Congrès AEI 2019 – Track 9 – Entrepreneuriat Familial

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Appel à communications dans le track n°9 – Entrepreneuriat familial  

Adresse d’envoi de la proposition : aei2019-entrepreneuriat-familial@umontpellier.fr

Entrepreneuriat familial et entreprises familiales : bilan et perspectives de recherche

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Responsable(s) :

Présentation

Pendant de longues décennies, les champs de l’entrepreneuriat et des entreprises familiales (EF) se sont structurés et développés séparément, avec leurs propres communautés académiques, leurs journaux et conférences dédiées. Pourtant, la proximité de ces deux champs est certaine (Sharma et al., 2007) et leur dialogue nécessaire (Aldrich et Cliff, 2003 ; Fayolle et Bégin, 2009). Ces dernières années, nous assistons à l’émergence de « l’entrepreneuriat familial », un nouveau champ de recherche à l’intersection de l’entrepreneuriat, des EF, de la sociologie et de la psychologie de la famille.

Le champ des EF s’intéresse aux entreprises dont la propriété et/ou le contrôle revient majoritairement à une ou des famille(s) dont l’intention est de transmettre l’entreprise de génération en génération (Chua et al., 1999). L’entrepreneuriat familial englobe ce champ tout en le dépassant, et pose comme objectif l’étude du phénomène entrepreneurial dans le cadre des familles en affaires et des EF, avec un focus particulier sur les pratiques et les comportements entrepreneuriaux des individus, des familles, et des entreprises (Bégin, et al. 2010 ; Bettinelli et al., 2014; Chabaud, 2013 ; Chabaud et Sammut, 2014 ; Radu Lefebvre et Lefebvre, 2016 ; Randerson et al., 2015, 2016). L’importance des comportements entrepreneuriaux dans les entreprises familiales déjà établies et multigénérationnelles est soulignée par les chercheurs qui montrent que la pérennité et la croissance des EF en dépendent (Bergamaschi et Randerson, 2016; Randerson et al., 2016 ; Seaman et al., 2015).

Les contributions récentes en entrepreneuriat familial montrent néanmoins que l’environnement sociodémographique, légal, économique et culturel des familles en affaires évoluent rapidement au travers du monde. Ces évolutions influencent le comportement des EF et des membres des familles en affaires. Des enjeux de définition de la famille, des questions liées au genre et aux nouvelles ambitions et revendications des femmes, l’intérêt croissant à la fois de la sphère économique et de la sphère politique pour les impacts sociaux et environnementaux des entreprises transforment en profondeur le paysage dans lequel les entreprises familiales opèrent aujourd’hui. Les dispositifs institutionnels de soutien de l’entrepreneuriat et du repreneuriat, ainsi que le cadre institutionnel relatif à la transmission intergénérationnelle de la propriété de l’entreprise familiale affectent les choix relatifs à la création et à la transmission de ces entreprises dans le cadre de la famille ou à un tiers (Barredy, 2016 ; Jaskiewicz et al., 2015).

L’objectif de ce track est de favoriser le dialogue entre les trois champs de l’entrepreneuriat, des EF, et des spécialistes de la famille, afin d’étudier comment et avec quels effets la dynamique entrepreneuriale se déploie à l’intersection de niveaux de recherche pris trop souvent indépendamment l’un de l’autre et qui, en réalité, s’influencent mutuellement – l’individu, la famille et l’EF.

Eléments de bibliographie :

Barrédy, C. (2016). In search of future alternatives for family business: Family law contributions through Civil and Common Law comparison. Futures, 75, 44-53.

Bégin, L., Chabaud, D., & Richomme-Huet, K. (2010). Vers une approche contingente des entreprises familiales. Revue française de gestion, (1), 79-86.

Bettinelli, C., Sciascia, S., Randerson, K., & Fayolle, A. (2017). Researching Entrepreneurship in Family Firms. Journal of Small Business Management, 55(4), 506-529.

Chabaud, D. (2013). Les entreprises familiales au cœur de l’entrepreneuriat?. Le grand livre de l’entrepreneuriat. Paris, Dunod, 157-172.

Chabaud, D., & Sammut, S. (2014). Entrepreneuriat et entreprises familiales, de la proximité à un champ de recherche spécifique. Revue de l’entrepreneuriat, 13(3), 7-10.

Fayolle, A., & Bégin, L. (2009). Entrepreneuriat familial: croisement de deux champs ou nouveau champ issu d’un double croisement?. Management international/Gestion Internacional/International Management, 14(1), 11-23.

Jaskiewicz, P., Combs, J. G., & Rau, S. B. (2015). Entrepreneurial legacy: Toward a theory of how some family firms nurture transgenerational entrepreneurship. Journal of Business Venturing, 30(1), 29-49.

Randerson, K., Bettinelli, C., Fayolle, A., & Anderson, A. (2015). Family entrepreneurship as a field of research: Exploring its contours and contents. Journal of Family Business Strategy, 6(3), 143-154.

Randerson, K., Dossena, G., & Fayolle, A. (2016). The futures of family business: family entrepreneurship. Futures, (75), 36-43.

Lefebvre, M. R., & Lefebvre, V. (2016). Anticipating intergenerational management transfer of family firms: A typology of next generation’s future leadership projections. Futures, 75, 66-82.


Instructions aux auteurs

Types de soumissions acceptées :

  • papiers longs (papiers complets)
  • papiers courts (3 000 mots max., sous-rubriques imposées : Introduction/Objectifs (500 mots max.) ; Revue de littérature (500 mots max.) ; Approche/méthodologie (500 mots max.) ; Résultats (500 mots max.) ; Discussion (500 mots max.) ; Implications et limites (500 mots max.).

Les papiers doivent être originaux (non publiés, non en processus d’évaluation dans une revue ou un colloque). Un contrôle anti-plagiat des papiers sera effectué.

Les papiers doivent respecter les consignes de présentation suivantes :

En Microsoft Word format A4 ;

Interligne 1,5 incluant les notes bibliographiques (en interligne simple) ;

Police : Times New Roman, corps 12 points ;

Titres et sous-titres en caractères gras, numérotés sous la forme 1, 1.1 et 1.1.1. ;

Numérotation des pages au centre et en bas de page ;

Marges haute, basse, droite et gauche de 2,5 cm ;

Références bibliographiques rappelées en fin de document ;

Noms des auteurs référencés dans le corps du texte entre parenthèses et suivis de l’année d’édition. Les articles non conformes à ces exigences de mise en page seront renvoyés à leurs auteurs.

Calendrier

10/01/2019 : réception des communications (papiers courts – max 3000 mots – ou longs)

15/03/2019 : notification aux auteurs

15/04/2019 : réception des papiers révisés, courts ou longs, dans leur version définitive

Dates du congrès : 3-5 juin 2019

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