Congrès AEI 2019 – Track 7 – Entrepreneuriat agricole

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Appel à communications dans le track n°7 – Entrepreneuriat Agricole

Adresse d’envoi de la proposition : aei2019-entrepreneuriat-agricole@umontpellier.fr

Entrepreneuriat et Innovation en Agriculture

Innovation and entrepreneurship in Agriculture

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Responsable(s) :

Présentation

Si les exploitations agricoles classiques déclinent, sous les effets conjugués des difficultés structurelles et conjoncturelles du secteur (crises économiques et sanitaires, essoufflement des « modèles »), ainsi que du fait des évolutions des comportements des consommateurs et des attentes sociales (santé, proximité, écologie, traçabilité, services), de nouvelles formes et configurations d’entreprises émergent ou se développent. Elles traduisent souvent de nouvelles aspirations des agriculteurs et de leurs familles (cadre de vie, autonomie) et des consommateurs (proximité, typicité). On parle désormais de réappropriation des circuits de transformation et de commercialisation, de nouvelles productions et activités, d’innovation dans les financements (pluriactivité, installations progressives, crowfunding), de nouvelles organisations du travail (entrepreneuriat collaboratif et coopératif, temps partiel), etc.

Ces mutations incitent à renouveler les études des entrepreneurs de ce secteur en évolution (De Wolf & McElwee, 2007 ; Alsos et al, 2011 ; Remy, 2011 ; Sutherland, 2012). Par ailleurs, les approches en termes d’écosystèmes entrepreneuriaux (Spigel, 2017 ; Theodoraki, Messeghem et Rice, 2018) conduisent à repenser les relations et les stratégies entre acteurs et ouvrent de nouvelles perspectives de recherche dans le domaine de l’entrepreneuriat agricole.

Pour des raisons culturelles, d’enclavement géographique et de métier, l’entrepreneuriat agricole est souvent perçu comme un entrepreneuriat traditionnel voire tribal, peu ouvert à la modernité et au changement (Niska and al., 2012). Si cette perception s’avère fondée eu égard aux pratiques entrepreneuriales dans certains pays en développement, on ne saurait que reconnaître le caractère innovant voire avant-gardiste de certains agriculteurs, lesquels sont souvent appuyés dans leur démarche par des partenaires très engagés dans la transformation de l’agriculture. Une étude récente (Pintado et Sanchez, 2017) montre, par exemple, que les agriculteurs ne sont pas moins entrepreneuriaux ou innovants que d’autres entrepreneurs issus d’autres secteurs d’activité. Sur certains aspects, ils dépasseraient même leurs confrères non agricoles.

L’objectif de cette session est de mettre en avant cette dimension entrepreneuriale et innovante du monde agricole en proposant une restitution de travaux de recherche finalisés (mais non publiés), ou en cours. Les travaux présentés peuvent toucher (sans se limiter) aux domaines suivants :

  • Les défis et contraintes liées à l’entrepreneuriat agricole
  • L’esprit entrepreneurial des agriculteurs
  • Les compétences entrepreneuriales et innovatrices des agriculteurs
  • Le réseautage dans le milieu agricole
  • Entrepreneuriat familial et agriculture
  • Entrepreneuriat et résilience en agriculture
  • L’entrepreneuriat dans les circuits courts
  • L’entrepreneuriat dans l’agritourisme
  • La croissance des exploitations agricoles
  • L’entrepreneuriat collectif ou coopératif en agriculture
  • La transition vers de nouveaux modèles agricoles
  • Entrepreneuriat agricole en Afrique
  • La tradition comme source d’opportunités en agriculture
  • Entrepreneuriat agricole et RSE
  • L’accompagnement des entrepreneurs agricoles
  • Entrepreneuriat et chaine de valeur agroalimentaire
  • L’accompagnement de l’innovation en agriculture
  • Biotechnologies et agriculture
  • La transition numérique en agriculture

Ces différentes thématiques font références à cinq champs principaux : les profils et les stratégies des entrepreneurs agriculteurs ; les compétences entrepreneuriales en agricultures ; les formes et les spécificités de l’entrepreneuriat agricole, les issues (performance, pérennité, transmission, renouvellement) ; les évolutions récentes (réglementaires, digital, innovations et stratégies d’acteurs) et les enjeux futurs pour les entrepreneurs agricoles. D’autres thèmes en lien avec l’entrepreneuriat en agriculture pourront également être considérés. L’ensemble de ces questions peut s’ouvrir à des contextes internationaux via des comparaisons, des analyses régionales ou à travers des regards sur des expériences à l’étranger.

Ainsi présentées, ces questions permettent d’appréhender le sujet à la fois sous un angle académique conceptuel (analyse d’un type spécifique d’entrepreneuriat), empirique (analyse des spécificités liées à un champ délimité) et managérial (approche normative du processus de création et des outils d’accompagnement à l’installation agricole). Enfin, cela pourrait participer à « nourrir » les réflexions autour de la formation à l’entrepreneuriat agricole dans les universités et les écoles d’ingénieurs.  Les propositions peuvent venir de chercheurs d’horizons divers (sciences de gestion, sociologie, sciences de l’éducation, économie…) tant que la contribution s’inscrit dans les travaux sur l’entrepreneuriat et l’innovation agricoles ou apporte une contribution aux recherches sur l’entrepreneuriat et l’innovation en général (par le biais d’une étude empirique sur l’agriculture).

 

Bibliographie indicative

 

Alsos, G.A., Carter S., Ljunggren, E. and Welter F. (2011). The handbook of research on entrepreneurship in agriculture and rural development. Cheltenham: Edward Elgar Publishing Limited.

Bourgeois L., Maresca S., (1985), « Agriculteurs et petits entrepreneurs: Peut-on faire des comparaisons ? » Economie Rurale, N° 169, p. 3-4.

Darnhofer, I., Lamine, C., Strauss, A. and Navarrete, M. (2016). The resilience of family farms: Towards a relational approach. Journal of Rural Studies, 44, pp. 111-122.

De Lauwere, C. C. (2009). Agricultural entrepreneurship and sustainability–is it a good or bad fit?. In K Millar, PH West and B Nerlich (eds), Ethical futures: bioscience and food horizons. Wageningen Academic Publishers, pp. 211-216.

De Wolf, P., McElwee, G. and Schoorlemmer, H. (2007). The European farm entrepreneur? A comparative perspective. International Journal of Entrepreneurship and Small Business, 4, pp. 679-692.

 

 

 

Fitz-Koch, S., Nordqvist, M., Carter, S. and Hunter, E. (2017). Entrepreneurship in the Agricultural Sector: A Literature Review and Future Research Opportunities. Entrepreneurship Theory and Practice, October, pp. 1-38.

Lagarde V., (2006), « Le profil du dirigeant comme variable explicative des choix de diversification en agriculture », Revue des Sciences de Gestion, N° 220-221, p 31-41.

Lans, T., Seuneke, P. and Klerkx, L. (2017). Agricultural entrepreneurship. In Encyclopedia of creativity, invention, innovation and entrepreneurship. New York: Springer, pp. 1-7.

Le Clanche, J-F., Mouchet, C., (2015), « Le petit agriculteur schumpetérien, un acteur de l’évolution de l’agriculture du 21ème siècle». Colloque de la SFER : Structures d’exploitation et exercice de l’activité agricole : Continuités, changements ou ruptures?, Rennes, France, 12-13 février, 22p.

Marchesnay M., (1998), « L’entrepreneuriat rural en quête de légitimité », In Miclet G., Sirieix L., Thoyer S. (Eds), Agriculture et Alimentation en quête de nouvelles légitimités. Paris, Economica, 371p.

McElwee, G., Pyysiäinen, J., Anderson, A. and Vesala, K. (2006). Developing the entrepreneurial skills of farmers; some myths explored. International Journal of Entrepreneurial Behaviour and Research, 12, pp. 21-39.

Niska, M., Vesala, H. T., & Vesala, K. M. (2012). Peasantry and entrepreneurship as frames for farming: reflections on farmers’ values and agricultural policy discourses. Sociologia Ruralis, 52(4), 453-469.

Olivier-Salvagnac B., Legagneux B.,  (2012), « L’agriculture de firme : un fait émergent dans le contexte agricole français ? », Etudes Rurales, Vol 2, N° 190, p.77-97.

Pindado, E. and Sánchez, M. (2017). Researching the entrepreneurial behaviour of new and existing ventures in European agriculture. Small Business Economics, 49, pp. 1-24.

Remy J., (2011), « De la célébration de l’agriculture familiale à la promotion de l’agriculteur-entrepreneur : Succession ou coexistence ? », Revue Pour, Vol 5, N° 212, p. 165-178.

Simon B., (2013), L’installation en agriculture. La construction de l’intention entrepreneuriale », Economie Rurale, N° 334, p. 23-38.

Spigel, B. (2017), “The relational organization of entrepreneurial ecosystems”, Entrepreneurship Theory and Practice, Vol 41, N° 1, p. 49–72.

Sutherland, L. A. (2012), “Return of the gentleman farmer? Conceptualising gentrification in UK agriculture”, Journal of Rural Studies, Vol 28, N° 4, p. 568-576.

Theodoraki, C., Messeghem, K., Rice, M. P. (2018), “A social capital approach to the development of sustainable entrepreneurial ecosystems: an explorative study”, Small Business Economics, Vol 51, N°1, p.153–170.

Instructions aux auteurs

Types de soumissions acceptées :

  • papiers longs (papiers complets)
  • papiers courts (3 000 mots max., sous-rubriques imposées : Introduction/Objectifs (500 mots max.) ; Revue de littérature (500 mots max.) ; Approche/méthodologie (500 mots max.) ; Résultats (500 mots max.) ; Discussion (500 mots max.) ; Implications et limites (500 mots max.).

Les papiers doivent être originaux (non publiés, non en processus d’évaluation dans une revue ou un colloque). Un contrôle anti-plagiat des papiers sera effectué.

Les papiers doivent respecter les consignes de présentation suivantes :

En Microsoft Word format A4 ;

Interligne 1,5 incluant les notes bibliographiques (en interligne simple) ;

Police : Times New Roman, corps 12 points ;

Titres et sous-titres en caractères gras, numérotés sous la forme 1, 1.1 et 1.1.1. ;

Numérotation des pages au centre et en bas de page ;

Marges haute, basse, droite et gauche de 2,5 cm ;

Références bibliographiques rappelées en fin de document ;

Noms des auteurs référencés dans le corps du texte entre parenthèses et suivis de l’année d’édition. Les articles non conformes à ces exigences de mise en page seront renvoyés à leurs auteurs.

 

Calendrier

 

10/01/2019 : réception des communications (papiers courts – max 3000 mots – ou longs)

15/03/2019 : notification aux auteurs

15/04/2019 : réception des papiers révisés, courts ou longs, dans leur version définitive

Dates du congrès : 3-5 juin 2019

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