CfP Entreprendre & Innover – L’utilité des concepts et outils (à la mode) en entrepreneuriat – Approche critique

Editeurs: Nathalie Carré, Saulo Dubard-Barbosa, Alain Fayolle et Fabienne Bornard

Appel à com Utilité des Outils à la Mode en Entrepreneuriat

Dès la fin du XVIIIe siècle, la question “comment diriger des entreprises” s’est posée aux premiers dirigeants d’entreprises. Des méthodes, outils, concepts ont alors vu le jour et se sont développés au fil du développement économique des pays et des révolutions industrielles.
Aujourd’hui, des outils inventés dans les années 1960-1970 comme la matrice SWOT, la pyramide des besoins de MASLOW ou encore les 5 forces de PORTER et la matrice PESTEL sont encore utilisés dans les entreprises mais sont également proposés en entrepreneuriat.
De nouveaux outils, tels que le “Business Model Canvas” ou le “Lean Canvas” sont apparus ces quinze dernières années pour aider à organiser et structurer des données ou pour faciliter la cohérence des informations.
A côté de ces outils de nouvelles approches sont apparues, associées à certains concepts et tout un vocabulaire souvent issu de la révolution numérique : la“start-up” et les gazelles, le Lean Start up, l’approche « effectuale », l’agilité, le leadership, la scalabilité, la disruption, le growth-hacking, les hackatons, le pitch, … et ont infusé le monde de l’entreprise et l’entrepreneuriat. Parfois issus d’autres domaines, ils semblent aujourd’hui être devenus le Saint Graal de l’entrepreneuriat et du management d’entreprise.
Cette profusion d’outils, de concepts, de méthodes, d’injonctions (“il faut être agile”, “il faut pivoter”, “il faut scaler”…) est à la fois une ressource utile et une source de simplification importante pour les acteurs de l’écosystème entrepreneurial (incubateurs, accompagnateurs, entrepreneurs…). Mais ces simplifications, voire formes de conditionnement, peuvent parfois entraîner de mauvaises décisions lorsque ces outils et méthodes sont mal utilisés. Par exemple, un accompagnateur peut se sentir obligé d’utiliser ces outils et méthodes pour être considéré comme « compétent », ne laissant pas l’expérience et l’expérimentation le guider. De plus, le choix du « bon outil » et son utilisation adéquate peuvent également générer du stress pour les entrepreneurs qui s’interrogent sur quoi utiliser, quand, comment et pour quoi faire ! Un stress inutile qui peut amplifier le sentiment des entrepreneurs de « devoir faire » non pas pour eux-mêmes, mais pour répondre aux attentes de financeurs par exemple. Cette forme d’injonction participe de cette manière à entretenir l’impression de faire le grand écart entre l’envie d’avancer dans son projet et le devoir de répondre aux attentes des accompagnateurs. Pire encore, cela peut conduire des entrepreneurs à limiter leur participation -voire à ne pas répondre du tout- aux dispositifs d’accompagnement et de financement proposés par des acteurs de l’écosystème local afin de conserver leur liberté d’agir…
Or, on pourrait se demander « qu’est-ce qui a véritablement changé depuis que le commerce existe ? ». Est-ce que les ressorts pour créer et faire du business, et pour développer les différentes formes d’entrepreneuriat (création, reprise, intrapreneuriat, entrepreneuriat social, etc.), ont vraiment évolué ?
Alors, que signifie véritablement cette propension à mettre systématiquement en avant tel ou tel outil/concept, à développer un langage techniciste et véhiculant largement des mots et des notions d’une autre culture et d’un continent différent ? Le roi est-il nu à ce point qu’il se réfugie dans un univers fermé mais aussi protecteur ?

Dans ce numéro de la revue, nous souhaiterions avoir une approche distanciée, voire résolument critique, de ces pratiques en adoptant un triple regard, celui de la recherche, de l’enseignement et de la pratique.

Cet appel à contribution vise, en conséquence, à stimuler réflexions et échanges autour des questions liées à l’utilisation des outils, techniques et méthodes de gestion et de management dans le champ de l’entrepreneuriat. En particulier, les contributeurs potentiels peuvent s’intéresser, sans que la liste en soit ni exhaustive ni restrictive, à l’un des questionnements ci-après :

Enseignement des outils, concepts, méthodes1 utilisés dans la formation et l’accompagnement
des entrepreneurs

  • ce qui est enseigné ou fait l’objet de formation et accompagnement est-il réellement
    appliqué par les entrepreneurs en situation ?
  • quel impact des outils sur l’apprentissage des apprenants ?
  • quelle place des outils dans les enseignements et les programmes de formation ?
  • peut-on enseigner l’entrepreneuriat sans évoquer ces outils ?
  • comment concevoir des apprentissages à différents niveaux en reliant théories et outils ?

Outils, pratiques et situations d’entrepreneuriat

  • faut-il promouvoir les outils via des politiques publiques ?
  • quel outil pour quelle situation d’entrepreneuriat et pour quel problème à résoudre ?
  • peut-on s’affranchir complètement de ces outils ?
  • comment capitaliser sur les manières dont les entrepreneurs résolvent les problèmes qui se posent à eux ?

– créer une entreprise relève-t-il de l’art, de la science ou du pragmatisme ?

– comment les entrepreneurs et les accompagnateurs ressentent-ils ces outil (contrainte, opportunité, injonction…) ?

Fondements théoriques des outils, concepts, méthodes utilisés en entrepreneuriat

  • quels sont les liens de ces outils avec des théories existantes ?
  • peut-on qualifier certains outils de théories ?
  • ces outils viennent-ils de connaissances issues de la recherche ?
  • comment orienter la recherche pour qu’elle produise des connaissances susceptibles de déboucher sur des outils de gestion propres à l’entrepreneuriat ?
  • quelle utilité des recherches du domaine de l’entrepreneuriat ?
  • quel rôle du contexte dans la conception et la mise en oeuvre des outils ?

Ce numéro se veut spécialement ouvert aux praticiens, aux duos « praticiens – chercheurs » ou « entrepreneurs – chercheurs ».

Échéancier :

  • Soumission des textes : Au plus tard le 30 janvier2020
  • Parution : Septembre 2021

Ligne éditoriale
La revue Entreprendre et Innover est une revue de vulgarisation de haut niveau dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation édité par DeBoeck Université. Son ambition est de mettre à la portée d’un lectorat de cadres, entrepreneurs, professionnels des réseaux de création d’entreprises et dirigeants d’entreprises, des articles originaux, solides sur le plan scientifique ou innovants sur le plan des idées exprimées, sans s’accaparer des oripeaux des publications académiques. La revue est ouverte à TOUTES les disciplines et à TOUS les points de vue qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et à l’innovation.
Dans la mesure où cette revue s’adresse en priorité à des praticiens, nous restons attentifs à ce que les contributions aient une préoccupation d’applications pratiques, d’implications entrepreneuriales et/ou de recommandations en matière politique. Dans cet esprit, les contributions devront :

  • avoir une section faisant explicitement référence à ces préoccupations : le lecteur doit toujours pouvoir se dire en fin de lecture : et alors ? en quoi cet article m’aide à agir ou à mieux réfléchir pour mon action future ?
  • adopter un langage plus concret et opérationnel qu’il n’est d’usage dans les revues académiques : la théorie ne doit pas être absente mais vulgarisée, c’est-à-dire traduite en termes simples. Les concepts abstraits doivent être explicités et/ou illustrés par des exemples pratiques.
  • ne pas accumuler les références scientifiques : le but est de choisir quelques auteurs de référence utiles pour comprendre le propos, non de montrer l’exhaustivité de la littérature académique sur le sujet. Les références scientifiques doivent être exclusivement citées grâce aux notes de bas de page.

Le détail des consignes aux auteurs est disponible sur le site de la revue dans la rubrique « Comment contribuer ». Il est impératif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission. Merci d’envoyer votre soumission sur la plateforme de soumission de la revue : https://www.editorialmanager.com/entreprendinnove/default.aspx

 

1 Nous utiliserons dans la suite du texte le terme ‘outils’ pour désigner également des concepts, techniques et méthodes de gestion propres à l’entrepreneuriat

CfP Entreprendre & Innover – 15 oct 2020 – Secouer la question du genre dans l’entrepreneuriat – Shaking up the gender issue in entrepreneurship

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English below 

 

Appel à contribution

Numéro spécial n° 49

Secouer la question du genre dans l’entrepreneuriat.

 

Editeurs :      

 Le féminisme entrepreneurial – une réponse consciente et délibérée pour remédier au manque historique d’accès des femmes aux leviers de l’entreprise et de la création d’entreprise. En tirant partie du capital féminin, les féministes entrepreneures innovent dans la création de richesses et le changement social.

Barbara Orser et Catherine Elliott, “Feminine Capital”, 2015

Le traitement de la question du genre, que ce soit dans le monde des affaires, dans le domaine de l’éducation ou encore dans la société civile, tend à générer une foule de sentiments contradictoires, d’autant plus qu’elle est souvent considérée comme une source de pratiques de discrimination et d’inégalité. Les sentiments se situent dans un continuum allant de “l’indifférence” à la frustration et à la colère pure et simple, un sentiment de malaise mal défini imprégnant l’ensemble de la question. Ce sentiment est particulièrement répandu dans le domaine de l’entrepreneuriat, domaine dans lequel le désir ou le besoin de créer et de développer une entreprise, qui est en soi une entreprise risquée, est rendu plus difficile lorsque le genre de l’entrepreneur se met en travers de la route. En effet, l’esprit d’entreprise, en tant que profession, continu d’être géré et réglementé par un ensemble de normes générales axées sur les hommes. Au risque de simplifier à l’extrême, les personnes qui ne se sentent pas concernées ou qui sont simplement curieuses de la question sont des personnes – généralement des hommes blancs et hétérosexuels – qui n’ont jamais eu à remettre en question leur appartenance sexuelle masculine ou à se sentir menacées par celle-ci dans la construction de leur carrière d’entrepreneur. D’autre part, les hommes et les femmes de tous âges, de toutes classes et croyances, de couleur ou blancs, handicapés ou non, avec des préférences homosexuelles, queer, lesbiennes, bisexuelles et transsexuelles, éprouvent ces sentiments de frustration et de colère face aux barrières créée par la discrimination sexuelle, entravant la construction de leur carrière d’entrepreneur. Pourquoi en est-il ainsi et que peut-on faire pour y remédier ?

Cet état de fait permanent et profondément injuste motive cet appel à contributions, nourri par deux considérations primordiales. Premièrement, nous sommes tous concernés par la question du genre dans l’entrepreneuriat, ce qui implique de comprendre, avec le plus d’authenticité possible, ce que signifie le genre dans le champ de l’entrepreneuriat. Deuxièmement, le genre ne doit pas être simplement assimilé au sexe avec lequel nous sommes nés. Bien que nous ayons des attributs biologiques masculins ou féminins à la naissance, nos conceptions et représentations de notre genre ne se limitent pas à cela.

Cet appel à contribution est axé sur les femmes entrepreneures. Nous revendiquons dans celui-ci l’émergence d’un point de vue féministe, non genré et inclusif sur l’entrepreneuriat afin d’enrichir et de revigorer ce domaine et de donner une voix à la façon dont elles pratiquent et/ou envisagent leurs conceptions de ce que signifie être entrepreneure. Cela nous oblige à faire un certain nombre de choses. Premièrement, nous devons nous éloigner de la tendance traditionnelle visant à comparer simplement les entrepreneurs masculins aux entrepreneures féminines qui a prévalu jusqu’à présent dans les études sur le genre dans l’entrepreneuriat, en traitant ainsi les femmes comme une unité homogène. Nous devons voir les femmes entrepreneures dans toutes leur diversité pour refléter les pratiques réelles, entrepreneuriales et féministes telles qu’elles existent aujourd’hui. Ensuite, en tant qu’universitaires et praticien(ne)s, nous devons nous positionner de manière à mieux comprendre comment les acteurs de l’écosystème entrepreneurial pourraient intégrer et mettre davantage en action les principes féministes dans leur travail, rendant ainsi l’écosystème entrepreneurial plus juste et plus équitable. Nous pouvons étudier, modéliser, documenter et théoriser la manière dont les pratiques féministes actuellement en vigueur ont été inventées, mises en œuvre, pratiquées et institutionnalisées – même si elles sont imparfaites. Nous pouvons également imaginer de nouvelles approches de l’entrepreneuriat (les féministes privilégient l’abondance plutôt que la rareté et mobilisent la coopération plutôt que les stratégies de concurrence pour s’assurer que chacun obtienne une part équitable), des normes (reconnaître les flux de valeurs, mesurer et gérer les différents flux de valeurs, pas seulement monétaires) et des principes (pratiques de travail équitables et équité salariale au sein du personnel). Cela exigera probablement que nous regardions en dehors du monde conceptuel de l’entrepreneuriat actuel pour voir ce qui est frais et utile à mobiliser depuis les domaines adjacents.

Dans cet appel, nous aspirons à reconnaître comment les changements dans le monde, de #metoo à des crises de santé publique, le vieillissement de la population et des changements politiques majeurs incitent l’esprit d’entreprise à innover et comment les gens de l’écosystème réagissent aujourd’hui. Cette exploration nécessite de s’engager dans l’intersectionnalité en tant que concept de genre, c’est-à-dire la manière dont le sexe et le genre sont intimement liés à d’autres caractéristiques identitaires conçues socialement et biologiquement, notamment l’ethnicité, l’âge, etc. et donc la manière dont les communautés professionnelles et civiles sont affectées de manière différenciée.

Au cours des 30 dernières années, les articles de recherche sur le traitement de la question du genre dans l’entrepreneuriat ont produit des résultats encourageants, même si de nombreux progrès doivent encore être réalisés pour générer davantage d’égalité entre les sexes. La question du genre est maintenant largement conçue comme les “pratiques et représentations sociales associées à la féminité ou à la masculinité” (Ahl, 2007 : 544). Cela implique que les gens de certaines catégories alignent leurs attitudes et leurs comportements sur différentes constructions de genre ; et les impacts de ces constructions peuvent être vus dans les types de structures que ces entrepreneurs choisissent de créer et de développer. Les activités de recherche présentées dans le livre “Feminine Capital : Libérer le pouvoir des femmes entrepreneures” présente et examine les impacts de l’entrepreneuriat sur la façon dont les femmes font des affaires et contribuent à changer le paysage actuel dominé par les hommes. Elles observent, par exemple, l’émergence d’un langage différent utilisé par les femmes pour décrire leurs entreprises et leurs styles de leadership, qui positionne la création d’entreprise comme un processus “coopératif”, visant un gain mutuel. Les interactions en matière de gestion ont tendance à être plus pratiques et orientées vers l’action, tandis que la structure des entreprises est beaucoup moins hiérarchisée. On peut également noter un changement dans les stratégies de gouvernance des femmes, avec un accent beaucoup plus net sur l’inclusion et la participation. La notion de “performance” a également évolué pour englober bien plus que le simple gain économique, la création d’entreprises offrant aux femmes la possibilité d’investir dans les changements sociaux et culturels pour faire avancer le débat sur l’égalité du genre. De plus, le développement de constructions féministes pour expliquer ce que signifie lancer et développer une entreprise peut conduire à un ensemble de mesures féminines dégagées de toute considération de genre pour évaluer les performances. Cela pourrait permettre de donner une image plus réaliste du monde des femmes entrepreneures et de la manière dont elles gèrent réellement les différentes phases du processus entrepreneurial. Enfin, la validation et la reconnaissance d’une perspective féministe de l’entrepreneuriat élargit et enrichit la connaissance et la compréhension du genre tant pour les chercheurs que pour les praticiens sur le terrain, conduisant à une vision plus équilibrée et plus réaliste des différences et des similitudes entre les entrepreneurs et les entreprises. Les chercheurs qui soutiennent cette évolution positive pour continuer à construire une perspective féministe dans le domaine du genre et de l’entrepreneuriat invitent à l’usage de méthodes de collecte et d’analyse de données plus appropriées. Le petit nombre d’études qualitatives existantes sur l’entrepreneuriat féminin montre la nécessité d’adopter des méthodes plus innovantes pour saisir et contextualiser le phénomène socialement ancré que constitue le genre. Dans ce sens, les projets de recherche qui peuvent positionner l’entrepreneuriat comme non genré et inclusif et qui peuvent rendre compte des pratiques innovantes qui contribuent à ce changement sont particulièrement encouragés. Ainsi, ces orientations et changements peuvent potentiellement générer une foule de nouvelles pratiques pour caractériser l’entrepreneuriat vu d’un point de vue féministe. L’existence de modèles plus authentiques et plus réalistes peut influencer et avoir un impact sur les décisions de choix de carrière dans l’entrepreneuriat, en offrant des critères plus contextuels aux candidats à tous les niveaux d’éducation. Les pratiques de coaching, de mentorat et de conseil seront étendues pour inclure des pratiques relationnelles, privilégiées par celles et ceux qui aspirent à devenir entrepreneur(e)s ou qui font actuellement des affaires. Ces approches plus contextualisées ouvrent ainsi vers d’autres manières d’évaluer la performance, en s’appuyant davantage sur les trajectoires entrepreneuriales dans la création et la gestion des entreprises.

Par cet appel, nous espérons stimuler le dialogue entre les chercheur(e)s, les entrepreneu(re)s et les praticien(ne)s sur la manière dont l’entrepreneuriat, en tant que discipline et pratique, peut tirer profit de son caractère non genré et inclusif. Le large éventail de parties prenantes (dans les domaines de l’éducation, de la formation et de l’accompagnement, les organismes de financement et les spécialistes, les acteurs institutionnels, les décideurs politiques…) qui naviguent dans l’écosystème entrepreneurial font également partie de ce tableau et leurs contributions seront très appréciées.

Les propositions qui abordent (sans s’y limiter) les sujets suivants sont les bienvenues :

  • Comment les conceptions de l’influence du genre ?
    • Les secteurs que les gens choisissent pour créer leurs entreprises.
    • Leurs propositions de valeur ?
    • Leurs modèles d’entreprise.
    • Leurs stratégies de croissance et de développement ?
    • Leurs stratégies de gestion ?
  • Quels sont les attributs d’un modèle entrepreneurial féministe réussi ?
  • Quelles sont les perceptions et les aspirations des femmes par rapport à l’entrepreneuriat ?
  • Comment les hommes, les femmes et les personnes dont le genre est identifié de manière non binaire construisent-ils leur identité entrepreneuriale ?
  • Comment le genre agit-il sur le processus entrepreneurial dans les pays en développement / développés ?
  • Quelles sont les perceptions de la réussite pour les femmes et les hommes entrepreneurs et comment cela influence-t-il les gens et leur entreprise ?

 

 

Echéances :

Première soumission :       15 octobre 2020

Publication du numéro :    octobre 2021

 

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Editorial line

The Entreprendre et Innover review is a high-level popularization journal in the field of entrepreneurship and innovation published by DeBoeck University. Its ambition is to provide a readership of executives, entrepreneurs, professionals in business creation networks and business leaders with original articles that are scientifically sound or innovative in terms of the ideas expressed, without taking up the time of academic publications. The journal is open to ALL disciplines and ALL perspectives that are interested in entrepreneurship and innovation.

As this review is primarily addressed to practitioners, we remain attentive to ensure that the contributions have a concern for practical applications, entrepreneurial implications and/or policy recommendations. In this spirit, the contributions should:

– have a section explicitly referring to these concerns: the reader should always be able to say to her/himself at the end of the reading: and then? how does this article help me to act or to think better for my future actions?

– adopt a more concrete and operational language than that used in academic journals: theory should not be absent but popularized, i.e. translated into simple terms. Abstract concepts must be explained and/or illustrated with practical examples.

– not accumulate scientific references: the aim is to choose a few useful reference authors to understand the subject, not to show the exhaustiveness of the academic literature on the subject. Scientific references should be cited exclusively through footnotes.

 

Details of the instructions to authors are available on the journal’s website: Instructions to E&I authors. It is imperative to respect them when you send your submission.

Please send your submission to: https://www.editorialmanager.com/entreprendinnove/default.aspx

 

 

Call for paper

special issue n° 49

Shaking up the gender issue in entrepreneurship.

 

 Editors:          

Entrepreneurial feminism – a conscious and deliberate response to address women’s relative lack of historical access to the levers of business and venture creation. By leveraging feminine capital, entrepreneurial feminists are breaking new ground in creating wealth and social change. Barbara Orser and Catherine Elliott, “Feminine Capital”, (2015).

The treatment of the gender issue, whether it be in the business world, the field of education or indeed in civil society, tends to generate a host of contradictory feelings, particularly as it is often seen as a source for practices of discrimination and inequality. Feelings can be situated along a continuum of ‘unconcerned’ to downright frustration and anger, with an ill-defined feeling of malaise permeating the whole issue. Nowhere is this more prevalent than in the field of entrepreneurship, where the desire or need to create and grow a business, in itself a risky endeavour, is made more difficult when gender gets in the way. This is because entrepreneurship, as a profession, continues to be managed and regulated with a set of mainstream, male-oriented norms. Risking over-simplification, those who are unconcerned or simply curious about the issue are people – usually white, heterosexual males – who have never had to question or feel threatened by their gender in constructing their entrepreneurial career. On the other hand, men and women of all ages, classes and creeds, coloured or white, disabled or not, who may also have gay, queer, lesbian, bisexual and transgender preferences experience those feelings of frustration and anger at the barriers that gender creates, obstructing the construction of their entrepreneurial careers. Why is this so and what can be done about it?

This ongoing and profoundly unfair state of affairs is the motivation behind this call and is fuelled by two overriding considerations. Firstly, we are all concerned about the gender issue in entrepreneurship, and those of us involved here need to develop a more authentic mindset about what gender means. Secondly, gender is not simply to be equated with the sex we were born with and although we have biologically based male or female attributes at birth, our conceptions and representations of our gender is not limited to this. This call is focused on women entrepreneurs and we are making a claim for the emergence of a feminist, non-gendered, inclusive lens on entrepreneurship to enrich and invigorate this field and to give a voice to how they practice and/or envisage their conceptions of what it means to be an entrepreneur. This requires us to do a number of things. Firstly, we need to shift our focus away from the traditional tendency to simply compare male entrepreneurs with women entrepreneurs that has prevailed in studies on gender in entrepreneurship up to now, treating women as a homogeneous unit. We need to see women entrepreneurs in all of the diversities that they represent to reflect real, entrepreneurial, feminist practices as they exist today[1]. Then, as academics and practitioners, we need to position ourselves so that we can better understand how stakeholders in the entrepreneurial ecosystem could and do integrate and practice feminist principles in their work, thereby making the ecosystem more just and fairer. We can study, model, document and theorize how feminist practices now in operation have been innovated, implemented, practiced and institutionalized – however imperfectly. We can also imagine new approaches to entrepreneurship (feminists privilege abundance rather than scarcity and mobilize cooperation rather than competition strategies to ensure everyone gets a fair share), norms (recognize that value streams, measure and manage different value streams, not just monetary ones)  and principles (fair labour practices and pay equity among staff). This will likely require that we look outside of the entrepreneurship conceptual world to see what is fresh and useful in adjacent fields.

In this call, we aspire to recognize how changes in the world from #metoo to public health crises, aging demographics and major political shifts are pushing entrepreneurship to innovate and how people in the ecosystem are now responding. This exploration requires engaging with intersectionality[2] as a gender concept, meaning how sex and gender are intimately tied with other socially and biologically conceived identity characteristics, including ethnicity, age etc. and therefore how professional and civil communities are affected differentially.

Over the last 30 years, research articles on the treatment of the gender issue in entrepreneurship have produced some encouraging results, even though a lot of progress still needs to be made to generate gender equality[3]. The question of gender is now widely conceived of as the “social practices and representations associated with femininity or masculinity” (Ahl, 2007:544). This implies that people across some distributions align their attitudes and behaviour with different gender constructs and the impacts of such constructions can be seen in the types of structures that these entrepreneurs choose to create and develop. Research activities presented in the book, ‘Feminine Capital: Unlocking the power of women entrepreneurs’[4] presents and discusses the impacts of entrepreneurship on how women do business and contribute to changing the present male-dominated landscape. They observe, for example, the emergence of a different language used by women to describe their firms and their leadership styles that position venture creation as a ‘cooperative’ process, aiming at mutual gain. Management interactions tend to be more practical and action-oriented, while company structure is much less hierarchically based. A change in governance strategies by women can also be noted, with a much clearer focus on inclusion and participation. The notion of ‘performance’ has also evolved to encompass much more than just economic gain, with venture creation itself offering women opportunities to also invest in changes on social and cultural levels to progress the debate on gender equality.

Moreover,  the development of feminist constructions that can explain what it means for people to launch and grow a business can lead to a set of feminine de-gendered measures to evaluate performance, providing a more realistic picture of the world of women entrepreneurs and others and how they actually deal with the different phases of the entrepreneurial process. Finally, the validation and recognition of a feminist perspective on entrepreneurship can broaden and enrich knowledge and understanding of gender for both researchers and practitioners in the field, leading to a more balanced, realistic view of the differences and similarities among entrepreneurs and entrepreneurial endeavours.

Researchers supporting this positive shift to continue constructing a feminist perspective in gender and entrepreneurship propose matching it with more appropriate data collection and analysis methods[5]. Building on the small number of existing, qualitatively based studies on women entrepreneurship[6], researchers are encouraged to adopt more innovative methods to capture and contextualize the socially embedded phenomenon that constitutes gender. Research designs that can position entrepreneurship as non-gendered and inclusive and that can account for the innovative practices that contribute to this change are particularly encouraged.

We believe that changes discussed here can potentially generate a host of new practices that will characterize entrepreneurship, viewed from a feminist perspective. The existence of more authentic and realistic role models can influence and impact decisions on choosing entrepreneurship as a career, offering more contextually based criteria to candidates at all levels of education. Coaching, mentoring and advisory practices will expand to include relational practices, favoured by those aspiring to be entrepreneurs or actually doing business. Human resource management strategies will take on board new practices of performance evaluation that account for entrepreneurial trajectories in creating and managing firms.

Through this call, we hope to stimulate dialogue between researchers and entrepreneurs on how entrepreneurship, as a discipline and a practice, can benefit from being non-gendered and inclusive. The wide ranges of stakeholders (in education, training and coaching domains, funding bodies and specialists, institutional actors, policymakers…) that navigate within the entrepreneurial eco-system are also part of this picture and their contributions will be highly appreciated.

Proposals that address (but are not limited to) the following topics are welcome:

  • How do conceptions of gender influence?
    • Sectors that people choose for creating their firms.
    • Their value propositions?
    • Their business models.
    • Their growth and development strategies?
    • Their management strategies?
  • What are the attributes of a successful feminist entrepreneurial role model?
  • What are women’s/feminine perceptions and aspirations in relation to entrepreneurship?
  • How do men, women and non-binary gender identified people construct their entrepreneurial identity?
  • How does gender act on the entrepreneurial process in developing / developed countries?
  • What are the perceptions of success for women and men entrepreneurs and how does it influence people and their venturing?

 

 

Deadlines:

Submission:           15th October 2020

Publication:            October 2021

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Editorial line

The Entreprendre et Innover review is a high-level popularization journal in the field of entrepreneurship and innovation published by DeBoeck University. Its ambition is to provide a readership of executives, entrepreneurs, professionals in business creation networks and business leaders with original articles that are scientifically sound or innovative in terms of the ideas expressed, without taking up the time of academic publications. The journal is open to ALL disciplines and ALL perspectives that are interested in entrepreneurship and innovation.

As this review is primarily addressed to practitioners, we remain attentive to ensure that the contributions have a concern for practical applications, entrepreneurial implications and/or policy recommendations. In this spirit, the contributions should:

– have a section explicitly referring to these concerns: the reader should always be able to say to her/himself at the end of the reading: and then? how does this article help me to act or to think better for my future actions?

– adopt a more concrete and operational language than that used in academic journals: theory should not be absent but popularized, i.e. translated into simple terms. Abstract concepts must be explained and/or illustrated with practical examples.

– not accumulate scientific references: the aim is to choose a few useful reference authors to understand the subject, not to show the exhaustiveness of the academic literature on the subject. Scientific references should be cited exclusively through footnotes.

 

Details of the instructions to authors are available on the journal’s website: Instructions to E&I authors. It is imperative to respect them when you send your submission.

Please send your submission to: https://www.editorialmanager.com/entreprendinnove/default.aspx

 

 

 

[1] Here are some examples : https://sheeo.world/, https://www.liisbeth.com/

[2] The interconnected nature of social categorizations such as race, class, and gender as they apply to a given individual or group, regarded as creating overlapping and interdependent systems of discrimination or disadvantage.

[3] Clark Muntean, S. & Ozkazanac-Pan, B. (2015). A gendered integrative theory of entrepreneurship. New England Journal of Entrepreneurship : Vol.18. N°1, Article 3.

[4] Orser, B. & Elliott, C. (2015). Feminine Capital: Unlocking the power of women entrepreneurs. Stanford University Press, Stanford: California.

[5] Henry, C., Foss, L., Ahl, H. (2016). Gender and entrepreneurship research: A review of methodological approaches. International Small Business Journal, 34(3): 217-241.

[6] Ahl, H., Marlow, S. (2012). Exploring the dynamics of gender, feminism and entrepreneurship: advancing debate to escape a dead end? Organization, 19(5): 543-562.

Parution – Numéro Spécial Entreprendre & Innover – Entreprises familiales et successions : défis et solutions

Le numéro Spécial Entreprendre & Innover – Entreprises familiales et successions : défis et solutions est sorti.

Ci-dessous, le menu:

Retrouvez la revue l’ensemble des numéros :

https://www-cairn-info.audenciagroup.idm.oclc.org/revue-entreprendre-et-innover.htm

 

Pages 5 à 7

Dossier

Pages 8 à 15

Pages 16 à 26

Pages 27 à 38

Pages 39 à 47

Pages 48 à 58

Pages 59 à 63

Pages 64 à 66

Pages 67 à 73

Pages 74 à 77

Pages 78 à 80

Classement Fnege 2019 – Revue Entrepreneuriat classée 2 et Revue Entreprendre & Innover classée 4

L’académie est heureuse de vous annoncer que la Revue de l’Entrepreneuriat et la revue Entreprendre & Innover confirme leurs positions respectives dans le cadre du classement des revues de la FNEGE.

La Revue de l’Entrepreneuriat est classée 2

La revue Entreprendre & Innover est classée 4

Pour consulter le classement 2019 voir ci-dessous :

Appel à Contributions – Entreprendre et Innover n° 42 “Entreprises familiales et familles en affaires: L’entrepreneuriat est-il une affaire de famille ?”

appel à com E&I n° 42 Entrepreneuriat Familial FINAL

Éditeurs : Miruna Radu-Lefebvre, Céline Barrédy, Alain Fayolle

Thématique du numéro spécial
Les entreprises familiales représentent la grande majorité des entreprises au niveau mondial que ce soit dans les pays développés ou émergents1. Selon Fanny Letier, directrice de l’activité PME à la banque publique Bpifrance2, 83% des entreprises françaises en font partie, toute taille et secteur confondus. Pourtant, ce n’est que depuis quelques décennies que le champ disciplinaire du « family business » a vu le jour et démarré son développement, en parallèle et souvent de manière étanche par rapport au champ disciplinaire connexe, celui de l’entrepreneuriat. Ces deux champs se sont structurés et développés séparément, avec leurs propres spécialistes et leurs propres terrains, leurs modèles théoriques, leurs journaux et leurs conférences dédiées. Pourtant, leur proximité est réelle3 et leur dialogue nécessaire en raison du rôle reconnu joué par la famille dans la genèse et la transmission de l’esprit entrepreneurial et des compétences entrepreneuriales, également de l’intention entrepreneuriale ou encore des comportements entrepreneuriaux4. C’est ce qui explique l’émergence, lors des dernières années, d’un nouveau champ de recherche, « l’entrepreneuriat familial », situé à l’intersection de l’entrepreneuriat, du family business, de la sociologie et de la psychologie de la famille.
Si le champ du family business s’intéresse aux entreprises familiales caractérisées comme des entreprises dont la propriété et/ou le contrôle reviennent majoritairement à une ou des famille(s) dont l’intention est de transmettre l’entreprise de génération en génération5, l’entrepreneuriat familial englobe ce champ tout en le dépassant. Il pose comme objet d’étude central le phénomène entrepreneurial au sein des familles en affaires et des entreprises familiales. Le focus de l’entrepreneuriat familial relève ainsi de l’étude des pratiques et des comportements entrepreneuriaux des individus, des familles, et des entreprises6. Pourquoi s’intéresser au phénomène entrepreneurial dans ce cadre précis de la famille et des entreprises familiales ? En effet, il a été montré que la pérennité et la croissance des entreprises familiales multigénérationnelles dépendent étroitement de la présence et de l’importance des pratiques et des comportements entrepreneuriaux chez les membres de la famille, comme chez les employés et les managers externes7.
L’environnement sociodémographique, légal, économique et culturel des familles en affaires évolue rapidement au travers du monde. Ces évolutions influencent à la fois le comportement des membres des familles en affaires mais également celui des entreprises familiales elles-mêmes. Des enjeux de définition de la famille, des questions liées au genre et aux nouvelles ambitions et revendications des femmes, l’intérêt croissant à la fois de la sphère économique et de la sphère politique pour les impacts sociaux et environnementaux des entreprises transforment en profondeur le paysage dans lequel les entreprises familiales opèrent aujourd’hui. Les contours légaux de la famille au premier rang desquels les familles recomposées, l’adoption ainsi que leurs évolutions récentes comme le mariage homosexuel ou encore la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes, interrogent les dynamiques entrepreneuriales et leur évolutions consécutives dans le cadre de l’entreprise familiale. Pour bien comprendre les dynasties familiales, il faut prendre en compte le droit de la famille88. Les dispositifs institutionnels de soutien de l’entrepreneuriat et du repreneuriat, ainsi que le cadre institutionnel relatif à la transmission intergénérationnelle de la propriété de l’entreprise familiale affectent les choix relatifs à la création et à la transmission de ces entreprises dans le cadre de la famille ou à un tiers9.
Les propositions traiteront, entre autres, des sujets suivants :

  • Comment se transmet l’esprit entrepreneurial au sein des familles en affaires ? Quels rôles jouent l’histoire familiale, les interactions avec le dirigeant, les apprentissages formels et informels dans cette transmission ?
  • Quelles pratiques entrepreneuriales peut-on observer au sein des familles en affaires et comment peut-on les étudier et les appréhender, à travers quels choix méthodologiques et quelles approches théoriques ?
  • Quel est l’impact des comportements entrepreneuriaux (ou intrapreneuriaux) du dirigeant, du successeur, ou des managers externes sur la performance des entreprises familiales ?
  • Comment les membres des familles en affaires gèrent-ils la superposition de rôles sociaux appartenant à des univers distincts (famille, entreprise, actionnariat) lorsqu’ils lancent de nouvelles activités au sein de l’entreprise ou souhaitent introduire des innovations, changer d’orientation stratégique ou revisiter l’identité organisationnelle ?
  • Quels outils formels et informels la famille mobilise-t-elle pour transmettre et / ou générer l’esprit d’entreprendre au sein des nouvelles générations ?
  • Les doctrines institutionnelles conduisent-elles à des comportements entrepreneuriaux distincts au sein des familles ?

Échéancier :

  • Soumission des textes : Au plus tard le 30 avril 2019
  • Parution : Mars 2020

Ligne éditoriale
La revue Entreprendre et Innover est une revue de vulgarisation de haut niveau dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation édité par DeBoeck Université. Son ambition est de mettre à la portée d’un lectorat de cadres, entrepreneurs, professionnels des réseaux de création d’entreprises et dirigeants d’entreprises, des articles originaux, solides sur le plan scientifique ou innovants sur le plan des idées exprimées, sans s’accaparer des oripeaux des publications académiques. La revue est ouverte à TOUTES les disciplines et à TOUS les points de vue qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et à l’innovation.
Dans la mesure où cette revue s’adresse en priorité à des praticiens, nous restons attentifs à ce que les contributions aient une préoccupation d’applications pratiques, d’implications entrepreneuriales et/ou de recommandations en matière politique. Dans cet esprit, les contributions devront :

  • avoir une section faisant explicitement référence à ces préoccupations : le lecteur doit toujours pouvoir se dire en fin de lecture : et alors ? en quoi cet article m’aide à agir ou à mieux réfléchir pour mon action future ?
  • adopter un langage plus concret et opérationnel qu’il n’est d’usage dans les revues académiques : la théorie ne doit pas être absente mais vulgarisée, c’est-à-dire traduite en termes simples. Les concepts abstraits doivent être explicités et/ou illustrés par des exemples pratiques.
  • ne pas accumuler les références scientifiques : le but est de choisir quelques auteurs de référence utiles pour comprendre le propos, non de montrer l’exhaustivité de la littérature académique sur le sujet. Les références scientifiques doivent être exclusivement citées grâce aux notes de bas de page.

Le détail des consignes aux auteurs est disponible sur le site de la revue : Consignes aux auteurs E&I – janvier 2014. Il est impératif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission.

Toute soumission d’article doit être accompagnée des deux documents suivants:

  • La fiche descriptive disponible ici: Fiche soumission d’article E&I – janvier 2014.
  • La déclaration d’honneur anti-plagiat disponible ici: Déclaration anti-plagiat 2014-0824

Merci d’envoyer votre soumission ainsi que la fiche correspondante à : Elisabeth GELAS (EMLYON) gelas@em-lyon.com

 

1 Gedajlovic, E., Carney, M., Chrisman, J. J., & Kellermanns, F. W. (2012). The adolescence of family firm research taking stock and planning for the future. Journal of Management, 38 (4): 1010–1037.
2 Arriver, D., & Jacquot, B. (2016). Les entreprises familiales toujours au coeur de l’économie, Le Figaro, 14 décembre.
3 Sharma, P., Hoy, F., Astrachan, J. H., & Koiranen, M. (2007). The practice-driven evolution of family business education. Journal of Business Research, 60(10), 1012-1021
4 Aldrich, H. E., & Cliff, J. E. (2003). The pervasive effects of family on entrepreneurship: Toward a family embeddedness perspective. Journal of business venturing, 18(5), 573-596.
Fayolle, A., & Bégin, L. (2009). Entrepreneuriat familial: croisement de deux champs ou nouveau champ issu d’un double croisement?. Management international, 14(1), 11-23
5 Chua, J. H., Chrisman, J. J., & Sharma, P. (1999). Defining the family business by behavior. Entrepreneurship theory and practice, 23(4), 19-39.
6 Bégin, L., Chabaud, D., & Richomme-Huet, K. (2010). Vers une approche contingente des entreprises familiales. Revue française de gestion, (1), 79-86.
Bettinelli, C., Sciascia, S., Randerson, K., & Fayolle, A. (2017). Researching Entrepreneurship in Family Firms. Journal of Small Business Management, 55(4), 506-529.
Chabaud, D. (2013). Les entreprises familiales au coeur de l’entrepreneuriat?. Le grand livre de l’entrepreneuriat. Paris, Dunod,157-172.
Chabaud, D., & Sammut, S. (2014). Entrepreneuriat et entreprises familiales, de la proximité à un champ de recherche spécifique. Revue de l’entrepreneuriat, 13(3), 7-10.
Radu-Lefebvre, M.., & Lefebvre, V. (2016). Anticipating intergenerational management transfer of family firms: A typology of next generation’s future leadership projections. Futures, 75, 66-82.
7 Randerson, K., Bettinelli, C., Fayolle, A., & Anderson, A. (2015). Family entrepreneurship as a field of research: Exploring its contours and contents. Journal of Family Business Strategy, 6(3), 143-154.
Randerson, K., Dossena, G., & Fayolle, A. (2016). The futures of family business: family entrepreneurship. Futures, (75), 36-43.
8 Marcus, G. E. (1991). Law in the development of dynastic families among American business elites: The domestication of capital and the capitalization of family. Family Business Review, 4(1), 75-111.
9 Barrédy, C. (2016). In search of future alternatives for family business: Family law contributions through Civil and Common Law comparison. Futures, 75, 44-53.
Jaskiewicz, P., Combs, J. G., & Rau, S. B. (2015). Entrepreneurial legacy: Toward a theory of how some family firms nurture transgenerational entrepreneurship. Journal of Business Venturing, 30(1), 29-49.

Entreprendre & Innover Numéro Spécial :“Entreprise familiales et familles en affaires : L’entrepreneuriat est-il une affaire de famille ? ”

Appel à contribution numéro spécial

Site internet de la revue :  https://entreprendreetinnover.com/

“Entreprise familiales et familles en affaires : L’entrepreneuriat est-il une affaire de famille ? ”

Rédacteurs :

Miruna Radu-Lefebvre (Audencia Business School) – mradu@audencia.com

Céline Barrédy (Université de Lorraine) – celine.barredy@univ-lorraine.fr

Alain Fayolle (EM-Lyon Business School) – fayolle@em-lyon.com

Numéro Spécial Entrepreneuriat familial – EI

Description du Numéro Spécial

Les entreprises familiales représentent la grande majorité des entreprises au niveau mondial que ce soit dans les pays développés ou émergents1. Selon Fanny Letier, directrice de l’activité PME à la banque publique Bpifrance2, 83% des entreprises françaises en font partie, toute taille et secteur confondus. Pourtant, ce n’est que depuis quelques décennies que le champ disciplinaire du « family business » a vu le jour et démarré son développement, en parallèle et souvent de manière étanche par rapport au champ disciplinaire connexe, celui de l’entrepreneuriat. Ces deux champs se sont structurés et développés séparément, avec leurs propres spécialistes et leurs propres terrains, leurs modèles théoriques, leurs journaux et leurs conférences dédiées. Pourtant, leur proximité est réelle3 et leur dialogue nécessaire en raison du rôle reconnu joué par la famille dans la genèse et la transmission de l’esprit entrepreneurial et des compétences entrepreneuriales, également de l’intention entrepreneuriale ou encore des comportements entrepreneuriaux4. C’est ce qui explique l’émergence, lors des dernières années, d’un nouveau champ de recherche, « l’entrepreneuriat familial », situé à l’intersection de l’entrepreneuriat, du family business, de la sociologie et de la psychologie de la famille.

Si le champ du family business s’intéresse aux entreprises familiales caractérisées comme des entreprises dont la propriété et/ou le contrôle reviennent majoritairement à une ou des famille(s) dont l’intention est de transmettre l’entreprise de génération en génération5, l’entrepreneuriat familial englobe ce champ tout en le dépassant. Il pose comme objet d’étude central le phénomène entrepreneurial au sein des familles en affaires et des entreprises familiales. Le focus de l’entrepreneuriat familial relève ainsi de l’étude des pratiques et des comportements entrepreneuriaux des individus, des familles, et des entreprises6.

Pourquoi s’intéresser au phénomène entrepreneurial dans ce cadre précis de la famille et des entreprises familiales ? En effet, il a été montré que la pérennité et la croissance des entreprises familiales multigénérationnelles dépendent étroitement de la présence et de l’importance des pratiques et des comportements entrepreneuriaux chez les membres de la famille, comme chez les employés et les managers externes7.

L’environnement sociodémographique, légal, économique et culturel des familles en affaires évolue rapidement au travers du monde. Ces évolutions influencent à la fois le comportement des membres des familles en affaires mais également celui des entreprises familiales elles-mêmes. Des enjeux de définition de la famille, des questions liées au genre et aux nouvelles ambitions et revendications des femmes, l’intérêt croissant à la fois de la sphère économique et de la sphère politique pour les impacts sociaux et environnementaux des entreprises transforment en profondeur le paysage dans lequel les entreprises familiales opèrent aujourd’hui. Les contours légaux de la famille au premier rangs desquels les familles recomposées, l’adoption ainsi que leurs évolutions récentes comme le mariage homosexuel ou encore la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes, interrogent les dynamiques entrepreneuriales et leur évolutions consécutives dans le cadre de l’entreprise familiale. Pour bien comprendre les dynasties familiales, il faut prendre en compte le droit de la famille8. les dispositifs institutionnels de soutien de l’entrepreneuriat et du repreneuriat, ainsi que le cadre institutionnel relatif à la transmission intergénérationnelle de la propriété de l’entreprise familiale affectent les choix relatifs à la création et à la transmission de ces entreprises dans le cadre de la famille ou à un tiers9.

Les propositions traiteront, entre autres, des sujets suivants :

  • Comment se transmet l’esprit entrepreneurial au sein des familles en affaires ? Quels rôles jouent l’histoire familiale, les interactions avec le dirigeant, les apprentissages formels et informels dans cette transmission ?
  • Quelles pratiques entrepreneuriales peut-on observer au sein des familles en affaires et comment peut-on les étudier et les appréhender, à travers quels choix méthodologiques et quelles approches théoriques ?
  • Quel est l’impact des comportements entrepreneuriaux (ou intrapreneuriaux) du dirigeant, du successeur, ou des managers externes sur la performance des entreprises familiales ?
  • Comment les membres des familles en affaires gèrent-ils la superposition de rôles sociaux appartenant à des univers distincts (famille, entreprise, actionnariat) lorsqu’ils lancent de nouvelles activités au sein de l’entreprise ou souhaitent introduire des innovations, changer d’orientation stratégique ou revisiter l’identité organisationnelle ?
  • Quels outils formels et informels la famille mobilise-t-elle pour transmettre et / ou générer l’esprit d’entreprendre au sein des nouvelles générations ?
  • Les doctrines institutionnelles conduisent-elles à des comportements entrepreneuriaux distincts au sein des familles ?

 

Consignes aux auteurs

Vous trouverez l’intégralité des consignes sur le site de la revue :

https://revueentreprendreinnover.files.wordpress.com/2011/05/consignes-aux-auteurs-ei-janvier-2014.pdf

 

Ligne éditoriale

La revue Entreprendre et Innover est une revue de vulgarisation de haut niveau dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation édité par DeBoeck Université. Son ambition est de mettre à la portée d’un lectorat de cadres, entrepreneurs, professionnels des réseaux de création d’entreprises et dirigeants d’entreprises, des articles originaux, solides sur le plan scientifique ou innovants sur le plan des idées exprimées, sans s’accaparer des oripeaux des publications académiques. La revue est ouverte à TOUTES les disciplines et à TOUS les points de vue qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Dans la mesure où cette revue s’adresse en priorité à des praticiens, nous restons attentifs à ce que les contributions aient une préoccupation d’applications pratiques, d’implications entrepreneuriales et/ou de recommandations en matière politique.

Dans cet esprit, les contributions devront :

  • Avoir une section faisant explicitement référence à ces préoccupations : le lecteur doit toujours pouvoir se dire en fin de lecture : et alors ? en quoi cet article m’aide à agir ou à mieux réfléchir pour mon action future ?
  • Adopter un langage plus concret et opérationnel qu’il n’est d’usage dans les revues académiques : la théorie ne doit pas être absente mais vulgarisée, c’est-à-dire traduite en termes simples. Les concepts abstraits doivent être explicités et/ou illustrés par des exemples pratiques.
  • Ne pas accumuler les références scientifiques : le but est de choisir quelques auteurs de référence utiles pour comprendre le propos, non de montrer l’exhaustivité de la littérature académique sur le sujet. Les références scientifiques doivent être exclusivement citées grâce aux notes de bas de page.

 

Échéancier

Les principales dates à retenir sont les suivantes : Soumission des textes originaux31 Mars 2019
Retour vers les auteurs30 Juillet 2019
Date limite d’envoi des textes révisés30 Octobre 2019
Publication du numéroDécembre 2019

 

 

1 Gedajlovic, E., Carney, M., Chrisman, J. J., & Kellermanns, F. W. (2012). The adolescence of family firm research taking stock and planning for the future. Journal of Management, 38 (4): 1010–1037.

2 Arriver, D., & Jacquot, B. (2016). Les entreprises familiales toujours au coeur de l’économie, Le Figaro, 14 décembre.

3 Sharma, P., Hoy, F., Astrachan, J. H., & Koiranen, M. (2007). The practice-driven evolution of family business education. Journal of Business Research, 60(10), 1012-1021.

4 Aldrich, H. E., & Cliff, J. E. (2003). The pervasive effects of family on entrepreneurship: Toward a family embeddedness perspective. Journal of business venturing, 18(5), 573-596.

Fayolle, A., & Bégin, L. (2009). Entrepreneuriat familial: croisement de deux champs ou nouveau champ issu d’un double croisement?. Management international, 14(1), 11-23.

5 Chua, J. H., Chrisman, J. J., & Sharma, P. (1999). Defining the family business by behavior. Entrepreneurship theory and practice, 23(4), 19-39.

6 Bégin, L., Chabaud, D., & Richomme-Huet, K. (2010). Vers une approche contingente des entreprises familiales. Revue française de gestion, (1), 79-86.

Bettinelli, C., Sciascia, S., Randerson, K., & Fayolle, A. (2017). Researching Entrepreneurship in Family Firms. Journal of Small Business Management, 55(4), 506-529.

Chabaud, D. (2013). Les entreprises familiales au coeur de l’entrepreneuriat?. Le grand livre de l’entrepreneuriat. Paris, Dunod, 157-172.

Chabaud, D., & Sammut, S. (2014). Entrepreneuriat et entreprises familiales, de la proximité à un champ de recherche spécifique. Revue de l’entrepreneuriat, 13(3), 7-10.

Radu-Lefebvre, M.., & Lefebvre, V. (2016). Anticipating intergenerational management transfer of family firms: A typology of next generation’s future leadership projections. Futures, 75, 66-82.

7 Randerson, K., Bettinelli, C., Fayolle, A., & Anderson, A. (2015). Family entrepreneurship as a field of research: Exploring its contours and contents. Journal of Family Business Strategy, 6(3), 143-154.

Randerson, K., Dossena, G., & Fayolle, A. (2016). The futures of family business: family entrepreneurship. Futures, (75), 36-43.

8 Marcus, G. E. (1991). Law in the development of dynastic families among American business elites: The domestication of capital and the capitalization of family. Family Business Review, 4(1), 75-111.

9 Barrédy, C. (2016). In search of future alternatives for family business: Family law contributions through Civil and Common Law comparison. Futures, 75, 44-53.

Jaskiewicz, P., Combs, J. G., & Rau, S. B. (2015). Entrepreneurial legacy: Toward a theory of how some family firms nurture transgenerational entrepreneurship. Journal of Business Venturing, 30(1), 29-49.

 

CfP Special Issue – Entreprendre & Innover – Entreprises Familiales et Famille en Affaires : l’entrepreneuriat est-il une affaire de famille ?

Éditeurs du dossier :

  • Miruna Radu-Lefebvre, Audencia
  • Céline Barrédy, Université Paris Nanterre
  • Alain Fayolle, emlyon business school

Thématique du numéro spécial

appel à com EI n 41 Entrepreneuriat Familial

Les entreprises familiales représentent la grande majorité des entreprises au niveau mondial que ce soit dans les pays développés ou émergents1. Selon Fanny Letier, directrice de l’activité PME à la banque publique Bpifrance2, 83% des entreprises françaises en font partie, toute taille et secteur confondus. Pourtant, ce n’est que depuis quelques décennies que le champ disciplinaire du « family business » a vu le jour et démarré son développement, en parallèle et souvent de manière étanche par rapport au champ disciplinaire connexe, celui de l’entrepreneuriat. Ces deux champs se sont structurés et développés séparément, avec leurs propres spécialistes et leurs propres terrains, leurs modèles théoriques, leurs journaux et leurs conférences dédiées. Pourtant, leur proximité est réelle3 et leur dialogue nécessaire en raison du rôle reconnu joué par la famille dans la genèse et la transmission de l’esprit entrepreneurial et des compétences entrepreneuriales, également de l’intention entrepreneuriale ou encore des comportements entrepreneuriaux4. C’est ce qui explique l’émergence, lors des dernières années, d’un nouveau champ de recherche, « l’entrepreneuriat familial », situé à l’intersection de l’entrepreneuriat, du family business, de la sociologie et de la psychologie de la famille.

Si le champ du family business s’intéresse aux entreprises familiales caractérisées comme des entreprises dont la propriété et/ou le contrôle reviennent majoritairement à une ou des famille(s) dont l’intention est de transmettre l’entreprise de génération en génération5, l’entrepreneuriat familial englobe ce champ tout en le dépassant. Il pose comme objet d’étude central le phénomène entrepreneurial au sein des familles en affaires et des entreprises familiales. Le focus de l’entrepreneuriat familial relève ainsi de l’étude des pratiques et des comportements entrepreneuriaux des individus, des familles, et des entreprises6. Pourquoi s’intéresser au phénomène entrepreneurial dans ce cadre précis de la famille et des entreprises familiales ? En effet, il a été montré que la pérennité et la croissance des entreprises familiales multigénérationnelles dépendent étroitement de la présence et de l’importance des pratiques et des comportements entrepreneuriaux chez les membres de la famille, comme chez les employés et les managers externes7.

L’environnement sociodémographique, légal, économique et culturel des familles en affaires évolue rapidement au travers du monde. Ces évolutions influencent à la fois le comportement des membres des familles en affaires mais également celui des entreprises familiales elles-mêmes. Des enjeux de définition de la famille, des questions liées au genre et aux nouvelles ambitions et revendications des femmes, l’intérêt croissant à la fois de la sphère économique et de la sphère politique pour les impacts sociaux et environnementaux des entreprises transforment en profondeur le paysage dans lequel les entreprises familiales opèrent aujourd’hui. Les contours légaux de la famille au premier rang desquels les familles recomposées, l’adoption ainsi que leurs évolutions récentes comme le mariage homosexuel ou encore la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes, interrogent les dynamiques entrepreneuriales et leur évolutions consécutives dans le cadre de l’entreprise familiale. Pour bien comprendre les dynasties familiales, il faut prendre en compte le droit de la famille88. Les dispositifs institutionnels de soutien de l’entrepreneuriat et du repreneuriat, ainsi que le cadre institutionnel relatif à la transmission intergénérationnelle de la propriété de l’entreprise familiale affectent les choix relatifs à la création et à la transmission de ces entreprises dans le cadre de la famille ou à un tiers9.

Les propositions traiteront, entre autres, des sujets suivants :

  • Comment se transmet l’esprit entrepreneurial au sein des familles en affaires ? Quels rôles jouent l’histoire familiale, les interactions avec le dirigeant, les apprentissages formels et informels dans cette transmission ? Quelles pratiques entrepreneuriales peut-on observer au sein des familles en affaires et comment peut-on les étudier et les appréhender, à travers quels choix méthodologiques et quelles approches théoriques ?
  • Quel est l’impact des comportements entrepreneuriaux (ou intrapreneuriaux) du dirigeant, du successeur, ou des managers externes sur la performance des entreprises familiales ?
  • Comment les membres des familles en affaires gèrent-ils la superposition de rôles sociaux appartenant à des univers distincts (famille, entreprise, actionnariat) lorsqu’ils lancent de nouvelles activités au sein de l’entreprise ou souhaitent introduire des innovations, changer d’orientation stratégique ou revisiter l’identité organisationnelle ?
  • Quels outils formels et informels la famille mobilise-t-elle pour transmettre et / ou générer l’esprit d’entreprendre au sein des nouvelles générations ?
  • Les doctrines institutionnelles conduisent-elles à des comportements entrepreneuriaux distincts au sein des familles ?

Les dates principales à retenir sont:

Soumission des textes

Au plus tard le 30 avril 2019

Parution Septembre 2019

Soumissions (également accessible à : https://entreprendreetinnover.com/soumettre/ )

Les consignes aux auteurs sont accessibles ici: Consignes aux auteurs E&I – janvier 2014. Il est imperatif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission.

Les articles doivent etre envoyes exclusivement en format Word a Elisabeth GELAS a l’adresse gelas@em‐lyon.com en mentionnant le titre de l’appel en objet et le N° correspondant.

Il est expressement demande aux auteurs de joindre a leur soumission d’article les documents suivants (disponibles sur le site de la revue) dument remplis:

  • La fiche descriptive disponible ici: Fiche soumission d’article E&I – janvier 2014.
  • La declaration d’honneur anti‐plagiat disponible ici: Declaration anti‐plagiat 2014‐0824

Veuillez prendre note que sans ces documents, l’article ne pourra pas etre examine par la redaction.

1 Gedajlovic, E., Carney, M., Chrisman, J. J., & Kellermanns, F. W. (2012). The adolescence of family firm research taking stock and planning for the future. Journal of Management, 38 (4): 1010–1037.

2 Arriver, D., & Jacquot, B. (2016). Les entreprises familiales toujours au coeur de l’économie, Le Figaro, 14 décembre.

3 Sharma, P., Hoy, F., Astrachan, J. H., & Koiranen, M. (2007). The practice-driven evolution of family business education. Journal of Business Research, 60(10), 1012-1021

4 Aldrich, H. E., & Cliff, J. E. (2003). The pervasive effects of family on entrepreneurship: Toward a family embeddedness perspective. Journal of business venturing, 18(5), 573-596.

Fayolle, A., & Bégin, L. (2009). Entrepreneuriat familial: croisement de deux champs ou nouveau champ issu d’un double croisement?. Management international, 14(1), 11-23

5 Chua, J. H., Chrisman, J. J., & Sharma, P. (1999). Defining the family business by behavior. Entrepreneurship theory and practice, 23(4), 19-39.

6 Bégin, L., Chabaud, D., & Richomme-Huet, K. (2010). Vers une approche contingente des entreprises familiales. Revue française de gestion, (1), 79-86.

Bettinelli, C., Sciascia, S., Randerson, K., & Fayolle, A. (2017). Researching Entrepreneurship in Family Firms. Journal of Small Business Management, 55(4), 506-529.

Chabaud, D. (2013). Les entreprises familiales au coeur de l’entrepreneuriat?. Le grand livre de l’entrepreneuriat. Paris, Dunod,157-172.

Chabaud, D., & Sammut, S. (2014). Entrepreneuriat et entreprises familiales, de la proximité à un champ de recherche spécifique. Revue de l’entrepreneuriat, 13(3), 7-10.

Radu-Lefebvre, M.., & Lefebvre, V. (2016). Anticipating intergenerational management transfer of family firms: A typology of next generation’s future leadership projections. Futures, 75, 66-82.

7 Randerson, K., Bettinelli, C., Fayolle, A., & Anderson, A. (2015). Family entrepreneurship as a field of research: Exploring its contours and contents. Journal of Family Business Strategy, 6(3), 143-154.

Randerson, K., Dossena, G., & Fayolle, A. (2016). The futures of family business: family entrepreneurship. Futures, (75), 36-43.

8 Marcus, G. E. (1991). Law in the development of dynastic families among American business elites: The domestication of capital and the capitalization of family. Family Business Review, 4(1), 75-111.

9 Barrédy, C. (2016). In search of future alternatives for family business: Family law contributions through Civil and Common Law comparison. Futures, 75, 44-53.

Jaskiewicz, P., Combs, J. G., & Rau, S. B. (2015). Entrepreneurial legacy: Toward a theory of how some family firms nurture transgenerational entrepreneurship. Journal of Business Venturing, 30(1), 29-49

CfP Special Issue – Entreprendre & Innover – L’éducation entrepreneuriale

 Editeurs du dossier :

Caroline VERZAT, ESCP Europe,

Saulo DUBARD BARBOSA, emlyon business school,

Stéphane FOLIARD, Université Jean Monnet, St-Etienne,

Mohsen TAVAKOLI, emlyon business school & Université Grenoble Alpes (CERAG).

Appel à com EI n 40 – éducation Entrepreneuriale

Depuis plusieurs années, l’entrepreneuriat est proposé comme une solution pour la crise économique et socio-environnementale qui touche les sociétés modernes. Les acteurs et décideurs de tous les niveaux ont saisi cette prise de conscience collective et ont fortement misé sur le développement de l’entrepreneuriat et l’entrepreneuriat social. Aujourd’hui, après 70 ans du premier cours en entrepreneuriat enseigné à Harvard Business School, l’enseignement de l’entrepreneuriat est présent aux quatre coins du monde et se fait à tous les niveaux au sein de ifférents cadres institutionnels et disciplinaires.

Au niveau européen, l’enseignement de l’entrepreneuriat a trouvé une place prépondérante au sein des stratégies de l’Union Européenne (i.e. Europe 2020) notamment par l’agenda d’Oslo de 2006 et le plan d’action « Entrepreneurship 2020 »3. Les objectifs visés par ses mesures étaient de non seulement sensibiliser les apprentis, mais aussi de leur permettre d’apprendre l’entrepreneuriat par la pratique. Sur le plan national, le socle commun de connaissances, de compétences et de la culture prévoit qu’à la fin de sa scolarité obligatoire « L’élève sait prendre des initiatives, entreprendre et mettre en oeuvre des projets… » (“Socle commun de connaissances, de compétences et de culture,” n.d.). La loi du 4 août 2008 de modernisation de l’économie a instauré un nouveau statut pour les entrepreneurs individuels : autoentrepreneur,

 

 

L’éducation entrepreneuriale

 

pour faire face à la crise croissante de l’emploi. Après avoir organisé des assises de l’entrepreneuriat en 2013, le gouvernement français a décidé de donner encore plus d’élan à l’entrepreneuriat. La loi de refondation de l’école de la république de 2013 stipule l’intégration des nouvelles mesures destinées à sensibiliser les élèves de la 6ème à la terminale à l’entrepreneuriat4. En outre, l’introduction du statut étudiant-entrepreneur et les Pépites ainsi que le programme « French Tech » à la même époque ont démontré, encore une fois, la volonté des acteurs politiques de promouvoir le développement de l’entrepreneuriat en France.

Emblématique, le terme « startup nation » est de plus en plus présent dans les discours. En même temps, de nombreuses initiatives émanant du secteur privé et associatif visent à soutenir les futurs entrepreneurs. Entrepreneurs’ Organisation, Endeavor, Young Entrepreneurs Alliance, Ashoka, Enactus, Fondation Edward Lowe et fondation Kauffman en sont des exemples importants à l’international. En France, Entreprendre pour Apprendre, le Réseau et la fondation Entreprendre, Les entrepreneuriales, font partie des structures visant à inciter et soutenir l’entrepreneuriat auprès de divers segments de la population.

Face à cette profusion de politiques et d’initiatives visant à diffuser et à enseigner l’entrepreneuriat, et compte tenu de l’importance des ressources mobilisées, l’éducation entrepreneuriale devient un sujet de plus en plus pertinent. Or, si les recherches scientifiques ont répondu à la question « peut-on enseigner l’entrepreneuriat ? »5, elles laissent beaucoup de questions ouvertes sur pourquoi et comment l’enseigner, comment suivre et mesurer l’apprentissage, quels objectifs pédagogiques privilégier, quelle place pour la théorie et pour la pratique, entre autres.

Afin de prolonger le débat sur ces questions, nous proposons à la revue Entreprendre et Innover de publier un numéro spécial consacré à l’éducation entrepreneuriale. Ce numéro est l’occasion de connecter chercheurs, praticiens et éducateurs en entrepreneuriat, afin d’établir un panorama des pratiques pédagogiques innovantes, une revue de recherches récentes à destination des éducateurs, ainsi que revue(s) de lecture, entretien(s), et une tribune ouverte aux éducateurs, étudiants, entrepreneurs et chercheurs. Nous sommes particulièrement ouverts à des contributions portant sur les débats suivants :

 

  • Les pratiques de l’éducation entrepreneuriale (EE) :
    • L’EE a été modélisée par des chercheurs6 mais nous savons peu sur la façon dont ces modèles sont appliqués dans chaque contexte éducatif. Quels objectifs (création d’entreprise, acquisition de connaissances, de compétences, d’esprit d’entreprendre au sens large…) sont priorisés pour quels niveaux et quels profils d’apprenants ? Quels sont les principes pédagogiques poursuivis, les philosophies éducatives sous-jacentes, les activités proposées ?
    • Peut-on parler de méthodes éducatives entrepreneuriales spécifiques pour enseigner notamment la construction des opportunités et l’affrontement de l’incertitude ? Dans quelle mesure l’EE fait elle évoluer la forme scolaire traditionnelle ?
    • Les outils numériques ont-ils un rôle spécifique à jouer dans l’EE ? Quelles sont les conséquences (positives ou négatives) de leur intégration aux programmes d’EE ?
    • Quels acteurs défendent et pratiquent l’EE : quels enseignants ? quels partenaires extérieurs ? quelles directions d’établissement ? L’EE fait elle évoluer les postures des enseignants, leur sentiment d’efficacité, leur professionnalité perçue et reconnue ?
  • L’évaluation et la mesure d’impact de l’EE :
    • Qu’est-ce que l’efficacité et l’impact d’un dispositif d’EE ? Comment les mesurer : quels indicateurs, quel processus d’évaluation formative et certificative, à quelle(s) temporalité(s) ?
    • L’EE donne-t-elle un statut spécifique à l’essai, l’erreur et à l’échec dans le processus d’apprentissage et dans l’évaluation ?
    • A quelles conditions (d’objectifs poursuivis, de postures des enseignants, de publics, d’insertion dans le curriculum, de gouvernance institutionnelle…) l’enseignement de l’entrepreneuriat permet-il de (re)motiver les apprenants ? de les (ré)engager dans le processus d’apprentissage ? L’EE répond-elle de manière satisfaisante aux attentes des politiques publiques en matière d’insertion sociale et professionnelle des jeunes, de réduction du chômage, de contribution au développement économique et local…
  • Les questionnements critiques vis-à-vis de l’EE :
    • Les croyances, valeurs et paradigmes sous-jacents aux dispositifs éducatifs sont-elles claires pour tous les acteurs ? Quelles finalités affichées ou implicites font sens pour les différents acteurs impliqués ?
    • Dans quelle mesure l’EE peut-elle être considérée comme un véhicule idéologique d’un certain type de politique éducative ?
    • L’EE permet-elle d’augmenter effectivement le pouvoir d’agir de tous ou metelle insidieusement en place un processus de sélection sociale donnant l’illusion que chacun peut devenir autonome ?
  • La place du chercheur et de la recherche en EE :
    • Comment les études scientifiques peuvent venir en aide à l’éducateur en entrepreneuriat ? Comment pouvons-nous renforcer le lien entre le chercheur et l’éducateur ?
    • Quelles approches méthodologiques utiliser pour étudier la réalité des pratiques éducatives en entrepreneuriat ?

 

Les dates principales à retenir sont :

  • 01/10/2018 : Soumission des textes originaux
  • 01/01/2019 : Retour vers les auteurs
  • 10/03/2019 : Date limite d’envoi des textes révisés
  • 01/07/2019 : Publication du numéro

Soumissions (également accessible à : https://entreprendreetinnover.com/soumettre/ )

Les consignes aux auteurs sont accessibles ici: Consignes aux auteurs E&I – janvier 2014. Il est impératif de les respecter lorsque vous envoyez votre soumission. Les articles doivent être envoyés exclusivement en format Word à Elisabeth GELAS à l’adresse gelas@em‐lyon.com en mentionnant le titre de l’appel en objet et le N° corespondant.

Il est expressément demandé aux auteurs de joindre à leur soumission d’article les documents suivants (disponibles sur le site de la revue) dûment remplis:

  • La fiche descriptive disponible ici: Fiche soumission d’article E&I – janvier 2014.
  • La déclaration d’honneur anti‐plagiat disponible ici: Déclaration anti‐plagiat 2014‐0824

Veuillez prendre note que sans ces documents, l’article ne pourra pas être examiné par la rédaction.

 

 

Fayolle, A., Verzat, C., & Wapshott, R. (2016). In quest of legitimacy: The theoretical and methodological foundations of entrepreneurship education research. International Small Business Journal, 34(7), 895–904.

Valerio, A., Parton, B., & Robb, A. (2014). Entrepreneurship Education and Training Programs around the World : Dimensions for Success. The World Bank. Retrieved from https://ideas.repec.org/b/wbk/wbpubs/18031.html

European Commission, 2013a. Communication from the Commission to the European Parliament, the Council, the European Economic and Social Committee and the Committee of the Regions – Entrepreneurship 2020 Action Plan. Reigniting the entrepreneurial spirit in Europe. COM(2012) 795 final. [pdf] Available at: http://eurlex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2012:0795:FIN:EN:PDF [Consulté le 15 Décembre 2017)

https://www.economie.gouv.fr/favoriser-lentrepreneuriat

Voir l’article de Fayolle et al de 2016 (note n°1) et Fayolle, A. (2012). Entrepreneuriat-2e ed.: Apprendre à entreprendre. Dunod. Paris

Voir par exemple :Béchard, J.-P., & Grégoire, D. (2005). Entrepreneurship Education Research Revisited: The Case of Higher Education. Academy of Management Learning & Education, 4(1), 22–43.

Neck, H. M., & Greene, P. G. (2011). Entrepreneurship Education: Known Worlds and New Frontiers. Journal of Small Business Management, 49(1), 55–70.

Neck, H.M., Greene, P.G. & Brush, C.G (2014) Teaching Entrepreneurship, A Practice-Based Approach, Edward Elgar Publishing : Cheltenham UK, Northampton, MA

Verzat, C., Trindade-Chadeau, A. & Toutain, O. (2017). Introduction: Promesses et réalités de l’entrepreneuriat des jeunes. Agora débats/jeunesses, 75,(1), 57-72. doi:10.3917/agora.075.0057.