

Veuillez prendre note que sans ces documents, l’article ne pourra pas etre examine par la redaction.

1 Gedajlovic, E., Carney, M., Chrisman, J. J., & Kellermanns, F. W. (2012). The adolescence of family firm research taking stock and planning for the future. Journal of Management, 38 (4): 1010–1037.

2 Arriver, D., & Jacquot, B. (2016). Les entreprises familiales toujours au coeur de l’économie, Le Figaro, 14 décembre.

3 Sharma, P., Hoy, F., Astrachan, J. H., & Koiranen, M. (2007). The practice-driven evolution of family business education. Journal of Business Research, 60(10), 1012-1021

4 Aldrich, H. E., & Cliff, J. E. (2003). The pervasive effects of family on entrepreneurship: Toward a family embeddedness perspective. Journal of business venturing, 18(5), 573-596.

Fayolle, A., & Bégin, L. (2009). Entrepreneuriat familial: croisement de deux champs ou nouveau champ issu d’un double croisement?. Management international, 14(1), 11-23

5 Chua, J. H., Chrisman, J. J., & Sharma, P. (1999). Defining the family business by behavior. Entrepreneurship theory and practice, 23(4), 19-39.

6 Bégin, L., Chabaud, D., & Richomme-Huet, K. (2010). Vers une approche contingente des entreprises familiales. Revue française de gestion, (1), 79-86.

Bettinelli, C., Sciascia, S., Randerson, K., & Fayolle, A. (2017). Researching Entrepreneurship in Family Firms. Journal of Small Business Management, 55(4), 506-529.

Chabaud, D. (2013). Les entreprises familiales au coeur de l’entrepreneuriat?. Le grand livre de l’entrepreneuriat. Paris, Dunod,157-172.

Chabaud, D., & Sammut, S. (2014). Entrepreneuriat et entreprises familiales, de la proximité à un champ de recherche spécifique. Revue de l’entrepreneuriat, 13(3), 7-10.

Radu-Lefebvre, M.., & Lefebvre, V. (2016). Anticipating intergenerational management transfer of family firms: A typology of next generation’s future leadership projections. Futures, 75, 66-82.

7 Randerson, K., Bettinelli, C., Fayolle, A., & Anderson, A. (2015). Family entrepreneurship as a field of research: Exploring its contours and contents. Journal of Family Business Strategy, 6(3), 143-154.

Randerson, K., Dossena, G., & Fayolle, A. (2016). The futures of family business: family entrepreneurship. Futures, (75), 36-43.

8 Marcus, G. E. (1991). Law in the development of dynastic families among American business elites: The domestication of capital and the capitalization of family. Family Business Review, 4(1), 75-111.

9 Barrédy, C. (2016). In search of future alternatives for family business: Family law contributions through Civil and Common Law comparison. Futures, 75, 44-53.

Jaskiewicz, P., Combs, J. G., & Rau, S. B. (2015). Entrepreneurial legacy: Toward a theory of how some family firms nurture transgenerational entrepreneurship. Journal of Business Venturing, 30(1), 29-49

CfP Special Issue – Entreprendre & Innover – L’éducation entrepreneuriale

 Editeurs du dossier :

Caroline VERZAT, ESCP Europe,

Saulo DUBARD BARBOSA, emlyon business school,

Stéphane FOLIARD, Université Jean Monnet, St-Etienne,

Mohsen TAVAKOLI, emlyon business school & Université Grenoble Alpes (CERAG).

Appel à com EI n 40 – éducation Entrepreneuriale

Depuis plusieurs années, l’entrepreneuriat est proposé comme une solution pour la crise économique et socio-environnementale qui touche les sociétés modernes. Les acteurs et décideurs de tous les niveaux ont saisi cette prise de conscience collective et ont fortement misé sur le développement de l’entrepreneuriat et l’entrepreneuriat social. Aujourd’hui, après 70 ans du premier cours en entrepreneuriat enseigné à Harvard Business School, l’enseignement de l’entrepreneuriat est présent aux quatre coins du monde et se fait à tous les niveaux au sein de ifférents cadres institutionnels et disciplinaires.

Au niveau européen, l’enseignement de l’entrepreneuriat a trouvé une place prépondérante au sein des stratégies de l’Union Européenne (i.e. Europe 2020) notamment par l’agenda d’Oslo de 2006 et le plan d’action « Entrepreneurship 2020 »3. Les objectifs visés par ses mesures étaient de non seulement sensibiliser les apprentis, mais aussi de leur permettre d’apprendre l’entrepreneuriat par la pratique. Sur le plan national, le socle commun de connaissances, de compétences et de la culture prévoit qu’à la fin de sa scolarité obligatoire « L’élève sait prendre des initiatives, entreprendre et mettre en oeuvre des projets… » (“Socle commun de connaissances, de compétences et de culture,” n.d.). La loi du 4 août 2008 de modernisation de l’économie a instauré un nouveau statut pour les entrepreneurs individuels : autoentrepreneur,

 

 

L’éducation entrepreneuriale

 

pour faire face à la crise croissante de l’emploi. Après avoir organisé des assises de l’entrepreneuriat en 2013, le gouvernement français a décidé de donner encore plus d’élan à l’entrepreneuriat. La loi de refondation de l’école de la république de 2013 stipule l’intégration des nouvelles mesures destinées à sensibiliser les élèves de la 6ème à la terminale à l’entrepreneuriat4. En outre, l’introduction du statut étudiant-entrepreneur et les Pépites ainsi que le programme « French Tech » à la même époque ont démontré, encore une fois, la volonté des acteurs politiques de promouvoir le développement de l’entrepreneuriat en France.

Emblématique, le terme « startup nation » est de plus en plus présent dans les discours. En même temps, de nombreuses initiatives émanant du secteur privé et associatif visent à soutenir les futurs entrepreneurs. Entrepreneurs’ Organisation, Endeavor, Young Entrepreneurs Alliance, Ashoka, Enactus, Fondation Edward Lowe et fondation Kauffman en sont des exemples importants à l’international. En France, Entreprendre pour Apprendre, le Réseau et la fondation Entreprendre, Les entrepreneuriales, font partie des structures visant à inciter et soutenir l’entrepreneuriat auprès de divers segments de la population.

Face à cette profusion de politiques et d’initiatives visant à diffuser et à enseigner l’entrepreneuriat, et compte tenu de l’importance des ressources mobilisées, l’éducation entrepreneuriale devient un sujet de plus en plus pertinent. Or, si les recherches scientifiques ont répondu à la question « peut-on enseigner l’entrepreneuriat ? »5, elles laissent beaucoup de questions ouvertes sur pourquoi et comment l’enseigner, comment suivre et mesurer l’apprentissage, quels objectifs pédagogiques privilégier, quelle place pour la théorie et pour la pratique, entre autres.

Afin de prolonger le débat sur ces questions, nous proposons à la revue Entreprendre et Innover de publier un numéro spécial consacré à l’éducation entrepreneuriale. Ce numéro est l’occasion de connecter chercheurs, praticiens et éducateurs en entrepreneuriat, afin d’établir un panorama des pratiques pédagogiques innovantes, une revue de recherches récentes à destination des éducateurs, ainsi que revue(s) de lecture, entretien(s), et une tribune ouverte aux éducateurs, étudiants, entrepreneurs et chercheurs. Nous sommes particulièrement ouverts à des contributions portant sur les débats suivants :

 

  • Les pratiques de l’éducation entrepreneuriale (EE) :
    • L’EE a été modélisée par des chercheurs6 mais nous savons peu sur la façon dont ces modèles sont appliqués dans chaque contexte éducatif. Quels objectifs (création d’entreprise, acquisition de connaissances, de compétences, d’esprit d’entreprendre au sens large…) sont priorisés pour quels niveaux et quels profils d’apprenants ? Quels sont les principes pédagogiques poursuivis, les philosophies éducatives sous-jacentes, les activités proposées ?
    • Peut-on parler de méthodes éducatives entrepreneuriales spécifiques pour enseigner notamment la construction des opportunités et l’affrontement de l’incertitude ? Dans quelle mesure l’EE fait elle évoluer la forme scolaire traditionnelle ?
    • Les outils numériques ont-ils un rôle spécifique à jouer dans l’EE ? Quelles sont les conséquences (positives ou négatives) de leur intégration aux programmes d’EE ?
    • Quels acteurs défendent et pratiquent l’EE : quels enseignants ? quels partenaires extérieurs ? quelles directions d’établissement ? L’EE fait elle évoluer les postures des enseignants, leur sentiment d’efficacité, leur professionnalité perçue et reconnue ?
  • L’évaluation et la mesure d’impact de l’EE :
    • Qu’est-ce que l’efficacité et l’impact d’un dispositif d’EE ? Comment les mesurer : quels indicateurs, quel processus d’évaluation formative et certificative, à quelle(s) temporalité(s) ?
    • L’EE donne-t-elle un statut spécifique à l’essai, l’erreur et à l’échec dans le processus d’apprentissage et dans l’évaluation ?
    • A quelles conditions (d’objectifs poursuivis, de postures des enseignants, de publics, d’insertion dans le curriculum, de gouvernance institutionnelle…) l’enseignement de l’entrepreneuriat permet-il de (re)motiver les apprenants ? de les (ré)engager dans le processus d’apprentissage ? L’EE répond-elle de manière satisfaisante aux attentes des politiques publiques en matière d’insertion sociale et professionnelle des jeunes, de réduction du chômage, de contribution au développement économique et local…
  • Les questionnements critiques vis-à-vis de l’EE :
    • Les croyances, valeurs et paradigmes sous-jacents aux dispositifs éducatifs sont-elles claires pour tous les acteurs ? Quelles finalités affichées ou implicites font sens pour les différents acteurs impliqués ?
    • Dans quelle mesure l’EE peut-elle être considérée comme un véhicule idéologique d’un certain type de politique éducative ?
    • L’EE permet-elle d’augmenter effectivement le pouvoir d’agir de tous ou metelle insidieusement en place un processus de sélection sociale donnant l’illusion que chacun peut devenir autonome ?
  • La place du chercheur et de la recherche en EE :
    • Comment les études scientifiques peuvent venir en aide à l’éducateur en entrepreneuriat ? Comment pouvons-nous renforcer le lien entre le chercheur et l’éducateur ?
    • Quelles approches méthodologiques utiliser pour étudier la réalité des pratiques éducatives en entrepreneuriat ?

 

Les dates principales à retenir sont :

  • 01/10/2018 : Soumission des textes originaux
  • 01/01/2019 : Retour vers les auteurs
  • 10/03/2019 : Date limite d’envoi des textes révisés
  • 01/07/2019 : Publication du numéro

Soumissions (également accessible à : https://entreprendreetinnover.com/soumettre/ )

Les consignes aux auteurs sont accessibles ici: Consignes aux auteurs E&I – janvier 2014. Il est impératif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission. Les articles doivent être envoyés exclusivement en format Word à Elisabeth GELAS à l’adresse gelas@em‐lyon.com en mentionnant le titre de l’appel en objet et le N° corespondant.

Il est expressément demandé aux auteurs de joindre à leur soumission d’article les documents suivants (disponibles sur le site de la revue) dûment remplis:

  • La fiche descriptive disponible ici: Fiche soumission d’article E&I – janvier 2014.
  • La déclaration d’honneur anti‐plagiat disponible ici: Déclaration anti‐plagiat 2014‐0824

Veuillez prendre note que sans ces documents, l’article ne pourra pas être examiné par la rédaction.

 

 

Fayolle, A., Verzat, C., & Wapshott, R. (2016). In quest of legitimacy: The theoretical and methodological foundations of entrepreneurship education research. International Small Business Journal, 34(7), 895–904.

Valerio, A., Parton, B., & Robb, A. (2014). Entrepreneurship Education and Training Programs around the World : Dimensions for Success. The World Bank. Retrieved from https://ideas.repec.org/b/wbk/wbpubs/18031.html

European Commission, 2013a. Communication from the Commission to the European Parliament, the Council, the European Economic and Social Committee and the Committee of the Regions – Entrepreneurship 2020 Action Plan. Reigniting the entrepreneurial spirit in Europe. COM(2012) 795 final. [pdf] Available at: http://eurlex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2012:0795:FIN:EN:PDF [Consulté le 15 Décembre 2017)

https://www.economie.gouv.fr/favoriser-lentrepreneuriat

Voir l’article de Fayolle et al de 2016 (note n°1) et Fayolle, A. (2012). Entrepreneuriat-2e ed.: Apprendre à entreprendre. Dunod. Paris

Voir par exemple :Béchard, J.-P., & Grégoire, D. (2005). Entrepreneurship Education Research Revisited: The Case of Higher Education. Academy of Management Learning & Education, 4(1), 22–43.

Neck, H. M., & Greene, P. G. (2011). Entrepreneurship Education: Known Worlds and New Frontiers. Journal of Small Business Management, 49(1), 55–70.

Neck, H.M., Greene, P.G. & Brush, C.G (2014) Teaching Entrepreneurship, A Practice-Based Approach, Edward Elgar Publishing : Cheltenham UK, Northampton, MA

Verzat, C., Trindade-Chadeau, A. & Toutain, O. (2017). Introduction: Promesses et réalités de l’entrepreneuriat des jeunes. Agora débats/jeunesses, 75,(1), 57-72. doi:10.3917/agora.075.0057.

Appel à contributions – Entreprendre & Innover – Echec…Rebond…Résilience: Cercle vertueux ou mythe du super héros?

ENTREPRENDRE & INNOVER

APPEL À COMMUNICATION NUMERO SPECIAL

ECHEC…REBOND…RESILIENCE :

Cercle vertueux ou mythe du super héros ?

Éditeurs : Fabienne Bornard, Olivier Toutain, Alain Fayolle, Caroline Verzat

Appel à com ECHEC ET RESILIENCE

Thématique du numéro spécial

La peur de l’échec constitue un des freins au démarrage d’une activité entrepreneuriale. En 2016, 40,3 % des français ont affirmé que la peur de l’échec1 pourrait les empêcher de créer une entreprise, d’après l’enquête annuelle du programme de recherche Global Entrepreneurship Monitor (GEM). Cependant, qu’entend-on réellement par « échec » ? Cette question s’avère complexe et reste posée sur le plan académique2.

De plus l’enquête de GEM constate sur cette question des écarts élevés entre les pays, entre un minimum de 17,9 % de la population (Burkina Faso) à un maximum de 54,4 % (Emirats arabes unis). Comment peut-on interpréter de tels écarts ? La perception de l’échec renvoie à des conventions, des normes culturelles, en relation avec la place et l’acceptation de l’échec dans les sociétés, mais également avec la manière dont l’audace, la curiosité et le risque sont valorisés. Sur le plan individuel, l’échec renvoie à la nature des attendus ou objectifs de l’entrepreneur, à la perception de ce qu’il a perdu ou risque de perdre. C’est une émotion qui intervient dans les processus décisionnels de l’entrepreneur en minorant par exemple les effets de l’évaluation3 .

Sur le plan organisationnel l’échec entrepreneurial développe également des émotions négatives que les organisations doivent apprendre à gérer ou anticiper4 .Outre la dimension collective (équipe entrepreneuriale, organisation, société) ou individuelle, l’échec peut s’interpréter selon deux types de mesures5, objectives (indicateurs non atteints, faillite financière, etc.) et subjectives (j’estime avoir échoué). Se pose également la question des échelles temporelles ou spatiales, par exemple jusqu’à quand se donne-t-on pour « réussir » ?

Si l’on poursuit le raisonnement un peu plus loin, l’entrepreneuriat peut également s’envisager comme un processus d’apprentissage. Honig proposait dès 2004 un modèle expérientiel de l’éducation entrepreneuriale intégrant l’apprentissage par l’échec et le développement de la confiance, de la Echec, Résilience, Rebond tolérance au risque, du leadership et de l’expérience managériale grâce à cela. Des méthodes comme le « Lean start up »6 portant sur la façon la plus efficace de créer des entreprises ou des projets innovants prônent l’entrée le plus tôt possible dans une boucle d’apprentissage accélérée. En somme il faudrait s’engager joyeusement dans un cycle d’essais-erreurs pour trier au plus tôt, pivoter si nécessaire, dessiner progressivement le projet en faisant confiance aux potentialités du futur. Ce qui fait écho, dans le monde académique, à la théorie de l’effectuation pour les entrepreneurs experts en situation d’incertitude élevée. La maxime favorite des GAFA, « fail harder » semble se diffuser lentement en France, comme le montrent l’apparition des « failcon » (témoignages d’entrepreneurs ayant échoué7).

Mais qu’en est-il réellement pour ces entrepreneurs qui tentent un nouveau projet ? On ne peut ignorer les drames que peut déclencher un échec entrepreneurial. Comment survivre à ce type d’échec ? Est-il réellement possible de rebondir pour reprendre sa carrière entrepreneuriale ? Dans quelles conditions ? Est-ce souhaitable ? Qu’apprend-t-on réellement d’une situation d’échec ? La résilience entrepreneuriale, considérée par certains chercheurs comme un trait de caractère utile à l’entrepreneur8, le conduirait à poursuivre sa dynamique entrepreneuriale9. Pourtant, n’est-on pas en train de tomber dans un autre type de vision idéaliste qui survaloriserait la valeur de l’expérience par l’échec10 ? Dès lors, l’échec ne relèverait-il pas de croyances populaires, de visions de la société occidentale, influencées par exemple par certaines idéologies religieuses ou libérales qui prônent des attitudes et des comportements proches des logiques de survie ?

Enfin, est-il possible de se préparer à l’échec, d’accompagner, voire d’enseigner l’échec dans l’idée d’améliorer ses capacités de résilience et de rebond ? Dans ce cas, quels types d’encadrement pédagogiques faudrait-il mettre en place ? Shepherd11 recommande ce sujet à des compétences psychologiques particulières.

La dimension émotionnelle et psychologique de l’entrepreneur (stress, risques de burnout, passion, etc.) suscite actuellement un certain nombre de travaux intéressants et contrastés, que la revue Entreprendre & Innover avait commencé à aborder dans son numéro 29, L’agir entrepreneurial, entre émotions et raison. Ce numéro spécial propose d’aborder les notions d’échec, de résilience et de rebond en privilégiant des travaux critiques qui puissent apporter une contribution nuancée à la question de la place de ces sujets en entrepreneuriat : dans quelle mesure permettent-ils une meilleure compréhension, anticipation, et un meilleur accompagnement des difficultés rencontrées par l’entrepreneur ? Ne sont-ils pas une facette de plus de la mythologie entrepreneuriale qui appréhende l’entrepreneur comme un super héros capable de surmonter tous les obstacles et d’en sortir plus fort ? Echec, Résilience, Rebond ENTREPRENDRE & INNOVER P. 3

 

 

1 % de la population des 18 à 64 ans percevant de bonnes opportunités pour créer une entreprise.

2 Anna Jenkins et Alexander McKelvie (2016), what is entrepreneurial failure ?, International Small Business Journal, 34-2, pp. 176-188.

3 Isabell M. Welpe , Matthias Spörrle, Dietmar Grichnik, Theresa Michel, et David B. Audretsch (2012), Emotions and opportunities: The interplay of opportunity evaluation, fear, joy, and anger as antecedent of entrepreneurial exploitation », Entrepreneurship Theory and Practice 36, no. 1, p. 69-96.

4 Dean A. Shepherd et Holger Patzelt (2016), Learning from entrepreneurial failure, Cambridge University Press.

5 Jenkins et al., ibid.

6 Eric Ries (2011), The lean startup: How today’s entrepreneurs use continuous innovation to create radically successful businesses, Crown Books.

7 Voir par exemple : http://france.thefailcon.com/

8 Mathew LA Hayward, William R. Forster, Saras D. Sarasvathy, and Barbara L. Fredrickson (2010), Beyond hubris: How highly confident entrepreneurs rebound to venture again, Journal of Business Venturing 25, no. 6, p. 569-578.

9 Marie-Josée Bernard et Saulo Dubard Barbosa (2016), Resilience and entrepreneurship: A dynamic and biographical approach to the entrepreneurial act., M@ n@ gement 19, no. 2, p. 89.

10 Franck Bares et Claudine Auger (2016), Au-delà du fantasme, Gestion 41, no. 1, p. 102-105.

11 Dean A Shepherd.(2004), Educating entrepreneurship students about emotion and learning from failure, Academy of Management Learning & Education, no. 3 , p. 274-287.

Les propositions traiteront, entre autres, des sujets suivants :

Quels sont les éléments qui constituent la relation à l’échec (appréhensions, émotions, influence sur les choix futurs, importance dans la trajectoire de vie…) ? En quoi interviennent-ils dans la décision ou le comportement entrepreneurial ? Comment se remettre d’un échec entrepreneurial ? Dans quelle mesure la résilience joue-t-elle un rôle ?

La dimension collective de l’échec en entrepreneuriat : au niveau des équipes (contagion émotionnelle, processus de décision, confiance et conditions d’engagement, soutien de l’équipe apprenante…) ; au niveau des organisations (entreprises, écoles, incubateurs…) et de l’écosystème entrepreneurial : comment prévenir, anticiper, mesurer l’échec ?

Est-ce qu’on apprend vraiment de l’échec entrepreneurial et si oui, qu’est-ce qu’on apprend ? Etude de la relation échec-apprentissages ; Les individus qui ont connu l’échec sont-ils vraiment de meilleurs entrepreneurs ensuite en termes de comportement entrepreneurial ?

Comment laisser le droit à l’erreur aux porteurs de projet et jusqu’où ? Peut-on imaginer des dispositifs institutionnels ou organisationnels qui puissent ouvrir des espaces d’essai-erreur aux futurs entrepreneurs ? Comment aménager les dispositifs d’incubation actuels dans ce sens ?

Comment enseigner l’apprentissage par l’échec ? Faut-il l’enseigner ? Sous quelles conditions la pédagogie par projets permet- elle de s’y préparer ?

 

Échéancier :

Soumission des textes

 

Au plus tard 15 mai 2018

ParutionMars 2019

 

https://entreprendreetinnover.com/ 

Parutions Entreprendre & Innover

Parution des n°27 et 28 : Collectors « Sept ans de réflexion sur l’entrepreneuriat et l’innovation ».

https://www.cairn.info/revue-entreprendre-et-innover.htm

Entreprendre et Innover : parution du n°25

 

Entreprendre & Innover

Parution du n°25

Quelles alternatives aux modes de financement

traditionnels pour les jeunes entreprises innovantes ?

https://www.cairn.info/revue-entreprendre-et-innover-2015-2.htm

Appel à communications

Appel à contributions Entreprendre et Innover n°21

L’accompagnement: Quels enjeux aujourd’hui?

Date limite de soumission: 29 novembre 2013

Rédacteurs invités :

Fabienne Bornard (INSEEC Alpes-Savoie),

Didier Chabaud (Université d’Avignon),

Etienne St-Jean (Université du Québec à Trois Rivières),

Caroline Verzat (Novancia)

 De nombreux thèmes sont possibles, parmi lesquels ceux relatifs :

– au(x) métier(s) de l’accompagnement : quelles compétences, et incitations pour les accompagnateurs ? Quels outils de gestion utiliser ? Quelles méthodes développer qui tiennent mieux compte des processus de décision et d’action propres aux entrepreneurs (bricolage, effectuation, apprentissage expérientiel, etc.) ? Quelles formations et/ou dispositifs de supervision proposer aux accompagnateurs pour progresser ?

– aux formes et structures d’accompagnement : quelles performances dans l’accompagnement ? Quelle diversité de pratiques ? Quels modèles d’affaires ?

– aux politiques publiques, à la gouvernance et d’éco-système de l’accompagnement : quelle articulation entre politique locale et nationale, mais aussi quelle coordination dans l’intervention des divers acteurs de l’accompagnement ? Quelles politiques publiques ? Quelles leçons tirer des expériences internationales ?

– à l’information et à la communication avec les créateurs, repreneurs ou intrapreneurs, afin de permettre à chacun d’accéder à des formes d’accompagnement et à des structures idoines en fonction de la variété de leurs besoins, et de vaincre les réticences.

Conformément à l’esprit de la revue, le dossier se veut un espace de débat et de dialogue entre chercheurs et praticiens. Les contributions attendues devront présenter dans un style clair et lisible des analyses stimulantes et des points de vue originaux, solidement étayés, susceptibles d’être utiles à toutes les parties prenantes. Il est impératif de conclure par des implications pratiques.

Téléchargez Appel_a_com_Dossier_Accompagnement_n21_EI

APPEL A CONTRIBUTIONS

ENTREPRENDRE ET INNOVER

Appel à contributions – n° 20  – Dossier spécial

Entreprendre dans la diversité

 

L’entrepreneuriat peut être conçu comme un ensemble de  processus créateurs de valeur aussi bien économique que sociale. Les acteurs au cœur de  cette dynamique vivent des parcours singuliers, et disposent de profils ambivalents et multiples. Ils ont des caractéristiques qui leur sont propres et évoluent dans des environnements composites.  La richesse de leur personnalité et la nature des écosystèmes dans lesquels ils évoluent en font des entrepreneurs atypiques et porteurs de sens. L’émergence d’acteurs qui entreprennent dans la diversité et souvent la difficulté ne fait plus aucun doute et leur place dans le paysage entrepreneurial apparaît de plus en plus marquée. Qu’il s’agisse des  femmes (Scott, 1986 ;  Hisrich et Brush, 1987 ; Birley et Moss, 1987 ; Hisrich, et Brush, 2009), des immigrés (Levy, 2004), des étudiants (Gasse, 2003 ; Emin, 2004 ; Fayolle, 2004, 2009 ; Tounès, 2006 ; Boissin, 2008, 2009), des seniors (Kautonen et al. 2010, 2011 ; Maâlaoui, et al. 2013), des personnes handicapées (Maâlaoui, 2013) ou des demandeurs d’emploi (Nakara et Fayolle, 2012), nul ne peut ignorer l’importance économique et sociale de ces entrepreneurs de la diversité.

Entreprendre & Innover, revue trimestrielle, va publier dans son numéro 20 au quatrième trimestre 2013 un dossier spécial sur l’entrepreneuriat de diversité et lance à cet effet un appel à contribution sur cette thématique. L’ambition de ce numéro est de faire le point des recherches et réflexions sur ces types d’entrepreneuriat développés par des individus appartenant à des groupes soit sous-représentés (comme les femmes, qui ne représentent que 30% de l’entrepreneuriat en France), soit défavorisés (comme les chômeurs, les seniors, les personnes handicapées, les minorités ethniques, les personnes vivant dans la précarité et/ou la pauvreté…).

Les propositions doivent parvenir par voie électronique avant le 30 août2013 aux éditeurs invités :

–          fayolle @ em-lyon.com

–          Severine.le-loarne @ grenoble-em.com

–          amaalaoui @ esg.fr

Les dates principales à retenir sont :

–          30/08/2013 :         Soumission des textes originaux

–          20/09/2013 :         Retour vers les auteurs

–          18/10/2013 :         Date limite d’envoi des textes révisés

–          20/12/2013 :         Publication du numéro

 

Téléchargez CfP_Diversite_2013-Revue_EEI_Version_Finale

Entreprendre et Innover

Entreprendre et Innover

Parution du numéro 16 :

Les défis de l’entrepreneuriat high-tech.

 

Editorial

·         Michel Bernasconi et Jean-Jaques Degroof – ÉTAT D’URGENCE POUR LES JEUNES ENTREPRISES HIGH TECH EUROPÉENNES

Articles

·         Diane Saty Kouame – LE FINANCEMENT, LEVIER DE PERFORMANCE DES JEUNES ENTREPRISES INNOVANTES

·         Jean-Jacques Degroof – POURQUOI LES SPIN-OFFS EUROPÉENNES CROISSENT-ELLES SI PEU ?

·         Olivier Witmeur – INTÉGRER DE NOUVELLES APPROCHES POUR BÂTIR DES START-UP PLUS PÉRENNES

·         Frédéric Iselin – HEC START UP INVITRO OU LA PROCRÉATION ASSISTÉE POUR ENTREPRISES INNOVANTES

·         Jean-Jacques Degroof – RAPPORT. LES LEÇONS DU PROJET VICO SUR LE CAPITAL-RISQUE EUROPÉEN

Entretien

·         Jean-Yves Courtois, PDG d’Orolia « MON ATTITUDE, C’EST D’EXPLORER, D’EXPÉRIMENTER, DE ME LAISSER GUIDER ET D’ESSAYER D’ÊTRE ORIGINAL »

Livres

·         Jean-Jacques Degroof – COMMENT ENTREPRISES ET UNIVERSITÉS PEUVENT COLLABORER POUR INNOVER

·         Claire AUPLAT et Aurélie Delemarle – MIEUX COMPRENDRE LES NOUVELLES OPPORTUNITÉS LIÉES AUX NANOTECHNOLOGIES

·         Didier Bernard – JOB L’ENTREPRENEUR. L’ACTE ENTREPRENEURIAL À TRAVERS UNE LECTURE DU LIVRE DE JOB

 

Retrouvez l’information et les articles en cliquant ici.

Entreprendre et Innover

Entreprendre et Innover

Le numéro 15 est paru.

Son thème est: LE PLAN D’AFFAIRES SOUS LES PROJECTEURS.

Éditorial

  • Alain Fayolle et Olivier Witmeur – FAUT-IL SAUVER LE SOLDAT PLAN D’AFFAIRES ?
  • Philippe Silberzahn – L’EFFECTUATION, LOGIQUE DE PENSÉE DES ENTREPRENEURS EXPERTS
  • Olivier Toutain et Alain Fayolle – NI EXCÈS D’HONNEUR NI INDIGNITÉ POUR LE PLAN D’AFFAIRES
  • Haithem Chaabouni et al. – L’ENTREPRENEUR EFFECTUAL FACE AUX LIMITES DU PLAN D’AFFAIRES
  • Olivier Witmeur – PLAN D’AFFAIRES : PASSER DU PRÊT-À-PORTER AU SUR-MESURE
  • Caroline Verzat et Benoît Granger – ACCOMPAGNER PLUTÔT QU’ENSEIGNER LE BUSINESS PLAN : BILAN D’UNE EXPÉRIMENTATION PÉDAGOGIQUE
  • Paul Millier et Jean-Pascal Rey – TRADUIRE L’INTENTION ENTREPRENEURIALE EN CHIFFRES DANS LE BUSINESS PLAN
  • Mircea-Gabriel Chirita et al. – CONSTRUIRE ET DÉVELOPPER UNE OPPORTUNITÉ ENTREPRENEURIALE PAR LA DÉMARCHE SYNOPP
  • Vincent Lefebvre et al. – MODÈLE « DE LA POUBELLE » ET DYNAMIQUE DU BUSINESS MODEL

ÉTUDE DE CAS

  • Dominique Vian et Michel Bernasconi – SEEMAGE, UN EXEMPLE D’UTILISATION DE CARTES COGNITIVES

LIVRE

  • Olivier Witmeur – UNE ALTERNATIVE AU BUSINESS PLANNING PAR DEUX GOUROUS DE LA SILICON VALLEY à propos de The Startup Owner’s Manual. The Step-by-Step Guide for Building a Great Company, De Steve Blank & Bob Dorf, édité par K&SRanch, en mars 2012.

Vous retrouvez ce numéro sur le site de Cairn

Revue Entreprendre et Innover

Le numéro 14 de la revue Entreprendre et Innover est paru.

Quelles évolutions dans la transmission-reprise des PME?

ARTICLES

Julien de Freyman et Katia Richomme-Huet – LE PHÉNOMÈNE SUCCESSORAL

Sonia Boussaguet – L’ÉPREUVE DE LA CESSION/REPRISE, RUPTURE DE VIE POUR LE DUO D’ACTEURS ?

Lynda Saoudi – LE NOYAU DUR HUMAIN À L’ÉPREUVE DE LA TRANSMISSION

Sébastien Geindre – S’APPROPRIER LE RÉSEAU DU CÉDANT APRÈS UNE REPRISE

Bérangère Deschamps et Luis Cisneros – CO-LEADERSHIP EN SUCCESSION FAMILIALE : UN PARTAGE À DÉFINIR

Katia Richomme-Huet et Aude d’Andria – FEMMES REPRENEURES : TOUJOURS DES DÉFIS À RELEVER

Étienne St-Jean – ACCOMPAGNER LA TRANSMISSION/REPRISE : L’EXEMPLE DU MENTORAT À LA FONDATION DE L’ENTREPRENEURSHIP

Yoshiaki Murakami et al. – PÉRENNITÉ ET TRANSMISSION DES PME JAPONAISES : LES LEÇONS DU MODÈLE FRANÇAIS

Susanne Durst et Laura Sabbado – TRANSMISSION NON FAMILIALE DES PME ALLEMANDES : LES ENJEUX DE LA TRANSPARENCE

ENTRETIEN

Jean-Pierre Di Bartolomeo « IL FAUT CONTINUER À INVESTIR DANS LA SENSIBILISATION À LA TRANSMISSION D’ENTREPRISE »

CHRONIQUE

Jacques-Henri Costes – REGARDS CROISÉS NORD-AMÉRICAIN ET FRANÇAIS SUR LA TRANSMISSION
Le duo cédant/repreneur, pour une compréhension intégrée du processus de transmission/ reprise des PME”. Ouvrage collectif, Louise Cadieux et Berangère Deschamps, 2011, Presses de l’Université du Québec

Lien sur le site de la Revue Entreprendre et Innover.

Appel à contributions

Appel à contributions – n° 17

Entreprendre & Innover

Entrepreneuriat social : les mots et les choses (Expériences, limites, perspectives)

Entreprendre & Innover, revue trimestrielle, va publier dans son numéro 17 en date du premier trimestre 2013 un dossier sur l’entrepreneuriat social et lance à cet effet un appel à contribution sur le thème.

Ce numéro d’Entreprendre & Innover coordonné par Elen Riot, Dominique Michel et Jacques-Henri Coste se veut tout particulièrement un espace de débat et de dialogue entre chercheurs et praticiens. Les contributions attendues devront présenter dans un style clair et lisible des analyses stimulantes et des points de vue originaux susceptibles d’être utiles à toutes les parties prenantes. Les propositions d’articles, d’une longueur maximum de 28 000 signes, espaces compris, doivent parvenir par voie électronique avant le 14 novembre 2012 aux éditeurs invités :jacques-henri.coste @univ-paris3.fr; dominiquanne@ gmail.com; elensoaz @ yahoo.fr

appel_n__17_EI

 

Prochains numéros prévus:

–16 : start-up technologique (parution dec 2012)

–17 : entrepreneuriat social (parution mars 2013, deadline soumission 14 nov jacques-henri.coste  @ univ-paris3.fr

–18 : open innovation (parution juin 2013, deadline mi fev)

–19 : seniors entrepreneurs (parution sept 2013, deadline mi mai)

L’Expansion Entrepreneuriat #3

Le troisième numéro de l’Expansion Entrepreneuriat est sorti…

Animé par Alain Fayolle (EM-Lyon) et Bernard Surlemont (université de Liège), L’Expansion Entrepreneuriat est une publication internationale et francophone, son comité de rédaction accueillant des experts canadiens, suisses ou belges de la question.

Au sommaire :

Dossier: Croissance: yes we can!

  • Pour l’envol, piloter aux instruments
  • Small Business et job machine
  • Les gazelles, des as de l’improvisation
  • Les huits piliers de la croissance
  • Il faut le vouloir pour le croître!
  • Recettes de réussite à l’américaine