ACFAS 2018 – Écosystèmes entrepreneuriaux innovants : quels paradigmes, quelle gouvernance, quels soutiens et quelles retombées?

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Appel à communications

Écosystèmes entrepreneuriaux innovants : quels paradigmes, quelle gouvernance, quels soutiens et quelles retombées?

Colloque ACFAS 2018 – no 405

Mercredi 9 mai et jeudi 10 mai 2018

Université du Québec à Chicoutimi

Appel à communications

www.acfac.ca/evenements/congres

Présentation

Ce colloque d’une durée d’une journée (ou deux selon la réponse à cet appel) organisé par l’Institut de Recherche sur les PME (INRPME; www.inrpme.ca) vise à rassembler chercheurs, acteurs de terrain et utilisateurs des connaissances liées au sujet des écosystèmes entrepreneuriaux innovants pour partager leurs savoirs, leurs réflexions et leurs expériences.

  • Suite au colloque, les conférenciers intéressés pourront soumettre pour évaluation un texte de leur communication pour une diffusion dans un numéro spécial de la Revue Organisations et Territoires (ISSN 1493-8871), une revue orientée vers la vulgarisation scientifique.
  • Le colloque sera également l’occasion de rassembler des propositions de texte pour un projet de numéro spécial sur le sujet dans une revue référencée par le CNRS et l’AERES.

 

Sujet du colloque

La combinaison des effets de la mondialisation, de la tertiairisation de l’économie, de l’évolution de plus en plus rapide et complexe de l’innovation, de l’apparition de nouvelles technologies et du développement de nouveaux modèles de production recentre le fait territorial au coeur du champ d’analyse portant sur le développement socio-économique. Qu’il s’agisse des modèles de la nouvelle économie géographique, des études sur les concepts de systèmes productifs locaux, de milieux novateurs, de clusters industriels et pôles de compétitivité ou de spécialisation intelligente, ces développements incitent à recentrer la réflexion et les actions sur des initiatives économiques qui sont ancrées territorialement.

L’entrepreneuriat constitue un aspect particulièrement important du développement socio-économique territorial. Afin d’étudier ce phénomène, le concept d’écosystème entrepreneurial offre un cadre d’analyse multivarié et holistique permettant d’intégrer les choix, les agissements et l’influence des entrepreneurs dans un système territorial complexe dont les composantes sont interreliées. L’écosystème entrepreneurial est notamment constitué d’entrepreneurs et d’actions institutionnelles visant par exemple le démarrage et l’accompagnement d’entreprise, l’innovation et le développement de marché, actions généralement appuyées par des logiques de collaboration, de réseautage et de partage entre les acteurs de cet écosystème. En particulier, on voit apparaitre de multiples initiatives en matière de structures collaboratives qui émergent à la fois des institutions publiques et des acteurs entreprenants. « Dans une approche écosystémique, les interactions entre acteurs encastrés dans une infrastructure contribuent donc à cultiver l’entrepreneuriat » (GermainOn pense notamment aux FabLabs et Livinglabs, aux Hubs innovants, aux espaces de coworking, aux incubateurs, etc., ceux-ci se greffant aux stratégies territoriales plus anciennes de types grappe industrielle et cluster. Ainsi se côtoient dans un même écosystème des initiatives de type plutôt déterministe (top-down) ou volontaire (bottom-up) dans un espace territorialement délimité, mais virtuellement non limité. 1, p. 23, 2016).

1 Germain, O., 2017. « Les théories en entrepreneuriat : pour que les fruits passent la promesse des fleurs », pp.17-58, dans St-Pierre, J. et F. Labelle. (2017). Les PME d’hier à demain : Bilan et perspectives. Presses de l’Université du Québec, Collection Entrepreneuriat & PME, 685 p.

2 Rampa, R., 2015. FabLabs: Les Dynamiques de Connaissances Globales et Locales des Nouveaux Tiers Lieux du Faire. Mémoire de maîtrise, HEC Montréal, 136 p. (http://biblos.hec.ca/biblio/memoires/2015NO20.PDF)

3 Ferchaud, F. et M. Dumont, « Les espaces de fabrication et d’expérimentation numérique sont-ils des tiers-lieux ? Une analyse du cas des Fablabs à Rennes et Toulouse », Territoire en mouvement, Revue de géographie et aménagement [En ligne], 34 | 2017, mis en ligne le 19 juin 2017, consulté le 20 septembre 2017. URL : http://tem.revues.org/4203 ; DOI : 10.4000/tem.4203

Bien que les particularités des diverses initiatives puissent être distinguées, ce qu’il conviendra de faire en début de colloque, elles contribuent à une même mission, soit celle de favoriser la construction d’une économie collaborative et interconnectée entre de multiples acteurs, la plupart des PME ancrées territorialement. Depuis quelques années, nous assistions à une multiplication d’initiatives de cette nature. Par exemple, entre 2014 et 2015, le nombre de Fablabs a presque doublé dans le monde, passant de 266 à près de 500 (Rampa, 20152; Ferchaud et Dumont, 20173). Au Québec, nous assistons également à cette effervescence. Un manifeste signé par 19 signataires pour la « Création de Réseaux régionaux de Hubs innovants pour promouvoir et soutenir l’entrepreneuriat au sein de chacune des régions du Québec » en témoigne.

Propositions de communication :

Dans ce contexte, le portrait d’ensemble des écosystèmes régionaux innovants devient complexe et les acteurs de terrain et les chercheurs soulèvent des questions face à ce phénomène de prolifération des initiatives volontaires ou déterminées. C’est pour réfléchir à ce phénomène que nous lançons un appel à communications aux chercheurs, étudiants et acteurs de terrain sur les trois thèmes suivants :

  • Thème 1 : Selon quels paradigmes, ou cadrages théoriques et méthodologiques, peut-on distinguer l’ensemble de ces initiatives qui visent à stimuler l’entrepreneuriat, le développement socio-économique et la revitalisation des territoires ?
  • Thème 2 : Quelle gouvernance et quels soutiens pour ces initiatives situées à divers niveaux d’action?
  • Thème 3 : Comment évaluer la pertinence, l’efficacité et les retombées liées à ces initiatives dédiées au support de l’écosystème entrepreneurial?

 

Contenu de l’intention de communication

L’intention de communication comprend une page titre et une page pour le résumé.

  • La page titre comprendra : o Les nom et prénom du ou des auteurs
  • Les titres, fonctions, institutions de chaque auteur
  • oes coordonnées de chaque auteur : adresse postale, téléphone, courriel
  • Le titre de la communication
  • La page « résumé de la communication » comprendra o Le thème choisi Pour les communications de nature plus scientifique, une description succincte des éléments suivants : 1) la problématique, 2) les objectifs 3) le cadre conceptuel, 4) la méthodologie et 5) les principaux résultats
  • Pour les communications de nature conceptuelle, les points 4 et 5 pourront être remplacés par la proposition d’un modèle de recherche
  • Pour les communications de nature davantage expérientielle, une description succincte des éléments suivants 1) l’enjeu identifié, 2) les objectifs de la communication, 3) la présentation du cas discuté, 4) les principaux enseignements retenus
  • 300 mots maximum

 

 

Format des présentations lors du colloque :

Communication orale d’une durée de 15 minutes + 5 minutes de questions et discussion

Calendrier

  • 15 février : date limite de soumission des propositions et envoi au comité scientifique
  • 25 février : retour des évaluations aux auteurs
  • 9 mai : date du colloque (toute la journée)
  • 10 mai (date possible pour des communications supplémentaires répondant à cet appel)

L’intention de communication doit être envoyée à l’adresse courriel suivante, en indiquant dans l’objet « ACFAS 2018 – INRPME » : Lucette.Marcotte.Beebe@uqtr.ca

 

Critères d’évaluation :

Le comité organisateur agit également à titre de comité scientifique et a le mandat d’évaluer les propositions de communication reçues en fonction des critères suivants :

  • Clarté de la problématique, des enjeux identifiés et des objectifs présentés ;
  • Clarté de la méthodologie de recherche (communication scientifique) ;
  • Présence de résultats théoriques, empiriques ou méthodologiques ou d’expériences pratiques ;
  • Qualité, originalité, nouveauté.

 

COMITÉ ORGANISATEUR
Marc Duhamel

Département de finance et économique, École de gestion

Institut de recherche sur les PME

Université du Québec à Trois-Rivières

Professeur

Marc.Duhamel @ uqtr.ca

Téléphone : 819 376-5011, poste 3179

Cécile Fonrouge

Département de management, École de gestion

Institut de recherche sur les PME

Université du Québec à Trois-Rivières

Professeure

Cecile.Fonrouge @  uqtr.ca

Téléphone : 819 376-5011, poste 4296

François Labelle

Département de management, École de gestion

Directeur | Institut de recherche sur les PME

www.uqtr.ca/inrpme Université du Québec à Trois-Rivières

Francois.Labelle @ uqtr.ca

Téléphone : 819 376-5011, poste 4050

Frédéric Laurin

Département de finance et économique, École de gestion

Institut de recherche sur les PME

Université du Québec à Trois-Rivières

Professeur

Frederic.Laurin @  uqtr.ca

Téléphone : 819 376-5011, poste 3118

 

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