Congrès AEI 2019 – Track 1 – Approches Critiques

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11ème Congrès AEI [3-5 juin 2019]  Appel à communications dans le track n°1 – Approches Critiques

 Adresse d’envoi de la proposition : aei2019-approches-critiques@umontpellier.fr

 Responsables :

  • Olivier GERMAIN (ESG Université du Québec à Montréal) – germain.olivier@uqam.ca
  • Amélie JACQUEMIN (Université Catholique de Louvain, LOURIM)amelie.jacquemin@uclouvain.be
  • Amira LAIFI (EM Normandie, Métis) – alaifi@em-normandie.fr

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Présentation

 Même si les numéros spéciaux de journaux et les publications restent aujourd’hui majoritairement anglo-saxons (voir les références), les études critiques ont récemment fait une incursion dans le champ francophone (Germain et Jacquemin, 2017). Cet intérêt coïncide sans doute avec un appel lui aussi récent à «défier » les hypothèses fondatrices des disciplines pour générer des théories « intéressantes » au lieu de miser sur la simple détection de vides dans la connaissance accumulée et considérée pour « vraie » (Alvesson et Sandberg, 2013). Ce travail serait selon Frank et Landström (2016) plus pressent en entrepreneuriat parce que la discipline peine à questionner ses évidences.

Ce track sera consacré aux recherches qui, d’une part, questionnent et dénaturalisent les « évidences entrepreneuriales » et les hypothèses fondatrices qui structurent le champ de l’entrepreneuriat et, d’autre part, interrogent les conséquences des discours académiques, professionnels et politiques produits dans le domaine notamment sur les pratiques. Il s’agit dès lors de recherches qui travaillent la réflexivité de tous les participants du champ et visent aussi à la transformation progressive des pratiques entrepreneuriales. Les recherches visant à interroger la relation entre entrepreneuriat et société (et non seulement la croissance économique) mais aussi les dimensions politique, subversive, hétérotopique et alternative de l’entrepreneuriat sont particulièrement encouragées.

L’entrepreneuriat recouvre par ailleurs des formes invisibles, minoritaires, résistantes, qui sont encore l’objet d’une trop faible attention parce qu’elles se déroulent dans les marges des institutions et de la connaissance (publiques, académiques, etc.).  Les marges sont aussi le lieu de nouvelles pratiques entrepreneuriales qui échappent aux normes institutionnalisées et reposent sur de véritables projets d’émancipation, d’affirmation voire de subversion. L’objectif de ce track est également de mettre en lumière des figures et pratiques marginales de l’entrepreneuriat tout en préservant un regard critique. Il ne s’agit ainsi pas de constituer de nouvelles mythologies en érigeant les marges en nouveaux modèles mais notamment de questionner la productivité des marges.

Nous incitons enfin les auteurs à considérer la pluralité des courants critiques eux-mêmes au risque de la tentation hégémonique : post-colonialisme, intersectionnalité, approches critiques du genre, etc. Enfin, le track accueillera tant des recherches fondées empiriquement adoptant une posture critique que des contributions plus hétérodoxes telles que des essais inédits et subversifs se situant dans le cadre des approches critiques. 

Armstrong, P. (2005), Critique of Entrepreneurship: People and Policy, London: Palgrave-MacMillan.

Essers, C., Dey, P., Tedmanson, D., Verduijn, K. (ed.) (2017), Critical perspectives on entrepreneurship, Routledge.

Frank, H. et H. Landström (2016). « What makes entrepreneurship research interesting? Reflections on strategies to overcome the rigour-relevance gap », Entrepreneurship & Regional Development, vol. 28, nos 1-2, p. 51-75.

Germain, O. et Jacquemin, A. (ed) (2017), « Les approches critiques en entrepreneuriat », Revue de l’entrepreneuriat, vol. 7, Issue 1.

Hjorth, D., Steyaert, C. (2007), Entrepreneurship as social change: A third new movements in entrepreneurship book, Cheltenham: Edward Elgar Publishing, Incorporated. (Movements in Entrepreneurship series; No. 3).

Jennings, P.L., Perren, L., Carter, S. (ed.) (2005), “Alternative Perspectives on Entrepreneurship Research”, Entrepreneurship Theory and Practice, Volume 29, Issue 2.

Jones, C., Murtola, A.M. (2012), « Entrepreneurship, crisis, critique », In: Handbook of organisational entrepreneurship, D. Hjorth (ed.), Edward Elgar, p. 97-115.

Jones, C., Spicer, A. (2009), Unmasking the Entrepreneur, Cheltenham: Edward Elgar.

Ogbor, J.O. (2000), « Mythicizing and reification in entrepreneurial discourse: Ideology-critique of entrepreneurial studies », Journal of Management Studies, vol. 37, n° 5, p. 605–635.

Rehn, A., Brannbrack, M., Carsrud, A., Lindhal, M. (ed.) (2013), “Special Issue: The Myths of Entrepreneurship? Exploring assumptions in entrepreneurship research”, Entrepreneurship and Regional Development, vol. 25, issue 7-8.

Tedmanson, D., Verduyn, K., Essers, C., Gartner, W. B. (2012), Guest Editors. Critical perspectives in entrepreneurship research, Organization, sept., vol. 19 (5), pp. 531-541.

Verduijn, K., Dey, P., Tedmanson, D., Essers, C. (ed.) (2014), « Critical perspectives on entrepreneurship and enterprise development », International Journal of Entrepreneurial Behaviour and Research, vol. 20, Issue 2.


Instructions aux auteurs

Types de soumissions acceptées :

  • papiers longs (papiers complets)
  • papiers courts (3 000 mots max., sous-rubriques imposées : Introduction/Objectifs (500 mots max.) ; Revue de littérature (500 mots max.) ; Approche/méthodologie (500 mots max.) ; Résultats (500 mots max.) ; Discussion (500 mots max.) ; Implications et limites (500 mots max.).

Les papiers doivent être originaux (non publiés, non en processus d’évaluation dans une revue ou un colloque). Un contrôle anti-plagiat des papiers sera effectué.

Les papiers doivent respecter les consignes de présentation suivantes :

En Microsoft Word format A4 ;

Interligne 1,5 incluant les notes bibliographiques (en interligne simple) ;

Police : Times New Roman, corps 12 points ;

Titres et sous-titres en caractères gras, numérotés sous la forme 1, 1.1 et 1.1.1. ;

Numérotation des pages au centre et en bas de page ;

Marges haute, basse, droite et gauche de 2,5 cm ;

Références bibliographiques rappelées en fin de document ;

Noms des auteurs référencés dans le corps du texte entre parenthèses et suivis de l’année d’édition. Les articles non conformes à ces exigences de mise en page seront renvoyés à leurs auteurs.

Calendrier

10/01/2019 : réception des communications (papiers courts – max 3000 mots – ou longs)

15/03/2019 : notification aux auteurs

15/04/2019 : réception des papiers révisés, courts ou longs, dans leur version définitive

Dates du congrès : 3-5 juin 2019

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