11ème Forum Annuel de la Création et de l’Innovation du Littoral

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15, 16 et 17 mars 2011

« Quels leaders territoriaux pour le développement de la création d’entreprises et des TPE/PME/PMI ? »

1- Esprit général

Le Xème FACIL, « Ville, Métropole et Entrepreneuriat » a montré que l’entrepreneur et la création d’entreprises n’étaient pas évidemment répandus sur l’ensemble des territoires. Maintenant et autrefois des villes portent une efficacité entrepreneuriale bien supérieure à d’autres. Cela repose sur des facteurs économiques, sociaux et culturels.

Cette conjonction de facteurs peut être permanente ; elle peut aussi apparaître à l’instigation de créateurs apporteurs d’opportunités et d’initiatives pour d’autres créateurs ; elle peut dépendre des effets de grappe ; elle peut résulter d’un certain volontarisme de décideurs économiques et/ou politiques.

Inversement, l’efficacité entrepreneuriale peut s’atténuer voire s’éteindre et l’on connaît toutes les destructions  de districts industriels. Il est apparu que si le premier acteur du développement entrepreneurial était l’entrepreneur lui-même, il n’est pas (ou ne devait pas être)  seul à agir pour la création d’entreprise.

Progressivement dans l’économie française, différents acteurs se sont emparés de cet impératif entrepreneurial. L’Etat depuis toujours et quelque soit sa forme, ne fut-ce que pour des raisons militaires, encourage des créations sectorielles ; que l’on se souvienne de la fondation de Saint Gobain pour contourner le monopole Verrier de Venise, Merano ou Napoléon encourageant l’entreprise de Benjamin Delesser  de produire du sucre de betterave au moment où les Anglais avec le blocus continental empêchaient l’approvisionnement en sucre de canne des Iles.

D’autres acteurs s’y sont joints plus ou moins rapidement. Les chambres de commerce, les collectivités locales, avec plus ou moins d’implication et avec plus ou moins d’intensité en ont aussi développé des stratégies d’aide à la création d’entreprise, notamment à partir des années 60-70.

L’université a-t-elle été absente de ce mouvement ? Cette mission pour nombre d’entre elles est fort récente même s’il est plaisant de citer le doyen de la Faculté des sciences de Lille Louis Pasteur pour le développement des brasseurs et des vinaigriers ou plus récemment P. Laffitte dans la création de Sophia Antipolis.

Les objectifs du XIème colloque FACIL sont dès lors bien tracés :

  • Détecter des leaders territoriaux (politiques, économiques, universitaires, institutionnels, médiatiques) qui ont eu (ou ont) un rôle significatif dans le développement entrepreneurial ;
  • Déterminer quelles sont leurs motivations, leurs modes d’action ;
  • Déterminer comment ils peuvent s’insérer dans ou inspirer des réseaux sociaux favorables à l’entrepreneuriat ;
  • Analyser quels facteurs et moyens ils sont capables d’apporter pour favoriser le processus entrepreneurial : incubateurs, aides à la création et autres ;
  • Mesurer l’efficacité de leurs rôles et actions ;
  • Interroger les créateurs sur leurs perceptions de l’existence de ces leaders, sur leur efficacité, sur la part prise dans la réussite (ou non) de la création ;
  • Prendre en compte les spécificités des nouveaux entrepreneurs: Russie et Pays de l’Est ou  BRIC; Pays émergents
    et en Voie de Développement (PVD);

Ces items peuvent évidemment être développés dans une approche comparatiste ; en différentes métropoles, en différents pays ; en différentes cultures. Il n’est pas interdit non plus de plonger un peu dans la théorie : théorie de l’accompagnement et de coaching, théorie des réseaux et théorie des effets publics-privés. Et toute autre approche pertinente par rapport à la logique générale du XIème colloque FACIL.

Toutes informations complémentaires peuvent être obtenues auprès de :

·         Gérard Kokou DOKOU, Directeur du CEL, ULCO (gdokou @ nordnet.fr)

·         Jean-Pierre DEBOURSE, Professeur Emérite, Directeur du CELLAB, ULCO (jp.debourse @ wanadoo.fr).

 

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